•  

    Bienvenue ! J'ai créé ce blog pour faire connaître mes chansons.

    Elles apparaissent de la plus récente à la plus ancienne.

    Quand je travaille en studio, Mon pari est de tout faire moi-même, des textes à l'arrangement, du jeu des instruments (surtout la guitare) au mixage.

     

    Vous y trouverez aussi des vidéos et photos de concerts, réalisés avec Jean Luc Taburet,  

    http://jeanluctaburet.eklablog.com/

    Christian Perrot au piano et Louise Taburet à la voix et percussions.

     

    N'hésitez pas à m'écrire des commentaires, ils me servent à progresser. Bonne écoute!

     


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  • Un vieil homme refuse de mourir car il y a trop de choses qu’il aime encore…

    Un thème qui amène à chanter la beauté de la vie, dans sa grandeur et ses détails, jusque dans l’odeur des postes à lampe, de façon légère comme une valse swing. Piano « Rhodes », piano, basse-batterie aux balais, guitare jazz, une touche d’accordéon et des violons, en avant pour le bal, jusqu’à la fin.

     

     

     "Les postes à lampe", paroles et musique B.Leroux, février 2019.

    1

    Quand le temps fut venu de penser à son départ,

    Le vieil homme déclara qu’il n’était pas d’accord 

    Pour rendre son âme à Dieu ou bien au diable car

    Ce qu’il y a au-delà on ne le sait pas encore,

    « Il y a trop de choses ici bas que, malgré mon grand âge,

    J’aime parce qu’elles sont là et qu’elles me font sourire,

    Quand j’en aurai fini de tous ces enfantillages,

    Revenez me chercher je serai prêt à partir.

     

    2

    J’aime le matin frisquet et l’air vif et marin,

    J’aime le ciel bleu ou gris, les nuées et le vent,

    J’aime l’orage grondant, l’éclair bref et soudain,

    J’aime l’odeur de la pluie et le soleil brûlant.

    J’aime aussi bien d’autres choses, futiles ou amusantes,

    Comme les reflets sur les cuivres et les parquets cirés,

    L’odeur chaude des fourneaux et des postes à lampe,

    Le murmure de la soie, du papier chiffonné.

     

    3

    J’aime les femmes, et leurs gestes, leurs chants et leur voix chaude,

    J’aime leurs cheveux de soie et leur peau de satin,

    J’aime leur parfum de fleur et leurs yeux d’émeraude,

    Et j’aime leur compagnie qu’elles soient blondes ou châtain.

    J’aime les livres et les trésors d’histoires dans leurs ailes,

    Qui me font voler si loin que j’oublie le présent,

    J’aime aller avec eux là où consonnes et voyelles

    M’entraînent dans des pays étranges et accueillant.

     

    4

    J’aime à savoir que je suis autre que la poussière,

    Sorti du néant par je ne sais quelle loterie,

    J’aime penser à cela, si ça n’est pas prière,

    C’est plutôt par philosophie qu’idolâtrerie,

    J’aime voir par mes yeux et toucher par mes deux mains,

    Et s’écrire ma pensée comme dans un livre ouvert,

    J’aime ma conscience d’être même si je ne suis rien

    Qu’une minuscule poussière perdue dans l’univers ».

     

    5

    Quand le temps fut venu de penser à son départ,

    Le vieil homme déclara qu’il n’était pas d’accord

    Pour rendre son âme à Dieu ou bien au diable car

    Ce qu’il y a au-delà on ne le sait pas encore,

    « Il  y a des choses ici bas que malgré mon grand âge

    J’aimais parce qu’elles étaient là et me faisaient sourire,

    J’ai enfin dit adieu à tous ces enfantillages,

     Revenez me chercher car je suis prêt à partir. »


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  • Parmi les personnes qui décident de divorcer, certains ne supportent plus leur conjoint. D’autres ne supportent plus le contrat du mariage : c’est souvent le cas des femmes, qui en ont assez de jouer le rôle de femme de ménage.

    Pour ce sujet, il fallait une musique percussive : congas, bongos et diverses percussions sont là : xylophone, cymbales. Je me suis aussi essayé à la «slap basse », qui est un genre de percussion (on frappe les cordes au lieu de les pincer). Et des guitares électriques en contretemps, façon « reggae ». La partie instrumentale est jouée au violoncelle cordes pincées, façon contrebasse.

     

     "Elle divorce", paroles et musique Bernard Leroux, février 2019.

    Elle n’avait rien contre lui,

    C’était même un beau parti,

    Faisait rien dans la maison,

    Elle, elle rangeait ses caleçons,

    Ménage, vaisselle et cuisine

    Ne l’concernaient pas du tout,

    Elle repassait ses chemises

    Vidait la poubelle, et tout.

     

    ref

    Elle ne divorce pas de lui,

    C’était même un bon mari,

    Plus d’temps à perdre à son âge,

    Elle divorce du mariage.

     

    Ca n’avait rien d’personnel,

    Mais les week-ends avec celle

    Qui l’avait mis au monde un jour,

    Ca, c’était vraiment trop lourd,

    Son beau père disait : « ma chère,

    Vous devriez faire un effort,

    Mon fiston m’a dit hier

    Qu’au lit, chez vous ça va pas fort. »

     

    ref

     

    Elle en avait vraiment assez

    De tous les jours ramasser

    Son linge sale, nettoyer les chiottes,

    Elle chauffait comme une bouillotte,

    Quand ils invitaient des amis

    Il disait : « j’vous ai servi

    Ma spécialité culinaire »,

    Elle avait envie d’le faire taire.

     

    Ref

     

    L’étincelle qui a mis le feu

    Ca n’a pas été la BM

    Qu’ils ont acheté tous les deux

    Et qu’il a choisi sans problème,

    Et pas non plus les soirées

    Avec ses potes les jours de foot

    Où elle servait des bières glacées

    Et qu’ils n’en avaient rien à foutre.

     

    Ref.

     

    C’est pas non plus cette note d’hôtel

    Qu’elle a trouvé dans une poche

    Alors qu’elle faisait la lessive,

    Même si elle a trouvé ça moche,

    Non, la blessure décisive,

    La vraie raison existentielle,

    C’est qu’elle se sentait captive

    Du balai et du lave- vaisselle.

     

    Ref.

     

    Depuis, elle vit seule sans lui,

    Elle ne range que son linge à elle,

    Fait sa cuisine et fait son lit

    Et ne s’en porte pas plus mal,

    Quand elle a une chute de moral

    Elle se blottit sur une épaule,

    Elle dit : « C’était bien, on s’appelle »

    Mais elle garde le contrôle.

     


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  • La dette ostéo-tendineuse.J’ai mal au dos comme 90% de mes compatriotes.
    Autant dire que je suis comme tout le monde, et je le dis dans cette chanson prophylactique : jeunes gens, attention, le travail, c’est mauvais pour la santé ! Un jour, 90% d’entre vous paieront la note…

    Arrangement jazzy pour cette chanson avec basse, batterie, banjo, piano, guitares « manouches », flûte de pan, guitare jazz et ensemble de saxos.

     

     "la dette ostéo-tendineuse", paroles et musique B.Leroux,

    janvier 2019.

     

    1

    J’ai mal partout, d’la tête au pied

    J’ai mal partout j’ai mal comme un estropié,

    J’ai mal aux épaules et aux avant bras,

    J’ai mal à la colonne de haut en bas,

     

    J’ai mal à la tête, à la mâchoire, au cou,

    J’ai mal aux hanches et j’ai mal aux genoux,

    J’ai mal aux pieds, aux orteils ça m’rend fou,

    J’ai mal au dos, aux lombaires et partout,

     

    Alors j’ai été voir un spécialiste.

     

    ref :

    C’est la dette ostéo-tendineuse,

    Personne ne pourra y échapper,

    C’est la crise cartilagineuse,

    Un jour il faudra la payer.

     

    2

    Le docteur dit : « faut passer des radios »,

    le radiologue dit : « faut passer un scanner »,

    Le kiné dit : « faut travailler les abdos »,

    L’ostéopathe : « j’vais vous débloquer les nerfs »,

     

    L’acuponcteur dit : « le yin, le yang »,

    L’homéopathe : « prenez du perlimpinpin »,

    Le psy me dit un truc dans sa novlangue,

    Le naturopathe d’embrasser les sapins,

    Alors j’ai compris de quoi on causait :

     

    ref.

    C’est la dette ostéo-tendineuse,

    Personne ne pourra y échapper,

    C’est la crise cartilagineuse,

    Un jour faudra y passer.

     

    Instrumental

     

    Ref.

     

    3

    T’as mal partout parc’ que t’es vieux,

    T’as mal partout jusque dans le fond des yeux,

    T’as mal à cause des excès de travail,

    T’as mal pour mériter une médaille,

     

    Le travail c'est mauvais pour la santé,

    Quand t’étais jeune tu en as abusé,

    Alors n’oublie pas de dire aux gamins

    Que s’ils bossent trop ils le paieront demain.

     

    ref :

    C’est la dette ostéo-tendineuse,

    Certains pourraient y échapper,

    C’est la crise cartilagineuse,

     

    Ne te laisse pas rattraper.


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  • Illustration:

    Claude Monet

     

    « Quel monde nous avez-vous laissé ? » dit le fils.

    Le père répond…

     

    Style pop-folk pour cette chanson, avec de la guitare folk, basse, batterie, piano, synthé « strings » et violoncelle « au doigt » pour la basse.

     

     "Jardin de roses", paroles et musique B.Leroux, janvier 2019.

    1

    « Vous nous laissez en héritage

    Un monde ravagé, détruit,

    Autour de nous, que des naufrages,

    La peur du futur dans nos vies.

    Nous avons été à l’école,

    Qui nous a mené chômage

    Ou a des travaux sans parole

    Un monde sans sons, sans images.

     

    Le monde est fou, le monde explose,

    Pourquoi nous avoir laissé ça ?

    Nous voulions un jardin de roses

    Et nous ne sommes que des forçats. 

     

    2

    - Nous avons travaillé sans cesse

    Pour que vous puissiez advenir,

    Ca suffit pas, la gentillesse

    Pour qu’un enfant puisse grandir.

    Avant nous, il y avait la guerre

    Il a bien fallu reconstruire

    Soigner les blessures d’hier

    Les larmes sont longues à tarir.

     

    Vous vouliez un jardin de roses

    Nous n’vous avions pas promis ça,

    Il est devenu autre chose

    Chacun de nous fait ce qu’il doit.

     

    3

    -Nous vivons dans des banlieues tristes

    Dans des maisons laides à pleurer,

    Dans un univers égoïste,

    Il ne nous reste qu’à travailler

    Dans des bureaux ou des usines,

    Dans des univers étouffants,

    Des collégialités en ruine

    Pour pouvoir nourrir nos enfants.

     

    Le monde est fou, le monde explose,

    Pourquoi nous avoir laissé ça ?

    Nous voulions un jardin de roses

    Et nous ne sommes que des forçats.

     

    - Vous vouliez un jardin de roses

    Nous n’vous avons pas promis ça,

    Il est devenu autre chose

     Chacun de nous fait ce qu’il croit. »


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  •  

    Des goûts et des couleurs, on ne discute pas. J’ai donc préféré en faire une chanson dont l’acteur principal est un spécialiste : un peintre…
    L’orchestration est jazzy, avec les instruments qui vont avec : rythmique à la guitare jazz, piano électrique Rhodes, orgue Hammond, contrebasse, batterie au balais, et sax.

     

     Des goût et des couleurs, paroles et musiques B.Leroux.

    1

    Elle avait les yeux azur,

    Je voulais tenter ma chance,

    Mais je n’étais pas très sûr,

    J’en avais le teint garance,

    La timidité, c’est dur,

    Et à vrai dire j’étais vert

    De peur devant sa froidure,

    Grelottant comme en hiver.

     

    Pourtant, ses lèvres incarnat

    Dans un visage céruse

    Fascinait mon regard à

    Tel point que j’n’avais d’excuse

    A ne pas me déclarer

    Que son regard noir de jais

    Qui me faisait pâlir comme

    Si je tombais dans l’vert pomme.

     

    Bleu indigo et violet,

    Rouge, orange, vert Cæruleum.

     

    2

    Un jour, mon destin fournit,

    Jour à marquer d’une croix blanche,

    Un prétexte en or massif :

    Je suis peintre du dimanche,

    Et je cherchais un modèle,

    Elle se présenta chez moi

    Avec ses ch’veux mirabelle,

    A moins qu’ça ne soit chamois.

     

    Son académie d’albâtre

    Fit s’affoler mon pinceau,

    Des reflets, ombres bleuâtres

    Magnifiaient ce beau tableau,

    Pour mon projet d’huile et toile,

    Cyan, magenta, jaune et noir,

    Je craignais l’échec fatal

    Dans un magma caca d’oie.

     

    Rouge, jaune, blanc boréal,

    Violet, indigo, bleu roi.

     

    Instrumental

     

    Suburnst, hot rod, black gloss,

    Daphne blue, Olympic white.*

     * Couleurs des guitares Fender.

    3

    Cependant, ses beaux yeux pers

    D’une nuance céruléenne

    N’étaient pas des plus experts

    Car elle était daltonienne,

    Et pendant que mes pinceaux,

    En des arcs-en-ciel troublants,

    Eclataient sur le tableau,

    Elle pensait en noir et blanc.

     

    Et, espérant ses faveurs,

    Quand je lui montrai la chose

    Explosant de mille couleurs

    Elle resta de marbre rose,

    Son regard soudain très dur,

    Devenu bleu électrique,

    Elle dit : « j’aime pas la peinture

    Je préfère la musique. »

     

    Grège, taupe, et même noir pur,

    Gris souris et blanc arctique.

     

    Gris souris, blanc arctique,

    Grège, taupe et même noir pur.


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  • Moi aussi.Dans l’ambiance insurrectionnelle actuelle, je me suis dit qu’on ne parlait pas assez de ce que le travail nous fait subir. C’est l’objet de cette chanson qui s’inspire, plus ou moins, de mon propre itinéraire, vu à travers un filtre pessimiste. Rassurez-vous, j’ai eu aussi de bons moments au travail…

    Une orchestration électro-rock pour ce titre, avec des synthés, des bruitages électroniques, de la guitare électrique, du piano, de la basse et des percussions, timbales et cymbales.

     "Moi aussi", paroles et musique B.Leroux.

    1

    Moi aussi, je me suis levé à quatre heures du matin

    Pour aller nourrir la machine, parce que la machine a faim,

    Moi aussi j’ai eu mal au corps, mais surtout eu mal à l’âme,

    J’ai dû souffrir dans le bruit, le danger, les cadences infâmes.

     

    Moi aussi, dans un centre de tri, j’ai bossé dur la nuit,

    J’ai vu passer tellement de lettres, passer tellement de colis,

    Je les voyais tourner même en dormant, autour de mon lit,

    Moi aussi j’ai vu des types se saouler pour rester en vie.

     

    Moi aussi j’ai été laver des autistes sous la douche,

    En rang, à poil dans les couloirs comme les prisonniers des camps,

    Dans le bruit, et surtout les odeurs, maculés d’excréments,

    Cinq minutes par individu décrassés, habillés, couche.

     

    Moi aussi j’ai vu le sang, des blessés dans les ambulances,

    Je l’ai épongé dans les couloirs, encaissé cette violence,

    Lavé les salles de pansements, poubelles sanglantes et vieilles compresses,

    Pas le droit de parler, ni de s’asseoir, une sergent en blanc aux fesses.

     

    J’ai vu tellement de suicides ratés que je ne peux plus les compter,

    J’ai vu des femmes tabassées, et leurs conjoints nous menacer,

    La folie faire des ravages, vu des adolescentes violées,

    Des hommes brisés par la drogue, l’alcool et leur réalité.

     

    Moi aussi j’ai compté les heures qui tuaient ma liberté,

    J’ai obéi aux ordres même quand je les désapprouvais,

    Ils m’ont infantilisé, jugé, noté, et sous-payé,

    Moi aussi j’ai été méprisé par des chefs formatés.

     

    Alors quand je te vois manifestant, criant des slogans,

    Que le drapeau soit rouge ou noir, contre les riches arrogants,

    Ma révolte, étouffée par des années de peur ressurgit,

    Je ne peux pas te donner tort, je te rejoins, moi aussi.


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  • Heureusement.La montée de l’extrême droite dans le monde m’a inspiré ce texte. Je me suis demandé pourquoi M. et Mme Dupont, qui ne sont ni des nazis, ni des gens violents ont pu se laisser aller, comme tant d’autres, à glisser l’infâme bulletin dans l’urne. La peur, la bêtise et la haine de l’autre son bien entendu au rendez-vous…

    Banjo pour le côté « country », musique militaire pour la fin…

    Du populisme à la dictature.

     "Heureusement", paroles et musique B.Leroux, dec.18.

     1

    Monsieur et madame Dupont

    Regardent à la télévision

    Les manifestants qui s’démènent

    « En v’la des énergumènes »

    Raymonde dit à son mari :

    « Y m’font peur Robert chéri »,

    Mais Robert, il a pas peur

    des gauchistes et des râleurs :

     

    « Heureus’ment y’à l’extrême droite,

    C’est la réponse adéquate,

    Avec le front national

    Tout redeviendra normal,

    Finies les r’vendications,

    Y suffit d’un bon patron

    Qui donnera les bons ordres,

    Et tout rentrera dans l’ordre.

     

    2

    Madame et Monsieur et Dupont

    Disent que les valeurs s’en vont,

    Depuis qu’il n’y a plus l’église

    On est vraiment dans la mouise,

    Et que la gauche nous a fait

    Beaucoup d’mal, ma chère, allez,

    Quand y’avait le Général

    Y’avait encore d’la morale.

     

    « Heureus’ment il y a Marine,

    Trump, Erdogan et Poutine

    Pour remettre l’ordre moral

    Dans son état national,

    Heureu’sment y’a Civitas

    Pour répondre à nos angoisses,

    Il suffit d’un bon prophète

    Pour mater les trouble-fête.

     

    3


    Monsieur et madame Dupont

    Regardent de leur balcon

    Des réfugiés qu’ont le blues

    Sur leur trottoir, leur pelouse,

    Raymonde dit à son mari :

    « y’en a plein les rues d’Paris,

    Mais Robert, il sait quoi faire :

    « Y’en a marre du laisser-faire » :

     

    « Heureus’ment y’à l’extrême droite,

    C’est la réponse adéquate,

    Avec le front national

    Tout redeviendra normal,

    Ces gens mourront dans leur bled

    Mamadou et Mohamed,

    On restera entre nous

    Manger des saucisses au chou.

     

    4

    Madame et Monsieur et Ducon

    Ne sont pas racistes, non,

    Ils ont juste du bon sens,

    Ils sont seulement bien pensants,

    Beaucoup de gens sont comme eux,

    Ils sont d’plus en plus nombreux,

    Ne soyez pas étonnés

    Quand ils disent sans plaisanter :

     

    « Heureus’ment y’à l’extrême droite

    C’est la réponse adéquate,

    Quand on aime ses bourreaux

    On en r’demande aussitôt,

    Franco, Pétain et Hitler

    Ont fait beaucoup d’ morts hier,

    Nous on en veut des tous frais

    Parce qu’on est de bons français. »


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  • Le 16 février 2018, nous avons donné un concert au théâtre de l’Ecluse, au Mans. (voir vidéos, archives février ci-contre)

    Cette année, nous avons repris toutes les chansons en studio, avec Jean Luc et moi aux guitares-voix, Christian Perrot aux claviers et Louise Taburet à la voix.

    Voici les miennes dans l’ordre d’apparition sur scène.

    Jean Luc a publié les siennes sur son blog :

    http://jeanluctaburet.eklablog.com/

     

     

    "Allo t'es ou?" paroles et musique Bernard Leroux.

    "Bobeauf" paroles et musique B.L.

    "C'est mon lot", paroles et musique B.L.

    "The final dance", paroles et musique B.L.

    "C'est pas tout ça", paroles et musique B.L.

    "Raconte-moi", paroles et musique B.L.

    "Encore un thé", paroles et musique B.L.

    "La pluie", paroles Pierre Leroux, musique B.L.

    "Anne, à quoi bon", paroles B.L., musique Alain Rouby.

    "Subjonctif", paroles et musique B.L.

    "Il me suit partout", paroles et musique B.L.

    "Madone des super-U" paroles et musique B.L.


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  • Désabuse Blues.

    J’ai écrit cette chanson en 2008, à partir de petites phrases qui me sont passées par la tête . Comme le résultat ne me paraissait pas nul, j’ai décidé de la refaire avec mon matériel actuel.

    Les instruments sont ceux du blues : guitare folk en rythmique et en solo, guitare Epiphone en solo, basse Fender « Jaguar » batterie et percussions, orgue Hammond et harmonica. Le tout agrémenté de chœurs.
    Puisqu’il faut bien vivre…

     "Désabuse Blues", paroles et musique Bernard Leroux, 2008.

    1

    Puisqu’il faut bien vivre,

    Il faut vivre bien,

    Y’a des jours pour vivre

    Et des jours pour rien.

    Je n’ai pas envie de te faire croire

    Que dans cet univers à tiroirs

    Tout va bien.

     

    2

    Lundi, j’entre en scène,

    Mardi j’y suis plus,

    J’aime pas qu’on m’emmène

    Là où je n’suis plus,

    J’ai pas vraiment envie de te dire

    Que tant que toi et moi, on respire,

    Tout va bien.

     

    3

    Y’a rien d’plus sectaire

    Que les gens normaux :

    Ils te disent quoi faire,

    C’est dans leurs journaux,

    Celui sur qui j’ai des droits, c’est moi,

    Et si je change pour te plaire

    Tu me perds.

     

    4

    J’aime les différences,

    Connais-toi toi-même,

    C’est l’indifférence

    Qui fait de la peine.

    Même s’il m’arrive de m’laisser aller,

    J’crois pas avoir mérité ce désabuse-blues.


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