• Faux féminin.

    Faux féminin.

     

    Un homme, à moins que ce soit une femme, entre dans un restaurant pour déjeuner, et non rajeunir. Mais rien n’est simple dans un monde où le faux devient faute, et la bouffe un bouffon…

     

     

     

     

     

     "Faux féminin", paroles et musique Bernard Leroux, novembre 2019.

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     J’étais entré chez un cafetier

    Qui travaillait près d’sa cafetière,

    L’cuisiner était au charbon

    Et l’charbon dans la cuisinière.

     

    Il cuisinait avec une poêle

    Et avait du poil plein la fraise,

    Dans l’angle, y’avait d’la crème anglaise

    Et dans l’panier du pain, à peine,

     

    Un bébé et une abbesse,

    Un clébard une célibataire,

    Un maître d’école et sa maîtresse,

    Un crétin et sa secrétaire,

     

    Assis, sans se gêner,

    Dans la salle de restaurant,

    Devisaient, attendant

    Le déjeuner.

     

    Quand le grelot alarma la greluche, femme du tôlier,

    Je commandai une pissaladière dans un saladier.

     

    2

    « Y’a plus tartes, on a cassé l’moule,

    Mais il nous reste d’assez belles moules,

    Et aussi une belle paire de praires

    Elles viennent pas du pré de ma grand-mère,

     

    Je les ai eues chez Monsieur l’maire

    Qui pêche avec une pécheresse,

    A eux deux ça fait une belle paire

    Quand ils sont deux sans la mairesse,

     

    J’ai aussi de beaux poissons,

    J’en ai les mains toutes poisseuses,

    Je les ai pris au marché,

    Chez l’mari de la masseuse.

     

    C’est coûteux, un couteau,

    Mais c’est c’qu’il faut,

    Coûte que coûte, pour ouvrir

    Les maquereaux,

     

    J’en ai un c’est mieux qu’un pétard pour une pétasse,

    Quand il y a un voyeur dans sa voiture qui l’agace.

     

    3

    Un conteur et une comtesse

    Demandèrent une livre de Conté,

    Un artilleur et une artiste

    Un pot au feu et une palette,

     

    Un infirme et une infirmière

    Un jarret à la sauce piquante,

    Un professeur, une prophétesse

    Une bonne chaire au xérès.

     

    « Douc’ment faut pas qu’on abuse,

    Je mélange tout dans la cambuse,

    La table d’hier et l’tablier,

    La salière et le sablier.

     

    - Donnez-moi un rouget

    Et aussi un quart de rouge,

    Un beau congre, un carrelet,

    Avec des courges,

     

    J’ai une faim de loup à manger un bar et ses maquereaux,

    Et le village, sa gendarmerie et ses perdreaux. »

    instrumental

     

    Un printemps, une praline,

    Un capitaine une capeline,

    Un taré, une tarière,

    Un routier une roturière

     

    Ne sont pas des masculins et des féminins corrects,

    Et le facteur fila sans payer la facturette.

    « L'HISTOIRE INACHEVEE.Solastalgie* »

  • Commentaires

    1
    alain
    Vendredi 15 Novembre 2019 à 17:05

    à déguster un œil pour lire le texte, une oreille pour écouter la chanson, un pied pour battre le rythme, une main pour la souris (pour revenir en arrière et savourer), le sourire pour le visage, le cerveau en compote et les potes ébahis. Eh ben oui !

    Ça donne faim une histoire pareille, ma parole...

     

      • Vendredi 15 Novembre 2019 à 18:55

        Que voilà une parole à table! Pardon, affable...

    2
    Dimanche 17 Novembre 2019 à 11:10

    Au menu, la réalité et les mots voisinent dans une chanson de genres... un festin et une fête du plus bel effet... preuve en est faite...

      • Dimanche 17 Novembre 2019 à 15:40

        ... paroles et musique: j'ai faitout!

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