• Quel cirque!

    Quel cirque! Il vous est peut être arrivé d'observer les turpitudes des humains et de vous dire : « quel cirque ! »

    C’est ce cirque là que j’ai mis en chanson, avec ses personnages brillants et ses fauves, vus de ma modeste place.

     

    "Quel cirque!" paroles et musique Bernard Leroux, novembre 2018.

    1

    Ce grand fauve a des dents

    A tuer ses congénères,

    S’prend pour le président

    Des pensionnaires

    Du cirque débordant,

    Vivarium planétaire,

    Il est vraiment méchant

    Veut tuer ses frères.

     

    Il grogne et fait des bons,

    C’est un vrai batailleur,

    Celui là tourne en rond

    Parce qu’il a peur,

    Cell’ là est très jolie,

    Et elle a fait son nid

    Près du tigre affamé

    Qu’elle croit aimer.

     

    Et pendant c’temps là

    Moi j’balaie la piste,

    C’est pas que j’aime ça

    Mais faut bien qu’j’existe,

    Costumes de lumière,

    Les cris des enfants,

    Clowns augustes et fiers,

    Dresseurs d’éléphants,

    J’les vois en coulisses

    Les belles trapézistes.

     

    2

    Ce chien croit que les hommes

    Qui s’occupent du barnum

    Sont des dieux sacrés

    Qu’il faut célébrer,

    Et que, s’il prie, supplie,

    Ca ne fait pas un pli,

    Il ira, c’est promis

    Au paradis.

     

    Et ce caniche idiot

    Croit qu’il est beaucoup plus

    Intelligent parc’qu’il

    Sait faire le beau

    Et marcher sur un fil

    Que ce gros imbécile

    De phoque farfelu

    Sur son escabeau.

     

    Et pendant c’temps là

    J’donne le picotin,

    C’est pas que j’aime ça

    D’ramasser l’crottin,

    Mais faut bien qu’ça s’fasse

    Pour que les artistes

    Fassent preuve d’audace,

    Brillent sur la piste,

    Costumes de lumière,

    Clowns augustes et fiers.

     

    3

    Le funambule voltige

    Au dessus de ses frères,

    Il donne le vertige

    Dans les airs,

    Il ne veut rien savoir

    De ces pauvres couards

    Qui n’osent pas monter

    Dans les agrès.

     

    Ce clown essaie de rire

    En pantalon bouffant,

    Il croit qu’il peut conquérir

    Les enfants,

    Tout habillé de blanc,

    Il dit que c’est injuste

    Car son comparse auguste

    Est plus marrant.

     

    Et pendant c’temps là,

    Costumes de lumière,

    Il faut bien que ça s’fasse,

    Clowns augustes et fiers,

    Les cris des enfants,

    J’donne le picotin,

    Dresseurs d’éléphants,

    J’ramasse le crottin,

    Je vois, en coulisse,

    Leurs peurs et leurs vices.

    « Marielle.Montée-descente blues. »

  • Commentaires

    1
    Alain
    Mercredi 7 Novembre à 23:55

    Eh bien, voilà qu'un cirque est venu planter son chapiteau dans ton coin.

    La belle scène que tu animes dans nos yeux d'enfants émerveillés...

    La magie est là, tous y contribuent pour que, le temps d'un spectacle, on oublie la vraie vie, et on plonge avec toi dans le rêve.

    Alors ne boudons pas notre plaisir, pas cette fois : oui, il y a des éléphants, oui, il y a de jolies écuyères, et des clowns dont on se moque...

    Et des enfants qui ont peur pour de rire, et qui rient de peur, et leurs parents qui leurs donnent des milliers de souvenirs impérissables, qu'ils garderont au fond d'eux pour quand il seront grands, qu'ils auront des enfants, et qu'ils les emmèneront au cirque prendre une part de bonheur.

    Holala, et tous ces musiciens, ce bugle, ces percussions : on y est, sur la piste, avec ce drôle d'énergumène qui nous fait visiter tout en faisant son travail, dans l'ombre, afin de rendre tout ça possible.

    Chapeau Mr Loyal, c'est rondement mené, avec brio, même !

    (...Et qui voudra pourra y voir une fable sur la vie moderne...

    Mais, bon, chut, ne déflorons pas la magie, rentrons à la maison petit patapon...)

      • Jeudi 8 Novembre à 12:39

        Oui, ça dit ça sans en avoir l’air, tralalère…

    2
    Jeudi 8 Novembre à 10:18

    Un cirque où chacun a sa place, plus ou moins dans la lumière... on ne sait pas qui a installé le chapiteau  et si quelqu'un assiste à la représentation où les grands fauves font la loi  et où les clowns prennent  beaucoup de place jusqu'à assurer de très hautes fonctions... mais, tant que cela peut durer... the show must go on... La qualité du spectacle est toujours garantie avec celui qui sait jongler avec les mots, les notes et les situations... un regard et un petit air de commedia dell'arte... 

    3
    Jeudi 8 Novembre à 12:42

    Les grands fauves : des tigres en papier…

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