• Psychanabysses.

    Psychanabysses.La psychanalyse nous glisse dans les abysses où s’enlisent des vices qui ne s’assouvissent qu’en crise.

    Pour plonger en plein dans le sujet, voix échantillonnées font le chemin emprunté principalement par la guitare plus tard.

    Le texte est un peu abstrus, excusez l’usage d’expressions peu usités, mais ainsi font les mots pour parler des maux enfouis…

     "Psychanabysses",

                                             paroles et musique Bernard Leroux septembre 2018.

     

    1

    C’était une plongée plombée mais allongée

    Avec un capitaine de sous marin malin

    Dans les abysses bizarres et animées

    D’où émergeaient des jets opaques ou cristallins.

     

    C’était comme un grand garage à garer les barges,

    Une remise en prise avec où l’on se mire,

    C’était comme un autre âge garé dans des décharges,

    Une entreprise de croire des histoires incomprises.

     

    2

    Et l’exploration, explosions d’explications

    Fendait les eaux opaques vers les fonds insondables,

    Scaphandrier leste et lesté, sans direction,

    Fondé à défoncer des fonds insupportables,

     

    Où se montraient des monstres maraudant dans la mer

    Vaseuse et aux fonds vastes où vont de vilains vers

    Qui faisaient remonter des courants d’aire primaire

    Par où passait un passé pesant et amer.

     

    3

    J’allais, ou nous allions, alliés entre ces îles,

    Parfois ou pas parfumés de fumées d’encens,

    Et d’autres fois fourbus par des faits trop futiles

    Qui faisaient perdre pied à pied l’analysant.

     

    On s’enfonçait alors, fonçant dans les fossés

    D’eaux salées abyssales, ainsi celles de la mer,

    Où s’agitent un peu des pleureuses enfoncées

    Sirènes dans la vase, reines des flots amers.

     

    4

    Mais parfois l’effroi faisait place à la folie

    De vivre qui volait vers les vivants viviers,

    Surfant à la surface alors, un mot suffit

    A effectuer ce renflouage de noyés.

     

    Il y avait alors des étincelles de celles

    Qui, révélant l’élan ailé des goélands,

    S’envolaient vers le ciel telles des balancelles

    De ballons, ascensions d’aérostiers lents.

     

    5

    Ô vous les astrolabes, abordages d’étoiles,

    Largages de langages lourds de larges espaces,

    Voyageurs et volages volants, voiles sans toiles,

    Vaisseaux spéciaux précieux défiant les impasses,

     

    Vous les mots, héros, sel de la terre, étincelles,

    Vous les mots moteurs mus par des maux discordants,

    Envolez vous vers le ciel, tels des balancelles

    De ballons, ascensions d’aérostiers ardents !

    « Mode d'emploi.Astre et désastre. »

  • Commentaires

    1
    alain
    Lundi 3 Septembre à 10:29

    Voilà un beau voyage qui part des images en soi, et qui, en passant par les mots, rejoint les émotions pleines de souvenirs.

    Mes souvenirs.

    Et qui réveille différentes strates de moi-même ; nous sommes multiples.

    Et la mer -universelle- nous remet en contact avec tout ce qui touche à Elle, singulière, qui nous a porté, donné la vie et nourri.

    J'aime beaucoup ce texte poétique, à plusieurs entrées, qui lève  différentes évocations, ainsi que ta musique qui sort des flots pour s'envoler dans le cosmos et finalement retourner aux abysses.

    Bises

    2
    Mardi 4 Septembre à 10:07

     Ça va mieux en le disant ... et en le chantant... hypothèse fumeuse pour certains... mais d'autres savent qu'un capitaine (au long cours...) peut éclairer nos chemins intérieurs et nous sauver du naufrage...

     

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