• Jardin de roses.

    Illustration:

    Claude Monet

     

    « Quel monde nous avez-vous laissé ? » dit le fils.

    Le père répond…

     

    Style pop-folk pour cette chanson, avec de la guitare folk, basse, batterie, piano, synthé « strings » et violoncelle « au doigt » pour la basse.

     

     

     "Jardin de roses", paroles et musique B.Leroux, janvier 2019.

    1

    « Vous nous laissez en héritage

    Un monde ravagé, détruit,

    Autour de nous, que des naufrages,

    La peur du futur dans nos vies.

    Nous avons été à l’école,

    Qui nous a mené chômage

    Ou a des travaux sans parole

    Un monde sans sons, sans images.

     

    Le monde est fou, le monde explose,

    Pourquoi nous avoir laissé ça ?

    Nous voulions un jardin de roses

    Et nous ne sommes que des forçats. 

     

    2

    - Nous avons travaillé sans cesse

    Pour que vous puissiez advenir,

    Ca suffit pas, la gentillesse

    Pour qu’un enfant puisse grandir.

    Avant nous, il y avait la guerre

    Il a bien fallu reconstruire

    Soigner les blessures d’hier

    Les larmes sont longues à tarir.

     

    Vous vouliez un jardin de roses

    Nous n’vous avions pas promis ça,

    Il est devenu autre chose

    Chacun de nous fait ce qu’il doit.

     

    3

    -Nous vivons dans des banlieues tristes

    Dans des maisons laides à pleurer,

    Dans un univers égoïste,

    Il ne nous reste qu’à travailler

    Dans des bureaux ou des usines,

    Dans des univers étouffants,

    Des collégialités en ruine

    Pour pouvoir nourrir nos enfants.

     

    Le monde est fou, le monde explose,

    Pourquoi nous avoir laissé ça ?

    Nous voulions un jardin de roses

    Et nous ne sommes que des forçats.

     

    - Vous vouliez un jardin de roses

    Nous n’vous avons pas promis ça,

    Il est devenu autre chose

     Chacun de nous fait ce qu’il croit. »

    « Des goûts et des couleurs.La dette ostéo-tendineuse. »

  • Commentaires

    1
    Mercredi 23 Janvier à 11:11

    Oui  Bernard, une jungle de roses avec de grosses épines non loin des pétales… et, mêlées aux bonnes senteurs, les odeurs de sueur, de poudre, de sang et … d’argent… il reste néanmoins possible de cultiver son propre jardin et d’y accueillir sa famille et ses amis…

      • Mercredi 23 Janvier à 14:41

        Oui, Jean Luc, nous avons tous notre jardin de roses, secret ou réel. A nous de le soigner, si nos forces sont suffisantes après la traversée du désert…

    2
    alain
    Mercredi 23 Janvier à 11:28

    Ce qui est bien avec tes chansons, c'est qu'elles sont le reflet de l'air du temps ; donc ici, tu as peut-être été influencé par les échanges sur les ronds-points et sur les réseaux "sociaux".

    La rupture entre les générations n'est pas un sujet neuf (Cat Stevens "It's not time to make a change", ou encore Maxime Leforestier "Avec

    ce que j'ai fait pour toi disait le père").

    Mais c'est un sujet qui mérite toujours qu'on le traite, car les enfants (même les grands enfants) ont parfois besoin qu'on leur explique les choses qu'on a faites, nous qui avons été jeunes avant d'être vieux, nous qui avons été eux avant d'être nous.

    Pendant qu'on était à la tâche pour améliorer le monde qu'on avait reçu, (plutôt que construire ce monde, car il était très abîmé lorsqu'on l'a "reçu"), d'autres, qui ne faisaient rien portaient des commentaires sur ce qu'il aurait fallu faire. Sans se remuer, sans s'impliquer dans la réalité.

    Nous avons pris la responsabilité de faire plutôt que laisser faire. Et nous avons effectivement payé pour que le chômage existe, payé pour que la répartition soit plus équitable, lutté pour construire l'Europe qui a quand même rompu le cycle infernal d'une guerre par génération.

    Et payé pour la Sécu, qu'on nous envie (combien coute le passage à la pharmacie aujourd'hui, et combien il nous coutait autrefois ?), et payé pour que des organismes de contrôle soient présent pour surveiller les industriels. Et même s'il y a des scandales, il y a beaucoup de normes qui sont respectées pour le bien de tous, etc.

    Pareil pour la retraite qui est un système de répartition, et que sinon, c'est le système de fond de pension, comme chez les américains, qui sera mis en place, beaucoup plus ravageur, etc...

    En clair, on a bossé pour améliorer le monde, pour que justement le monde soit un peu meilleur qu'il ne l'était quand on l'a trouvé.

    Et bien sûr l'égalité hommes/femmes, qui même si elle n'est pas parfaite, a été considérablement améliorée, et la protection des enfants, et la pollution dans les villes, et le nombre d'accident de la route ou même d'accidents du travail, et l'acceptation de l'homosexualité etc...

    Bon, traiter tout ça en une chanson, forcément, tu as dû essayer de dire l'essentiel.

    C'est là où tu nous emmène : en nous faisant réfléchir sur la difficulté de rendre compte, devant les enfants, de ce qu'on a fait pour que les choses avancent : comment le sauraient-ils si on ne le leur dit pas ? S'ils pensent qu'ils ont raison de croire qu'on a juste puisé dans les ressources sans penser à eux, alors que tout ce qu'on a fait, c'était précisément pour construire un monde plus juste.

    Il y a maintenant eux qui sont à la tâche, et qui auront à rendre compte de ce qu'ils auront fait pour leurs enfants, c'est la roue qui tourne...

    Petit texte, mais long déroulement...

      • Mercredi 23 Janvier à 14:39

        "It's not time to make a change", (vrai titre: “father and son”) de cat Stevens m’a en effet inspiré pour cette chanson. J’ai repris l’idée d’une voix haute pour les « enfants », et d’une voix plus grave pour les « pères ». Ca me semblait un thème très actuel en ces temps de révolte sociale… 

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