• Elle divorce.


    Parmi les personnes qui décident de divorcer, certains ne supportent plus leur conjoint. D’autres ne supportent plus le contrat du mariage : c’est souvent le cas des femmes, qui en ont assez de jouer le rôle de femme de ménage.

    Pour ce sujet, il fallait une musique percussive : congas, bongos et diverses percussions sont là : xylophone, cymbales. Je me suis aussi essayé à la «slap basse », qui est un genre de percussion (on frappe les cordes au lieu de les pincer). Et des guitares électriques en contretemps, façon « reggae ». La partie instrumentale est jouée au violoncelle cordes pincées, façon contrebasse.

     

     "Elle divorce", paroles et musique Bernard Leroux, février 2019.

    Elle n’avait rien contre lui,

    C’était même un beau parti,

    Faisait rien dans la maison,

    Elle, elle rangeait ses caleçons,

    Ménage, vaisselle et cuisine

    Ne l’concernaient pas du tout,

    Elle repassait ses chemises

    Vidait la poubelle, et tout.

     

    ref

    Elle ne divorce pas de lui,

    C’était même un bon mari,

    Plus d’temps à perdre à son âge,

    Elle divorce du mariage.

     

    Ca n’avait rien d’personnel,

    Mais les week-ends avec celle

    Qui l’avait mis au monde un jour,

    Ca, c’était vraiment trop lourd,

    Son beau père disait : « ma chère,

    Vous devriez faire un effort,

    Mon fiston m’a dit hier

    Qu’au lit, chez vous ça va pas fort. »

     

    ref

     

    Elle en avait vraiment assez

    De tous les jours ramasser

    Son linge sale, nettoyer les chiottes,

    Elle chauffait comme une bouillotte,

    Quand ils invitaient des amis

    Il disait : « j’vous ai servi

    Ma spécialité culinaire »,

    Elle avait envie d’le faire taire.

     

    Ref

     

    L’étincelle qui a mis le feu

    Ca n’a pas été la BM

    Qu’ils ont acheté tous les deux

    Et qu’il a choisi sans problème,

    Et pas non plus les soirées

    Avec ses potes les jours de foot

    Où elle servait des bières glacées

    Et qu’ils n’en avaient rien à foutre.

     

    Ref.

     

    C’est pas non plus cette note d’hôtel

    Qu’elle a trouvé dans une poche

    Alors qu’elle faisait la lessive,

    Même si elle a trouvé ça moche,

    Non, la blessure décisive,

    La vraie raison existentielle,

    C’est qu’elle se sentait captive

    Du balai et du lave- vaisselle.

     

    Ref.

     

    Depuis, elle vit seule sans lui,

    Elle ne range que son linge à elle,

    Fait sa cuisine et fait son lit

    Et ne s’en porte pas plus mal,

    Quand elle a une chute de moral

    Elle se blottit sur une épaule,

    Elle dit : « C’était bien, on s’appelle »

    Mais elle garde le contrôle.

     

    « La dette ostéo-tendineuse.Les postes à lampe. »

  • Commentaires

    1
    alain
    Jeudi 7 Février à 00:10

    Voilà une chanson sympa et pleine d'énergie qui vient rendre hommage à une femme qui tient docilement son rôle, dans l'ombre. Longtemps.

    Est-ce bien elle qui trouve que c'est un bon mari ? ou bien est-ce son entourage... ou encore, n'est-ce qu'une incantation, cherche-t-elle à s'en convaincre elle-même ?

    En tout cas, elle fini par trouver le moyen de quitter sa prison -qui ne semblait pas dorée-.

    Et la vie s'ouvre à elle, formidable !

    Lui, il sera bien capable de laver son linge et ouvrir tout seul sa "bière".

      • Jeudi 7 Février à 10:07

        M'enfin, tu sais bien: un "bon mari", c'est un type qui ne boit pas (trop), qui ne bat pas sa femme et ramène la paie à la maison...pour se mettre les pieds sous la table!

    2
    Jeudi 7 Février à 16:09

    Une musique et un texte percutants... pas toujours évident de laver son linge sale en famille... même pour un couple moderne !

      • Jeudi 7 Février à 17:38

        Le tout est de savoir qui remplit la machine…

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