• Les postes à lampe.


    Un vieil homme refuse de mourir car il y a trop de choses qu’il aime encore…

    Un thème qui amène à chanter la beauté de la vie, dans sa grandeur et ses détails, jusque dans l’odeur des postes à lampe, de façon légère comme une valse swing. Piano « Rhodes », piano, basse-batterie aux balais, guitare jazz, une touche d’accordéon et des violons, en avant pour le bal, jusqu’à la fin.

     

     

     "Les postes à lampe", paroles et musique B.Leroux, février 2019.

    1

    Quand le temps fut venu de penser à son départ,

    Le vieil homme déclara qu’il n’était pas d’accord 

    Pour rendre son âme à Dieu ou bien au diable car

    Ce qu’il y a au-delà on ne le sait pas encore,

    « Il y a trop de choses ici bas que, malgré mon grand âge,

    J’aime parce qu’elles sont là et qu’elles me font sourire,

    Quand j’en aurai fini de tous ces enfantillages,

    Revenez me chercher je serai prêt à partir.

     

    2

    J’aime le matin frisquet et l’air vif et marin,

    J’aime le ciel bleu ou gris, les nuées et le vent,

    J’aime l’orage grondant, l’éclair bref et soudain,

    J’aime l’odeur de la pluie et le soleil brûlant.

    J’aime aussi bien d’autres choses, futiles ou amusantes,

    Comme les reflets sur les cuivres et les parquets cirés,

    L’odeur chaude des fourneaux et des postes à lampe,

    Le murmure de la soie, du papier chiffonné.

     

    3

    J’aime les femmes, et leurs gestes, leurs chants et leur voix chaude,

    J’aime leurs cheveux de soie et leur peau de satin,

    J’aime leur parfum de fleur et leurs yeux d’émeraude,

    Et j’aime leur compagnie qu’elles soient blondes ou châtain.

    J’aime les livres et les trésors d’histoires dans leurs ailes,

    Qui me font voler si loin que j’oublie le présent,

    J’aime aller avec eux là où consonnes et voyelles

    M’entraînent dans des pays étranges et accueillant.

     

    4

    J’aime à savoir que je suis autre que la poussière,

    Sorti du néant par je ne sais quelle loterie,

    J’aime penser à cela, si ça n’est pas prière,

    C’est plutôt par philosophie qu’idolâtrerie,

    J’aime voir par mes yeux et toucher par mes deux mains,

    Et s’écrire ma pensée comme dans un livre ouvert,

    J’aime ma conscience d’être même si je ne suis rien

    Qu’une minuscule poussière perdue dans l’univers ».

     

    5

    Quand le temps fut venu de penser à son départ,

    Le vieil homme déclara qu’il n’était pas d’accord

    Pour rendre son âme à Dieu ou bien au diable car

    Ce qu’il y a au-delà on ne le sait pas encore,

    « Il  y a des choses ici bas que malgré mon grand âge

    J’aimais parce qu’elles étaient là et me faisaient sourire,

    J’ai enfin dit adieu à tous ces enfantillages,

     Revenez me chercher car je suis prêt à partir. »

    « Elle divorce.Pingouins et meringues. »

  • Commentaires

    1
    Mardi 19 Février à 10:41

    Tant de choses, petites et grandes, font ce que nous sommes et nous attachent à la vie... le génie de la lampe des postes devrait exaucer ton vœu d'en profiter longtemps encore...

    2
    Mardi 19 Février à 15:41

    ...ce génie des lampes que nous retrouvons dans les amplis des guitares...

    3
    alain
    Mardi 19 Février à 18:57

    Petite ritournelle qui évoque pour moi les manèges, on tourne, on tourne avec toi, cependant que s'enchaînent les images colorées, les tiennes, et celles que tu convoques dans leur sillage.

    Une jolie valse intemporelle en fait, puisque les souvenirs ne se fanent pas.

    Et le bonheur de partager de toutes petites choses belles.

     

      • Mardi 19 Février à 21:28

        ...toute petite chose perdue dans l'univers.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :