• Quelqu'un 2


    Quelqu'un 2Ecrite et enregistrée il y a dix ans, cette chanson, qui parle de quelqu’un qui m’est cher, m’a paru valoir la peine d’être réenregistrée avec mes moyens actuels.

     

    Mixage minimal et intimiste, avec une Gibson électrique « tremolo », une basse « fretless », une "steel-guitar", et à la fin des synthés cordes et voix.

     

     "Quelqu'un 2, paroles et musique B.Leroux, 2009 - 1019.

    Enveloppée dans ta toge,

    Dans ton fourreau de soie,

    Souvent, tu te dérobes,

    Mais chez toi, c’est chez moi,

    Et tes regards si bleus

    Avides de caresses

    Me reprochent de t’a-

    Voir trouvée, ma tigresse.

     

    Quand je te regardais

    Aller dans le jardin,

    Explorant les allées

    D’un pas souple et félin,

    Et que tu allais, belle

    Comme une statue antique,

    Ou immobile telle

    Un marbre sous un portique,

     

    Je voulais te surprendre

    Mais toi, tu m’avais vu,

    Le temps que je descende

    Tu avais disparu,

    Cruelle et débonnaire

    Caressante et joueuse,

    Précieuse et solitaire,

    Gourmande et amoureuse.

     

    Et puis on s’est parlé,

    A vrai dire, surtout moi,

    Et toi tu m’écoutais

    Raconter mes émois,

    Et ton velours repu

    De tant de confidences

    Frissonnait sous ma main

    Pour me dire ta présence.

     

    Tu es fidélité

    Tu es aussi absence,

    Et quand tu disparais

    Je n’ai plus de patience,

    J’ai peur que tu reviennes

    Un peu égratignée

    Par les amours malsaines

    D’un voyou du quartier.

     

    Car tes jeux sont cruels,

    Tu vis surtout la nuit,

    C’est parce que tu es belle

    Que j’entends, de mon lit

    Les râles des noctambules

    Qui se roulent à tes pieds,

    Qui supplient, et appellent

    Et que tu éconduis.

     

    Et aux matins d’été,

    Innocente, tu reviens,

    La robe immaculée

    Comme une vierge sainte,

    Et de tes grands yeux clairs

    Comme les écharpes Bleues

    Des enfants de Marie

    Tu me fais tes aveux.

     

    Ta chaleur me rassure

    Et je suis ton abri,

    Et ta voix me murmure

    Que je suis ton ami,

    Tu ne sauras jamais

    Que je parle de toi,

    Et même si tu es près

    Tu ne me comprends pas.

     

    Douce mais barbelée,

    Tu mords et tu ronronne,

    Et tes griffes rentrées

    En rond, tu t’abandonnes,

    Et tu te moque bien

    Dans tes rêves de félins

    Qu’on t’écrive une chanson,

    Qu’on te prenne pour quelqu’un,

     

    Qu’on te prenne pour quelqu’un.

    « Mon père.Ados à dos. »

  • Commentaires

    1
    alain
    Samedi 13 Avril à 23:25

    Avec les chats sauvages dans ton garage, et les chattes de passage dans ton jardin, vous êtes félins pour l'autre.

    (Celle-là, je la gardais depuis longtemps).

    Quel minou a le plus beau minois , quel matou a les plus belle moustaches, quelle minette a les plus belles mirettes ?

    Voilà la chanson qui répond à cette question !

    2
    Dimanche 14 Avril à 10:05

    Chat alors… Tu matou compris, l’ami ! (stigri)…

    3
    Mercredi 17 Avril à 10:18

     

    Belle reprise où l’on retrouve la patte et la griffe de l’auteur, du musicien et du sujet… ce quelqu’un n’est pas n’importe qui...

     

      • Mercredi 17 Avril à 10:35

        C'est pas du chat eaubrilland, mais ça chat vire  le chat land...

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