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    Bienvenue ! J'ai créé ce blog pour faire connaître mes chansons. Mon pari est de tout faire moi-même, des textes à l'arrangement, du jeu des instruments (surtout la guitare) au mixage. Mes principales influences sont :

     Georges Brassens, Paco De Lucia, Al Stewart, David Gilmour,  Charles Trénet, Bernard Lavilliers,  JJ.Cale, Tom Waits, Pierre Perret, Christopher Tree , Dave Brubeck, Michel Legrand, Alain Rouby, Pat Metheny, Christian Perrot, Paul Simon, Léo Ferré, Boris Vian, Boby Lapointe, Jean Luc Taburet,  Jacques Brel, et tant d'autres...

    N'hésitez pas à m'écrire des commentaires, ils me servent à progresser. Bonne écoute...

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  • Elle se souvient.Nous sommes encore après la fin du monde. (voir chanson précédente)

    Elle, qui était si gentille, est devenue une vieille femme, et se souvient de ce garçon timide qui n’osa pas se déclarer quand il était encore temps. Plus apte que les hommes à se projeter dans l’avenir, elle rêvait de la vie qu’elle aurait eue si…

    Guitare classique, piano, basse, batterie et harmonicas pour cette rêverie de la fin des temps.

    "Elle se souvient", B.Leroux, septembre 2017.

    1

    Elle se souvient du temps où, étant jeune fille,

    Elle passait dans la rue, pour se rendre au marché,

    Au printemps, la lumière était vive et dorée

    Sur les bancs des forains, les gens, et les familles.

     

    Les odeurs de fleurs, de pain passaient dans la brise,

    Autour de ses jolies jambes sa jupe dansait,

    Et il ne manquait pas de garçons qui osaient

    Lui lancer les regards d’une tendre entreprise,

     

    Certains de façon franche, directe, dans ambages,

    D’autres plus discrets, ne voulant pas offenser

    Celle que leur regard effleurait, caressait,

    Et elle préférait de loin ce genre d’hommage.


    C’était un de ces timides qu’elle préférait,

    Parce qu’elle savait qu’elle lui faisait peur,

    Son pouvoir était de suggérer cette ardeur

    Et son hommage à lui, sincère, la touchait.

                                                

    2

    Dans sa chambre, le soir, comme toutes les jeunes filles,

    Elle ne rêvait pas du prince des histoires

    Mais de celui avec qui elle irait plus tard

    Vivre ses rêves à deux, fonder une famille.

     

    Dans ses beaux yeux passaient des images banales

    Qui le sont beaucoup moins lorsqu’elles vous arrivent :

    Une maison, une vie sans peurs et sans dérives,

    Une vie sans histoires, dorée et virginale.

     

    Où, au marché, les gens l’appelleraient « madame »

    Parce qu’elle aurait avec elle un bel enfant

    Qu’elle imaginait dormant dans un landau blanc,

    Véritable princesse, la reine des femmes.

     

    Elle rêvait de vacances à la mer, et de plages,

    De cabines en couleur et de bateaux blancs

    Suivies de rentrées des classes avec des enfants

    Cartables sur le dos, à l’école du village.

     

    Instrumental.

     

    3

    Elle se souvient du temps d’avant la tempête,

    Quand elle avait encore des rêves inachevés,

    Ils étaient là, les mondes ou elle voulait aller,

    A sa portée, mais la destruction fut complète.

     

    Il n’y a plus que les souvenirs flous, qui durent

    D’une vieille femme qui se souvient des beaux jours

    Enfuis où elle espérait rencontrer l’amour

    Parce qu’elle croyait encore qu’il y avait un futur,

     

    Qu’il y avait un futur.


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  • Je me souviens.Après la fin du monde, nous nous souviendrons avec émotion du paradis qu’aura été notre univers. Chacun aura une anecdote à raconter, ici amoureuse, qui aura été interrompue par … quoi ?

    50% des animaux ont disparu en 40 ans. Les grands de ce monde jouent avec leurs bombes et nos vies. Il n’y a que l’embarras du choix.

    En attendant on peut faire de la musique : guitares folk, steels guitars, basses Squier et fretless, harmonica, batterie, chœurs … que l’embarras du choix.

     

    "Je me souviens", paroles et musique B.Leroux, septembre 2017.

    1

    Avant la fin du monde

    La lumière était blonde

    Sur les places, dans les rues,

    Y’avait des rosiers

    Des jardins, des pavés.

     

    Je me souviens

    D’un temps que vous n’avez pas vu,

    D’un temps lointain

    Et qui ne reviendra plus.

     

    2

    Quand la pluie tombait, fine,

    C’était pas sur des ruines

    Mais sur des toits mouillés ;

    La ville endormie

    Attendait l’embellie.

     

    Je me souviens

    De ma rue et de mon quartier

    Et des voisins,

    Des passants, des boutiquiers.

    3

    Il y avait une fille

    Qui était très gentille

    Et qui me plaisait bien,

    J’étais amoureux

    Mais aussi très peureux.

     

    Je me souviens,

    C’était avant que tout explose,

    Il fallait que j’ose

    Avant qu’il ne reste rien.

     

    instrumental

     

    4

    Maintenant y’a plus d’arbres

    A l’heure où je vous parle,

    Ni de toits, ni de rues,

    Il n’y a plus de pluie

    Tout le monde s’est enfui.

     

    Ma tête a blanchi

    Et les gens d’alors ne sont plus,

    On leur avait dit

    Mais ils ne nous ont pas cru.


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  • Ecrite en septembre 2013 à partir d'une impro de guitares avec Alain Rouby, cette chanson est de circonstance...

    La rentrée, bons ou mauvais souvenirs? Heu, les deux, m'sieur...

    "Rentrée", B.Leroux et A.Rouby, sept 2013.


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  • Ce texte parle de l’absente, celle que tout homme porte en lui depuis l’enfance : la mère qui lâche la main du petit pour la première fois à la rentrée, l’âme sœur attendue, la petite amie qui romps, puis l’épouse qui divorce, celle qui disparaît, et même celle qui es là sans y être vraiment. Cette absente, faut il lui en vouloir ? Ou bien n’est-elle pas le plus présent des êtres, comme une blessure jamais refermée ?

    L’ambiance est jazzy avec vibraphone, piano, guitares sèches et électriques, et batterie aux balais.

    "Absente", B.Leroux, aout 2017.  

    1

    Toi qu’il a espéré, le long des heures de classe

    D’abord confusément, puis de plus en plus fort,

    Toi qu’il a cru séduire en duel, face à face

    Contre des dragons ailés dans des châteaux forts,

     

    Toi qu’il a attendue à en mourir sur place,

    T’évoquant, dans sa chambre, comme une terre promise,

    Comme l’explorateur face à un pays de glace

    Lutte pour enfin mettre pied sur la banquise,

     

    Toi qui fut sa première et le laissa sur place

    Car tu fus celle qui le quitta en premier,

    Surpris, désespéré, brisé, le cœur en glace

    Comme s’il avait perdu la pomme et le pommier,

     

    2

    Toi qui fut celle qui vécut avec lui, comme

    Une épouse, une amie jusqu’à ce que la vie

    T’entraine vers une autre vie, ou un autre homme,

    Le laissant seul avec ses souvenirs transis,

     

    Toi qui étais présente, tout en étant ailleurs,

    Corps sans vie et sans chaleur dans le même lit

    Dans une guerre sans armes, et un conflit sans heurts

    Ou l’usure du temps va là où tout finit,

     

    Toi qui manque parce que tu es absente, ou morte,

    Toi qui était quelqu’un et es devenue vide,

    Que le vieil homme appelle, quand il est à la porte

    De la fin de sa vie, solitaire, impavide,

     

    3

    Toi qui es la manquante, la décédée, l’absente,

    Toi qui es toujours là dans les pensées d’un homme

    Toi la femme désirée ou non, l’envahissante,

    Parce que tu es irremplaçable, je te pardonne.


    2 commentaires
  • « Sax à piles », moitié instrumental, moitié poème, est une énumération de ce qui fait la naissance, la sexualité la vie et la mort au fil du temps.

    La musique, expérimentale, est construite à partir de saxophones synthétiques joués sur clavier, un berimbau, https://fr.wikipedia.org/wiki/Berimbau ,une basse « frappée » avec une baguette de berimbau, une boucle de basse faite à partir d’une guitare sèche que j’ai échantillonnée, deux derboukas, une Fender « wah wah », et des arpèges de piano.

     

    "Sax à piles", paroles et musique B.Leroux, juillet 2017.

     

    La flamme au fond du regard qui, dans la nuit luit,

    L’acte fondamental, et tout ce qui s’ensuit,

    La première caverne, la tanière, le conduit,

    Le paradis sur terre qui, rapidement fuit,

    L’exclusion de l’éden, la perte de ses fruits,

    La montagne qu’il faut escalader sans bruit.

     

    La pluie qui fait briller les rues de la cité,

    Tout ce qui fait rêver l’univers habité,

    La noirceur de la nuit, son irréalité,

    La profondeur des temps, l’instantanéité,

    Le sûr du temps qui passe, et son ambigüité,

    La sécheresse, la pluie, et la fécondité.

     

    L’été qui fait s’ouvrir la vie au devenir,

    Le soleil du présent et des jours à venir,

    L’homme et la femme et le moment pour les unir,

    Le temps qui va pour que se créent les souvenirs,

    La certitude de ce qui va survenir,

    Ce qu’il faut d’ans et de sagesse pour bien finir.


    2 commentaires
  • Histoire du côté ouest.Cette chanson met en scène l’éternel jeune couple opposé à son milieu, tels Roméo et Juliette ou Tony et Maria dans le « West Side Story » (histoire du côté ouest) de Léonard Bernstein. Mais ici, l’histoire est contemporaine : la jeune fille est d’un milieu musulman intégriste, alors que le jeune homme est né dans la cathosphère. Il ne s’agit pas ici de prendre parti pour une ou l’autre famille, mais de montrer que c’est l’intolérance qui fait d'eux les victimes de l’éternelle bêtise humaine. Pour ce thème romantique, j’ai choisi la guitare espagnole, fille du « oud » arabe et du flamenco andalou, le piano et la basse.

     

    "Histoire du côté ouest", Bernard leroux, Juillet 2017.

    1

    Quand il sortait de son lycée

    Avec ses compagnons de classe,

    Il croisait les gens du quartier,

    Regardait les filles en face,

     

    Et certains de ses camarades

    Critiquaient la tenue des femmes

    Qui, cachées derrière leur hijab,

    Evitaient leurs regards en flammes.

     

    2

    L’une d’elles incarnait la grâce,

    Et la liberté de ses gestes

    Sublimait la femme qui passe,

    Une beauté, une princesse,

     

    Sa longue robe masquait à peine

    Les courbes de la jolie brune

    Et il tomba amoureux d’elle

    Osa lui dire, un soir de lune.

     

    3

    Elle avait l’âge ou l’on accepte,

    A corps défendant, les principes

    De sa famille, ou de sa secte

    De son armée, de son équipe,

     

    Il était d’une famille riche

    Ou l’on juge sur le faciès,

    Un de ces milieux ou on triche

    Et demande pardon à confesse.

     

    4

    Ils se rencontrèrent et s’aimèrent,

    Jurèrent que c’était pour toujours

    Dans cette rue, sous les réverbères.

    C’est la loi du premier amour.

     

    Mais c’était compter sans le frère

    Qui, sur un ton autoritaire,

    Lui donna l’ordre de rentrer

    Au nom d’un mariage arrangé.

     

    5

    Le frère de la jeune vestale,

    Près du collège catholique,

    Fut tabassé par une clique

    Qui l’envoya à l’hôpital,

     

    Et osa signer son fait d’armes

    Sur un mur, d’une croix gammée,

    Pendant que la jeune fille en larmes

    Contre son gré, fut mariée.

     

     Instrumental

     

    6

    Pas de morale à mon histoire,

    Une défaite, pas de victoire,

    Mais deux victimes expiatoires

    De deux religions étouffoir,

     

    Roméo et Juliette existent

    Et existeront près de nous

    Tant qu’il y aura des intégristes

    Des imbéciles, et des gourous.

     

    Roméo et Juliette existent

    Et existeront après nous

    Tant qu’il y aura des fascistes

    Des prophètes, et des gourous.


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  • « Polka » s’écrit avec un K, mais il n’y a pas besoin de le savoir pour la danser. Sauf si la cavalière est institutrice…

    Cette dialectique trouve son rythme champêtre au son de l’accordéon, du tuba, des trombones, des trompettes et du cornet à pistons (la petite trompette solo).

     

     

    "Polka Orthographique", paroles et musique: B.Leroux.

     

    1

    Il aimait danser

    Sur un son ryth

    Bien qu’il ne sache pas écrire

     

    Ce mot plein de H,

    Ce mot un peu vache,

    Difficile en orthographe,

     

    Au son du cornet

    Qui, il l’ignorait,

    S’écrivait avec T,

     

    Car il n’avait guère

    Eté volontaire

    A l’école élémentaire.

     

    2

    Un jour dans son cru

    Revint le bal du

    Temps où les jours refleurissent,

     

    Il fut amené

    A être invité

    Par la jeune institutrice,

     

    Il fut plein d’espoir,

    Espérant pourvoir

    A son besoin de maîtresse,

     

    Bien qu’il ignorât

    Bien le double emploi

    De ce mot, langue traîtresse,

     

    3

    Et bien qu’elle sût

    qu’il n’était pas plus

    Doué qu’elle en fait de danse,

     

    La jeune maîtresse

    Savait bien, du reste,

    A qui elle faisait des avances

     

    Pour ce paroissien

    Qui ne savait rien

    Du doublement des consonnes,

     

    Elle savait bien

    Qu’elle serait enfin

    Une maîtresse comme personne.

     

    4

    La leçon d’polka

    Se fit pas-à-pas,

    Avec les tirets d’usage,

     

    Et l’usage, ou pas

    De la lettre K

    Fit école dans le village,

     

    Et, après les roses,

    Les leçons de choses

    De la maîtresse au danseur

     

    Firent qu’ils convolèrent

    Avec un seul R

    Devant l’maire et le seigneur.

     

    5

    Depuis, il progresse,

    (Un P, et sans S),

     A vivre avec l’orthographe,

     

    Il fait des progrès

    (Avec un « S ») et

    Comprend tout ce qu’il paraphe,

     

    Cependant qu’elle prend

    Du ventre et attend

    Que c’qu’il lui a inculqué

     

    Se concrétise en

    Un enfant charmant

    Qui apprendra l’alphabet,

     

    Et qui dansera

    Toujours la polka

    En sachant où est le « K ».

     

     


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  • Mon nouveau titre raconte l’histoire de l’humanité en quatre minutes…Evidemment, c’est un résumé, mais bon, je ne suis pas Wagner.

    Pour cette épopée, j’ai « évolué » d’une orchestration épurée, Fender Rhodes, piano, batterie et basse "Squier Jaguar" , vers une autre plus « cinématographique » avec cordes, cors d’harmonie, guitare et chœurs…

     

     

    "Histoire", paroles et musique B.Leroux.

    1

    Je suis né dans l’océan vide,

    Quand le déluge a laissé place au limon,

    Vécu dans des déserts arides,

    Dans des forêts noires peuplées de démons,

     

    Et j’ai fui la famine,

    J’ai mangé des racines,

    Buvant l’eau de la pluie et des marais,

    J’ai franchi des abîmes,

    Escaladé des cimes,

    Et navigué sur des immensités.

     

    2

    Je me suis redressé sans hâte

    Pour parcourir le monde avec mes enfants,

    J’ai cru que la terre était plate

    Et j’ai suivi les fleuves et les courants ;

     

    J’ai fui tous les orages,

    J’ai fui tous les mirages,

    Laissant devant moi l’avenir béant,

    J’ai craché mon angoisse,

    Et j’ai suivi des traces,

    Chasseur ou proie, du couchant au levant.

     

    3

    Et j’ai demandé aux oracles

    De me donner le but de mon existence,

    Et j’ai quémandé des miracles,

    Croyant tout obtenir de ta providence,

     

    Et je t’ai supplié,

    J’ai chanté et dansé,

    Autour des grands feux pour toi allumés,

    J’ai prié dans le noir,

    J’ai écrit ton histoire,

    Et l’histoire de ceux qui m’ont précédé.

     

    4

    Et j’ai bâti des cathédrales,

    Des temples et des pyramides immobiles,

    Mes villes étaient d’eau et de sable,

    Et mes troupeaux paissaient les rives du Nil,

     

    Et j’ai couvert la terre

    D’armées, de cimetières,

    J’ai semé la mort, la faim et la guerre,

    Et j’ai lancé vers le ciel

    Des tours et des gratte-ciels

    Jusqu’à oublier le sel de la terre.

     

    Instrumental

     

    5

    Et des milliards de mes semblables

    Ont engendré des villes majestueuses,

    J’ai bâti leurs murs sur du sable

    Sous des prétextes et des lois vertueuses,

     

    J’ai bâti des fortunes,

    J’ai marché sur la lune,

    J’ai tué tout ce qui m’en empêchait,

    Et maintenant j’ai peur,

    Je vois venir l’horreur

    D’un avenir où je ne peux aller.


    5 commentaires
  • Dans la chanson « Seul ou libre », je parlais de Lucky Lucke, le cow-boy solitaire, qui a suscité chez un ami une analyse des personnages de BD les plus connus (voir les commentaires de « Seul ou libre »). De cette idée, j’ai fait cette chanson, avec du banjo et de l’harmonica comme il se doit, mais aussi avec des guitares électriques, une basse, de la caisse claire aux balais et de la batterie... *sigh*

     

    (à suivre).

     

    (à suivre), paroles et musique Bernard Leroux, mai 2017.

    1

    Je voudrais être Lucky Luke,

    Fier sur son cheval comme un duc,

    Il est seul devant les méchants

    Sur son étalon chevauchant,

     

    Il tire plus vite que son ombre,

    Il n’a rien et rien ne l’encombre,

    Ca n’est qu’un pauv’ cow-boy, un homme

    Qui has a long way from his home,

     

    Mais comme tout un chacun je suis

    Trop sédentaire pour être comme lui,

    Et quand je monte sur un cheval,

    Avec mon lumbago, j’ai mal.

    (à suivre)

     

    2

    J’aimerais bien être Tintin

    Chez les chinois, les tibétains,

    Toujours parti pour l’aventure,

    Incarnation de la droiture,

     

    Tintin n’a pas de libido,

    N’est ni homo ni hétéro,

    Il a juste un pote alcoolique

    Et se fiche de la politique,

     

    Mais je ne suis pas insensible

    Au charme des batt’ments de cils,

    Et les voyages, j’aime pas trop ça,

    Je préfère rester chez moi.

    (à suivre)

     

    3

    J’aimerais bien être Astérix

    Et casser du romain sans risque,

    Sauf que les miens lèv’raient le bras

    En arborant le svastika,

     

    Un p’tit coup de potion magique

    Et aux fachos, je f’rais la nique,

    Et reviendrais dans mon village

    Manger des sangliers sauvages,

     

    Mais je ne suis pas très gaulois,

    Mon village ne résiste pas,

    Dans ma rue et aux élections,

    Il y a trente pour cent de cons.

    (à suivre)

     

    4

    J’aimerais bien être Gaston Lagaffe

    Qui échappe toujours au taf,

    Et s’amuse bien au bureau,

    Bricolant des trucs rigolos,

     

    Gaston n’a aucune ambition,

    Il se fout des aliénations,

    Celles du travail, de la maison,

    Des convenances, de la raison,

     

    Mais je n’oserais pas comme lui

    Sans cesse m’attirer des ennuis,

    Et je tiens trop à mon boulot

    Pour y faire des trucs rigolos.

    (à suivre)

     

    5

    J’aimerais bien être Snoopy

    En trois cases je suis ici

    Sur ma niche à philosopher,

    Ca coûte moins cher qu’au café,

     

    Snoopy ne parle presque pas,

    Pour lui le temps ne compte pas,

    Mais quand il pense, ça déménage,

    C’est le roi du cabotinage,

     

    Mais je n’suis pas un chien, hélas,

    Quand je me regarde dans la glace

    Je ne vois qu’un homme aux abois,

    Qui croit et qui doute à la fois

    *sigh*

     

    6

    Je voudrais bien être Mickey,

    Pour être maousse, et friqué,

    Posséder des parcs d’attraction

    Pour les dollars et les actions,

     

    Donner un coup de main aux flics

    Avec mes oreilles elliptiques

    Pour arrêter les Rapetout

    Qui en veulent au fric de Picsou,

     

    Mais je n’suis pas capitaliste,

    Souris au pays de Disney,

    Et quant à aider la police,

    Je l’aurais plutôt dans le nez.

    (à suivre)

     

    7

    Je schtroumferais bien être un schtroumf,

    Un p’tit bonhomme bleu et tout schtroumf,

    Pour faire des schtroumf à Gargamel

    Et aussi schtroumfer la schtroumfette,

     

    Les schtroumfs sont de très petits schtroumfs

    Qui schtroumfent la salsepareille

    Aucun n’est tout à fait pareil

    Mais ils sont tous de très bons schtroumfs,

     

    Mais quand je suis bleu c’est qu’j’ai froid,

    Et je ne suis pas si p’tit qu’ça,

    Quant à porter l’bonnet phrygien

    Surtout en blanc, ça fait crétin.

    (à suivre)

     

    Instrumental

     

    Mais je ne suis pas un héros

    Ni un personnage de bédé,

    Si les cases défilent un peu trop

    Je suis très vite débordé.

     

    FIN.


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