• Mon père.


    Un fils répond à une lettre. On devinera la teneur de celle-ci à cette réponse.

     

    En prise avec une actualité tragique, Cette chanson essaie de donner voix à ceux qui se sont tus pendant des générations et osent aujourd’hui parler.

    Orchestration minimale au début : piano, basse et violoncelle. Les cordes, à la fin, sont des sons échantillonnés.

     

     "Mon père", paroles et musique B.Leroux, avril 2019.

    1

    Père, je réponds à votre lettre

    En souvenir des jours infâmes

    Quand, lorsque vous étiez mon maître,

    Vous vous occupiez de mon âme.

     

    Vous me demandez mon pardon,

    Ce que vous associez, sans rire,

    A la notion de repentir,

    Et au culte de Cupidon.


    Coupable, je ne le suis pas,

    Pourtant, je l’ai été, mon père,

    Coupable de n’être qu’un paria

    Au pays des enfants, mes pairs.

     

    2

    Coupable de ne rien comprendre,

    Coupable de me sentir souillé,

    De ne pas pouvoir en parler,

    Un monde de douleur et de cendres.

     

    Car vous m’avez sali, mon père,

    Sali aux yeux des saints de plâtre,

    Aux yeux des bigotes idolâtres

    Et jusqu’aux yeux de Dieu le père.

     

    Et c’est pourquoi l’absolution

    Que maintenant vous quémandez

    Devient une condamnation,

    Je ne vous pardonnerai jamais.

     

    3

    Je ne vous pardonne pas, mon père,

    Et votre dieu, votre compère

    Qui est partout, mais n’a rien vu,

    A cause de vous, je n’y crois plus.

     

    J’espère que vous, vous y croyez

    Et que vous croyez à l’enfer,

    Et je vous souhaite d’y brûler

    Puisque rien ne peut se défaire.

     

    Je vous souhaite cette éternité,

    A vous, et aussi à vos frères,

    A tous ceux qui ont profité

    De l’enfance et du laisser-faire.

     

    4

    Quand vous aurez enfin compris

    Que la loi des prédicateurs

    Ou bien celle du Saint-Esprit

    N’est pas celle des procureurs,

     

    Le châtiment sera léger

    Près de ce que, moi, j’ai brûlé,

    Et vous aurez quelques années

    A l’abri d’un pénitencier

     

    Pour prier Dieu défiguré

    Qu’il vous pardonne, parce que moi,

    Je vous dis juste adieu, curé.

    Heureusement, vous n’êtes pas

     

    mon père. 

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  • Commentaires

    1
    Mardi 9 Avril à 15:03

    Ces crimes, le silence et l'inertie des "autorités religieuses" sont une abomination ! 

    2
    alain
    Samedi 13 Avril à 23:12

    Ignominie de celui qui se fait appeler "mon père", qui devrait d'autant plus mériter le respect du à l'innocence des enfants...

    Enfin condamnés, les pédophiles ils vont peut-être quitter les institutions qui jusque là fermaient les yeux sur leurs crimes...

    Un peu de propreté de fera pas de mal.

     

     

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