•  

     

     

     

     

    Cette chanson est dédiée à Josette, qui a pris cette photo.

     

     

     "Le mouflet", paroles et musique B.Leroux, juin 2019.

     

    1 

    Elle ouvre la porte et regarde,

    Elle est seule, elle a un peu peur,

    Elle se méfie, est sur ses gardes,

    A l’habitude des démarcheurs,

     

    Puis son visage se déride :

    « Ah c’est toi », dit-elle en riant

    Elle ouvre les bras, se décide

    A se retourner en entrant.

     

    2

    Chez elle, ça sent la naphtaline,

    Les roses fanées et le chat,

    Elle fait asseoir, elle fait des mines,

    Thé un peu sec, langues de chat,

     

    Elle dit : « alors, comment ils vont,

    Tes enfants », cherche leur prénom,

    Et comme elle ne les trouve pas

    Me montre des photos du doigt.

     

    3

    Des bébés joufflus y côtoient

    Un monsieur à belles moustaches,

    Une mariée avec un grand gars

    Un môme costumé en apache,

     

    Une maison qui me rappelle

    Des goûters avec mes cousins,

    Un prunier, une balancelle,

    Une cabane au fond du jardin.

     

    4

    Au fond, un gamin me regarde :

    C’est moi, à je ne sais quel âge,

    Je lui dis : « craint que par mégarde

    Ta vie ne passe comme un mirage,

     

    Et que tu te retrouves un jour

    Sans compagnie, et sans amour,

    Quand tu ne pourras plus citer

    Les prénoms de ta parenté ».

     

     Instrumental

     

    5

    Mais le temps passe cependant

    Même dans ce vieil appartement,

    Elle sommeille, semble fatiguée,

    Et il est temps de m’éclipser,

     

    Elle dit : « vient me revoir souvent »,

    Je lui promets, et mentalement,

    Je dis au revoir au mouflet

    Qui est resté dans le cliché.

     

     

     


    5 commentaires
  •  Bienvenue ! J'ai créé ce blog pour faire connaître mes chansons

     (et quelques reprises).

    Elles apparaissent de la plus récente à la plus ancienne.

    << ici, mon dernier CD, "L'Histoire Inachevée".      

                                              

    Quand je travaille en studio, Mon pari est de tout faire moi-même, des textes à l'arrangement, du jeu des instruments (surtout la guitare) au mixage.

                                         

     <<Ci-contre, vous pouvez accéder aux titres de mon CD "Jardin de roses", et en dessous "Astres et désastres". 

    Vous y trouverez aussi des vidéos et photos de concerts.

     

    N'hésitez pas à m'écrire des commentaires, ils me servent à progresser. Bonne écoute!

    2 commentaires

  • Le musée.A quoi ressemblera un musée du XXIe siècle ?
    Prenez un ticket…

    Claviers divers, basse-batterie, fanfare de cuivres, puis un ensemble de mandolines, il n’en fallait pas moins pour un tel projet archéologique …

    Restez chez vous, lavez vous les mains et en avant la musique !

     

     "Le musée", paroles et musique B.Leroux, mars 2020.

     

    1

    A l’entrée

    Du musée,

    Il faut avoir le ticket,

    Dans le hall

    Il y a foule,

    La queue devant le tourniquet.

     

    Une époque

    Où les phoques

    Gambadaient sur les glaciers,

    Ca attire

    Ca inspire

    Les visiteurs du monde entier.

     

    Des voitures

    A toute allure

    Foncent sur le périphérique,

    La cité

    Est bornée

    Par un anneau de trafic,

     

    Puis on passe

    Sans angoisse

    Dans la salle des Franciliens,

    Des humains

    Y sont bien

    Dans le métro parisien.

     

    2

    Des messieurs

    Très sérieux

    Maintiennent l’ordre du monde,

    Cravatés,

    Bien rasés,

    Ils distribuent des bonbons,

     

    Ils prédisent,

    Friandises,

    Excellents joueur de fifre,

    Des promesses

    De richesses,

    De croissances z’ à deux chiffres.

     

    Salle suivante,

    Captivante,

    Celle des jeux vidéo,

    Pouponnière

    Singulière

    Des enfants et des ados,

     

    Dans des cirques

    Fantastiques

    Peuplés de dragons vilains,

    Les héros,

    Tous très beaux,

    Ne sont que des lycéens.

     

    3

    Dans la salle

    Des renouvelables,

    Des éoliennes accélèrent,

    Surplombant

    En tournant

    Des arbres en fer peints en vert.

     

    Des badauds

    A vélo

    Avec casque, évidemment,

    Sont joyeux

    Et toussent un peu,

    Dans les fumées d’échappement.

     

    Puis on passe,

    Quelle angoisse,

    Dans la galerie des armées,

    La colombe

    Sous les bombes

    Est complètement déplumée,

     

    Portes avions,

    Explosions,

    Et bombardements divers,

    Nous rappellent

    Sans appel

    Des souvenirs nucléaires.

     

    Instrumental.

     

    4

    A l’entrée

    Du musée,

    Il faut avoir le ticket,

    Dans le hall

    Il y a foule,

    La queue devant le tourniquet.

     

    Une époque

    Où les phoques

    Gambadaient sur les glaciers,

    Ca attire

    Ca inspire

    Les visiteurs du monde entier.

     

    Mais les phoques

    C’est une époque,

    Et les glaciers ont fondu,

    Les vélos,

    Les z’autos,

    Les métros il n’y en a plus,

     

    Les messieurs

    Très sérieux

    Sont des mannequins en cire,

    Et les guerres

    Nucléaires

     

    Ne se font plus qu’au lance- pierre.


    2 commentaires


  • Mon arbre chante.Qui n’a jamais réfléchi un soir d’automne en regardant par la fenêtre ?

    Le piano, puis les instruments de l’orchestre, (violons, hautbois, basson, cor) accompagnent cette introspection et ses variations d’intensité.

     

     

     

     

     "Mon arbre chante", paroles et musique B.Leroux, mars 2020

    Télécharger « MON ARBRE CHANTE.mp3 » 

    1

    Il y a du vent, mon arbre chante,

    La vague bleue du vent le hante,

    Des flots dans la ramure

    Murmurent.

     

    L’eau plaque les toits et les tuiles,

    L’eau affleure comme sur une île,

    Les flaques s’agglomèrent

    Sous les réverbères.

     

    Ils dessinent dans la lumière

    Des bandes de pluie

    Qui fendent l’air dans la nuit,

    Comme des hirondelles

    En vol, immatérielles

    Et folles.

     

    Et le temps passe,

    Se prend dans la glace,

    Impossible espace,

    Et qui efface

    Les nuits d’avant.

     

    2

    Dans la nuit les bruits sont plus denses,

    Qui esquissent des pas de danse

    Sur le parquet mouillé

    Du pavé,

     

    Des ruisseaux filent en cascades

    Sur les toits et sur les façades

    Les moineaux et les pies

    Sont partis.

     

    Je dessine sur les carreaux

    Des signes et des mots

    Qui me parlent de près,

    La buée est un tableau

    Dont les doigts sont la craie,

     

    Et le temps erre,

    Se prends dans le verre,

    Improbable glace

    Et qui s’efface

    Du bout des doigts.

     Instrumental

    3

    Il y a du vent, mon arbre chante,

    La lueur de l’aube approchante

    A décoré de rose

    Toutes choses.

     

    Des reflets sont là sur les feuilles

    En éclats que le vent accueille

    Etincelants, vermeils

    Au soleil.

     

    Et je murmure à l’absente

    Des prières incessantes

    Que j’envoie vers le ciel,

    Et qui s’exhalent frivoles

    Comme des oiseaux en vol,

     

    Le temps s’étire,

    Rester ou partir :

    Impossible choix,

    Et qui échoit

    Aux indécis.


    2 commentaires
  •  


    Sonnerie aux morts pour le milliard d’animaux disparus en Australie, sur une musique qui utilise des instruments de tous les continents :

    Didjeridoo australien, tambours africains, sitar indien, violoncelle européen, ukulélé hawaïen.

    "Koala et kangourou", paroles et musique Bernard Leroux, février 2020

     

    Télécharger « KOALA ET KANGOUROU.mp3 »


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  • C'était trop tard.En 1946, le pasteur allemand Martin Niemöller écrivait :

     «  Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

    Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

    Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.  »

     

    Je me suis inspiré de cette déclaration, devenue emblématique, et qui aurait pu être écrite aujourd’hui.

    Musique « country », avec banjo, guitares électriques, steel guitar, basse et batterie.

     

    "C'était trop tard", paroles et musique: B.Leroux, janvier 2020.

    Télécharger « C'ETAIT TROP TARD.mp3 »

     

    Le jour où ils ont emmené Lévi,

    C’était trop tard, (bis)

    C’était pourtant un bon ami,

    Un bon fêtard,

    Le jour où ils ont emmené Lévi,

    C’était trop tard.

     

    Le jour où ils ont emmené Ahmed,

    c’était trop tard, (bis)

    C’était le roi d’l’entraide,

    Un fier gaillard,

    Le jour où ils ont emmené Ahmed,

    C’était trop tard.

     

    Le jour où ils ont emmené Rémi

    C’était trop tard, (bis)

    C’était pourtant un gars d’ici,

    On n’a pas compris,

    Le jour où ils ont emmené Rémi

    C’était trop tard.

     

    Instrumental.

     

    Maintenant ils sont venus me chercher,

    Et c’est trop tard, (bis)

    Pourtant, j’avais voté pour eux,

    C’est pas sérieux,

    Maintenant ils vont me fusiller…

     

    Et c’est trop tard.


    4 commentaires

  • En regardant d’en haut une rue de Tokyo, je me suis demandé ce que pouvaient bien penser chacun d’entre les milliers d’individus qui déferlaient sur le trottoir.

    Ou ce que penserait une fourmi dans une fourmilière.

    Rien ? qui sait…

    Violoncelle, guitares, steel-guitare et sons électroniques pour ce fourmillement sonore.

     

     "Les fourmis", paroles et musique B.Leroux, janvier 2020.

    Télécharger « LES FOURMIS.mp3 »

    Ref :

    Que ressent une fourmi

    Dans une fourmilière,

    Entourée de ses amis

    Ou de ses partenaires,


    Que ressent une fourmi

    Dans une fourmilière,

    Elle ne sait pas ce qu’elle vit

    Ou du moins je l’espère.

     

    1

    Les humains construisent beaucoup de maisons,

    Elles sont toutes pareilles pour toutes sortes de raisons,

    Mais chacun d’eux est persuadé, certain,

    Qu’il est maître ou coupable de son destin.

     

    2

    Chaque fourmi fait son travail sans savoir

    Pourquoi elle le fait et à quoi il sert, car

    Elle ne comprend pas le destin collectif,

    Ni pourquoi elle bouchonne sur le périf.

     

    3

    Les flots de piétons marchent tous en même temps

    Mais chacun d’eux croit qu’il va là où il doit,

    Les mots des humains vont tous dans le même sens,

    Chacun d’eux a sa vérité, c’est ce qu’il croit.

     

    4

    Les fourmis votent tous pour la même reine

    Qui leur dit de construire des fourmilières

    Pour envahir le monde et tuer leurs frères,

    Et la fourmilière voisine fait de même.

     

    5

    Il arrive que les fourmis partent en guerre

    Pour défendre leur territoire, leur fourmilière,

    Les humains c’est plutôt des histoires de pétrole,

     

    De dollars, d’euros et de terres agricoles.


    3 commentaires

  • Colibri kérosène.Je suis un homme moderne : je trie mes déchets et j’ai des ampoules à basse tension. Moyennant quoi j’ai la conscience tranquille. Ce serait vraiment injuste si tout s’effondrait quand même. Non ?

     

    Habillage percussif pour ce propos : marimba, steel drum, hudu, shaker, batterie, guitare classique, basse et claviers.

     

     "Colibri-kérosène", paroles et musique B.Leroux, 31 décembre 2019.

    Télécharger « COLIBRI KEROSENE.mp3 »

    1

    Quand je mange une entrecôte

    Ou des côtelettes,

    Ca ne plaît pas aux apôtres

    De la planète.

     

    Et quand je vais promener

    Mon essuvé,

    J’suis pas bien dans mes baskets,

    Je suis pas net.

     

    Pour mes cheveux plus de shampooing,

    Mais de l’eau fraîche,

    J’utilise pour mes besoins

    Des toilettes sèches.

     

    2

    J’achète des trucs asiatiques

    Suremballés,

    Et l’continent de plastique

    Va déborder.

     

    Je pratique consciencieusement

    L’ tri sélectif,

    Parce que tous mes aliments

    Sont sous plastique.

     

    En compensation je composte à mort

    Mes épluchures,

    C’est très bon pour les remords

    Et les cultures.

     

    3

    Et quand je tchatche avec ma

    Petite copine,

    C’est avec mon I phone fa-

    Briqué en chine,

     

    Et quand je vais en vacances

    Je prends l’avion,

    Ce n’est pas par malveillance,

    Mais c’est très con.


    Alors, pour faire ma part comme l’oiseau,

    Le colibri,

    Je ne tire pas la chasse d’eau

    Quand j’fais pipi.

     

    4

    Je bois de l’eau en bouteille,

    Je sais, c’est mal,

    Mais j’les envoie, c’est normal,

    En Malaisie.

     

    Je regarde des vidéos

    Sur mon I phone,

    Ca fait monter vers le haut

    L’empreinte carbone.

     

    Mais j’ai converti mon balcon en

    Permaculture,

    Ca pousse avec le CO

    Deux des voitures.

     

    Instrumental

     

    On avait pourtant mis des ampoules 

    A basse tension,

    Et si demain tout s’écroule,

    C’est vraiment con.


    4 commentaires

  • Tout passe.Un peu de Jazz ?

    Basse, batterie, piano et guitare chantent une anecdote : deux ex dialoguent dans un bar…

    Tout passe, parfois dans la sérénité.

     

     

     

     "Tout passe", paroles et musique B.Leroux décembre 2019.

    1

    « Bonjour comment ça va, moi ça va,

    Je suis bien content de te revoir,

    Tu n’as pas changé, à part la coiffure,

    Moi j’ai quand même vieilli un peu, c’est sûr,

     

    Comment vont tes parents et tes frangines,

    Bien, tant mieux, et qu’est-ce que tu deviens, toi ?

    Ah, un divorce, c’est toujours difficile,

    C’est dommage mais c’est la vie, c’est comme ça.

     

    Refrain :

    Le temps lasse, et tout passe,

    Le temps casse même la glace,

    Même les amours se font la malle,

     

    Le temps lasse, et tout passe,

    Le temps casse même la glace,

    Et la paix revient à la place.

     

    2

    « Un café, et toi qu’est-ce que tu prends,

    Un thé à la menthe comme d’habitude ?

    Tu te souviens, quand, avec tes parents,

    On a été à Oran pour tes études,

     

    Ton père n’avait rien reconnu,

    Il n’a même pas retrouvé sa rue,

    Les gens étaient habillés à l’ancienne,

    Ca l’avait étonné un peu quand même.

     

    Refrain,

    Instrumental,

     

    3

    Tout va bien pour toi, je suis content,

    Après tant d’années ça fait plaisir,

    J’aurais bien aimé parler plus longtemps,

    Malheureusement maintenant je dois partir »,

     

    Je sors du café, au revoir de la main

    Avec l’impression d’avoir fait un effort,

    C’est donc tout ce qui reste le lendemain

    D’un amour qui nous semblait si fort. 

     

    Refrain.


    2 commentaires
  •  


    Odyssée.L’humanité est à la veille d’un grand voyage : comme l’Ulysse d’Homère, il va lui falloir passer d’un monde à un autre. Ce voyage est d’abord intérieur, certains l’ont déjà commencé. Pendant ce temps, le désert avance.
    Musique électro-acoustique et guitare électrique pour ce sombre propos, qui peine à trouver une conclusion positive…

     

     

     

     "Odyssée", paroles et musique B.Leroux, décembre 2019.

    Télécharger « ODYSSEE.mp3 »

    Muse, raconte-moi l’histoire de ces hommes,

    De ces femmes et enfants qui partirent un jour,

    Chassés par leur orgueil de leur capharnaüm

    D’où ils partirent, nus, sans gloire, et pour toujours.

     

    Nous avions des avions, des voitures, des maisons,

    Et le ciel, dur et noir murait notre horizon,

    Nous ne voulions pas voir, car l’avoir nous dopait,

    Que demain était noir comme un nuage épais.

     

    Nous marchions à tâtons dans un fatras sans nom,

    Tâchant d’acheter l’avenir sans devenir,

    Aveugles ignorant tout du mur dur de béton

    Où nous précipitaient les tourments à venir.


    Nos rois et leurs ministres de mauvais aloi,

    Sinistres, dispensaient promesses et caresses,

    Nommant bonheur et biens ce qui n’était que peste,

    Et nommant ce qui était prédation, exploit.

     

    De luxueuses voitures naviguaient, silencieuses,

    Sur des fleuves de goudron, artères raides et noires

    Qui balafraient le monde, immonde dépotoir

    Où bâfraient de ses restes des mantes religieuses,

     

    Des hérons de métal, dans une danse féconde,

    Pompant ce qui restait de sang noir dans les champs

    De pétrole, où brûlaient, fumant le soir couchant

    Les torchères comme des signaux de fin du monde.

     

    Des chaudrons nucléaires, enceints dans du béton,

    Eclairaient jusqu’aux cieux la mort des électrons.

    Des ogives prêtes à s’élancer vers l’horizon

    Dardaient leurs têtes de cathédrale à fission.

     

    Des scarabées pattus éventraient les labours,

    Peignant le paysage, paysans de métal,

    Labeur lourd de pétrole, semence sans amour,

    Dans un viol sans douleur ni envol coïtal.

     

    De monstrueux cerceaux cernaient les mégapoles,

    Artères parcourues d’autos caractérielles,

    Automatique cours irriguant par kyrielles

    Des banlieues qui surgissaient comme des girolles.

     

     Instrumental

     

    Nous marchons à tâtons pour construire l’avenir,

    Dans ce fatras sans nom, nous voulons devenir,

    Nous n’avons plus que nos mains pour tout reconstruire

    Demain n’est pas écrit, nos enfants veulent vivre.


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