•  Bienvenue ! J'ai créé ce blog pour faire connaître mes chansons

     (et quelques reprises).

    Elles apparaissent de la plus récente à la plus ancienne.

     

     

    << ici, mon dernier CD, "Trop tard".      

                                              

    Quand je travaille en studio, Mon pari est de tout faire moi-même, des textes à l'arrangement, du jeu des instruments (surtout la guitare) au mixage.

                                         

     Plus bas, vous pouvez accéder aux titres de mon CD "Jardin de roses", et en dessous "Astres et désastres".

     

    Vous y trouverez aussi des vidéos et photos de concerts. 

     

    N'hésitez pas à m'écrire des commentaires, ils me servent à progresser. Bonne écoute!

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  • La terre et le bois.Le travail de la terre est répétitif comme une danse. Et comme elle, il n’est pas dépourvu de sensualité, qu’on l’aborde avec les mains, le bois, le fer ou le feu…

     

    Travail d’échantillonnage essentiellement pour ce titre, à l’exception de quelques guitares électriques et basses…

     

     "La terre et le bois", paroles et musique B.Leroux, juillet 2020.

    Télécharger « LA TERRE ET LE BOIS.mp3 »

     

    J’aime le feu et j’aime la terre,

    J’aime la terre et j’aime le bois,

    J’aime le bois et j’aime le fer,

    J’aime la terre entre mes doigts.

     


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  • Les mains dans la terre, j’ai eu l’idée

    qu’il en était de même pour les plantes,

    les pensées et les personnes : 

    nous semons, nous élevons,

    puis nous mourons et devenons à notre tour engrais,

    et un peu de notre pensée reste en nos descendants

    ou nos œuvres.

    Vibraphone, piano, violoncelles, basse fretless et batterie

    pour une musique hybride classico/jazz.

     "Semailles", paroles et musique B.Leroux, juillet 2020. 

    Télécharger « SEMAILLES.mp3 »

    1

    Quand il a semé des graines

    Le blé s’est mis à pousser,

    Et il en était de même

    Pour les fleurs et les pensées.

     

    Les espaces sont immenses,

    Déserts, mers et océans,

    Mais encore plus intenses

    Sont les semailles du temps.

     

    Le temps qu’il faut pour naître et vivre,

    Ce qu’il faut pour écrire un livre,

    Le temps qui fuit comme du sable

    Entre les mains, non négociable.

     

    2

    Quand il a semé sa graine

    L’enfant s’est mis à pousser,

    Et il en était de même

    D’enfanter qu’ensemencer.

     

    L’amour est fort et fertile

    Et les femmes sont si belles,

    Mais elles sont si sensibles

    Et fières sous leur ombrelle.

     

    L’amour qu’il faut pour faire un être,

    Ce qu’il faut pour l’aider à naître,

    L’amour, l’eau qui le fait grandir

    Pour qu’un jour il puisse s’enfuir.

     

    3

    Quand son corps fut dans la terre,

    Quand fut dispersée son âme,

    S’éteignit sa courte flamme

    Au souffle froid de l’hiver.

     

    Il fut lui-même semence

    Dans la terre et les esprits,

    Devenu en sa dormance

    Le terreau de ce qui vit.

     

    Le peu qu’il reste d’une vie,

    Tant de désirs inassouvis,

    Le peu qu’il reste de souvenirs

     Et qui suffit pour l’avenir.


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  • Quand je traverse un de ces lotissement aux maisons toutes pareilles, je ressens un malaise qui peut aller jusqu’à l’agacement.
    Le calme apparent de ces lieux me paraît alors d’une grande violence, que j’ai voulu saisir avec ce texte.
    Le style « Rock’n roll » illustre cette agressivité dans la répétition, avec des sons à la fois simples et agressifs.

    Avec les instruments du rock : guitares rythmiques Gibson Melody Maker, guitare solo Fender Stratocaster, basse, batterie.

     

     "On s'emmerde", paroles et musique B.Leroux, juin 2020.

    Télécharger « ON S'EMMERDE.mp3 »

    1

    La cuisine ouverte,

    Les plantes sont vertes

    Et les murs sont blancs.

    Le ménage est fait,

    Le sol est brillant,

    C’est presque un miroir,

    Le linge dans l’armoire

    Repassé, plié,

    Le salon rangé,

    Le lit au carré,

    Les vitres sont propres,

    La télé radote

    Des images sottes.

    Mais qu’est-ce qu’on s’emmerde !

     

    2

    La pelouse est tondue,

    Aux pieds d’une statue

    Plutôt dévêtue

    Rigide et morose.

    Les tuiles sont roses,

    Les arbres taillés,

    La poubelle cachée

    Derrière un laurier,

    Porte de garage

    Avec éclairage,

    Allée goudronnée,

    Voiture lavée

    Et Karcher passé.

    Mais qu’est-ce qu’on s’emmerde !

     

    3

    Lotissements rangés,

    Petits jardinets,

    Les haies sont taillées

    Et les réverbères

    Font de la lumière

    A la nuit tombée,

    Les rues sont contraintes,

    Forment un labyrinthe

    Très bien étudié,

    Des arbres clonés

    Bordent les trottoirs

    Où on ne peut voir

    Nul quidam à pied.

    Et qu’est-ce qu’on s’emmerde !

     

    4

    Places et quartiers

    Sont spécialisés :

    Zones résidentielles,

    Commerces essentiels

    Pour vous satisfaire,

    Bureaux et affaires.

    Les grandes artères

    Drainent la cité,

    Les voitures en flots

    Sont canalisés,

    Aux heures d’affluence

    Les autoradios

    Aident à la patience.

    Mais qu’est-ce qu’on s’emmerde !

     

    5

    Routes et TGV

    Forment un tamis,

    Toile d’araignée

    Sur tout le pays,

    Les champs en damier

    Rangés, cultivés,

    Ne laissent aucun vide

    Comme un échiquier,

    Les voitures, avides,

    Parcourent ces tranchées,

    Reliant industries,

    Villes, et cités,

    Tout est bien rangé.

    Mais qu’est-ce qu’on s’emmerde !


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  • Danse.Que faire, quand l’avenir devient incertain ?

    Que faire pour améliorer la situation ?
    Danser, chanter. Ca ne peut faire que du bien…

    Rythme lent d’inspiration sud-américaine avec guitares, piano, orgue et percussions pour ce titre doux-amer.

     

     "Danse", paroles et musique B.Leroux, mai 2020.

    Télécharger « DANSE.mp3 »

     

    Danse pour la cadence,

    Danse pour l’ambiance,

    Danse pour l’insouciance,

    Et danse pour ta descendance,

     

    Danse pour la liesse,

    Danse pour la jeunesse,

    Danse pour la vieillesse,

    Pour les sages et pour les diablesses.

     

    2

    Chante pour les enfants,

    Pour les éléphants,

    Chante pour les faons

    Et pour les tigres effrayants.

     

    Danse pour les blondes,

    Les minces et les rondes,

    Danse pour tout le monde,

    Et danse avant la fin du monde.

     

    3

    Danse pour la cadence,

    Danse pour les blondes,

    Danse pour l’insouciance,

    Et danse avant la fin du monde.


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  • Les chansons de Georges Brassens représentent un idéal pour qui composeChanson d'Brassens..

    D’où cette idée d’en écrire une, pour rire et en toute humilité…
    Le reste est dans les paroles.

    Quant à l’orchestration, pas de dilemme : deux guitares, une basse.

    Et ça suffit.

     

      

    "Chanson d'Brassens", paroles et musique: B.Leroux, mai 2020.

    Télécharger « CHANSON D'BRASSENS.mp3 »

     

    Si j’ai voulu écrire

    Une chanson d’Brassens,

    C’est pour me divertir

    Au fond de ma province,

     

    En toute modestie,

    Sans nier la filiation

    Et la mélancolie

    De sa disparition.

     

    Pour parodier le maître

    Sans vouloir l’imiter,

    Il fallait que j’y mette

    Beaucoup d’humilité,

     

    Mais aussi de l’amour

    Teinté de gauloiserie,

    Sans oublier l’humour

    Et les plaisanteries.

     

    2

    Au plan de l’écriture

    Et de la prosodie,

    En termes de culture

    Je me sentais petit,

     

    Et ma guitaristique

    Etait loin de valoir

    Le duo fantastique

    Favreau et Bertola.

     

    Pourtant, pour rendre hommage

    A ce génie des mots

    Il me semblait dommage

    D’y aller pianissimo,

     

    Alors, n’en déplaise aux

    Critiques de tous poils,

    Je me suis pris au mot

    Je me suis mis à poil.

     

    3

    Mais, comme une jolie fleur

    Dans une peau de vache,

    Bientôt j’eus vraiment peur

    Que sainte Cécile se fâche,

     

    Et que mes vers à moi,

    Tournés en dérision

    N’aboutissent qu’à ma

    Mauvaise réputation.

     

    Alors pour faire la fête,

    Pour les copains d’abord,

    Faisant fi des trompettes

    Des juges et les pandores,

     

    J’ai repris ma guitare

    Ma route aux quat’ chansons,

    C’est toujours mieux que faire

    La chasse aux papillons.

     

    4

    Assis sous le grand chêne

    Ou auprès de mon arbre,

    Sur la margelle en marbre

    De la claire fontaine,

     

    J’ai chanté le gorille,

    Et les sabots d’Hélène,

    Et toute la famille

    Jusqu’aux trois capitaines,

     

    Le petit cheval, les a-

    Moureux des bancs publics

    Et la cane de Jea-

    Ne et la femme d’un flic.

     

    Mais même étant le prince,

    Le roi de la chanson,

    Ecrire comme Brassens

    Et sans contrefaçon,

     

    Personne ne le sait,

    Hier comme aujourd’hui,

    Alors il faut écouter ses

    Chansons, et c'est ainsi,

    Et ça suffit.


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  • Douce mélancolie dans un univers restreint…
    Trouver de la beauté dans un printemps par la fenêtre, survolé de cumulus inatteignables.

     

    Le temps d’explorer le clavier jusqu’à ses dernières envolées.

     

     

    "Printemps pandémique", paroles et musique B.Leroux, avril 2020.

    Télécharger « PRINTEMPS PANDEMIQUE2.mp3 »

     

    1

    Le printemps entre dans le vide

    Des appartements confinés,

    Réveillant les pulsions avides

    Des vieillards jusqu’aux nouveaux nés.

     

    Aller et venir, c’est tout un art, art de vivre,

    Tout un poème, un bateau ivre.

     

    2

    Les coronaires pulsent en chœur

    Au rythme des jours et des heures

    Dans l’attente de jours meilleurs,

    De libertés et de bonheurs.

     

    Printemps des douleurs, l’heure de rêver, de rester,

    Sans naviguer coexister.

     

      Instrumental.

     

    3

    Les cirrus et les cumulus

    Circulent dans le bleu de Prusse,

    Loin de ton voyage statique,

    Maladie asymptomatique.

     

    Fête fade et florale, joie du printemps sans sortir,

    Sans navire et sans devenir.

     

    4

    Le printemps a viré en vrille

    Sa sale vérité pandémique,

    Il te reste derrière les grilles

    De mots croisés académiques

     

    L’ennui des longs jours, trop long séjour sans bonjours

    Dans ton séjour ou dans ta cour.


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  • Cloche en terre.Une cloche ne sonne pas si on l’enterre…

    En ces temps de confinement, l’inspiration se tait. Pas de chanson en vue à l’horizon bouché.
    J’en profite pour m’occuper avec cet instrumental. J’ai joué le rythme du début sur des cloches de terre (photo), et j’ai ensuite « brodé » autour avec des guitares wah-wah, un saxo et un harmonica. Une batterie et une basse Jaguar structurent le tout.

    Une musique qui marche et qui court, contrairement à nous, figés dans une histoire qui va trop vite…

     "Cloche en terre", B.Leroux, avril 2020.

     

    Télécharger « CLOCHE EN TERRE.mp3 »


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  •  

     

     

     

     

    Cette chanson est dédiée à Josette, qui a pris cette photo.

     

     

     "Le mouflet", paroles et musique B.Leroux, juin 2019.

     

    1 

    Elle ouvre la porte et regarde,

    Elle est seule, elle a un peu peur,

    Elle se méfie, est sur ses gardes,

    A l’habitude des démarcheurs,

     

    Puis son visage se déride :

    « Ah c’est toi », dit-elle en riant

    Elle ouvre les bras, se décide

    A se retourner en entrant.

     

    2

    Chez elle, ça sent la naphtaline,

    Les roses fanées et le chat,

    Elle fait asseoir, elle fait des mines,

    Thé un peu sec, langues de chat,

     

    Elle dit : « alors, comment ils vont,

    Tes enfants », cherche leur prénom,

    Et comme elle ne les trouve pas

    Me montre des photos du doigt.

     

    3

    Des bébés joufflus y côtoient

    Un monsieur à belles moustaches,

    Une mariée avec un grand gars

    Un môme costumé en apache,

     

    Une maison qui me rappelle

    Des goûters avec mes cousins,

    Un prunier, une balancelle,

    Une cabane au fond du jardin.

     

    4

    Au fond, un gamin me regarde :

    C’est moi, à je ne sais quel âge,

    Je lui dis : « craint que par mégarde

    Ta vie ne passe comme un mirage,

     

    Et que tu te retrouves un jour

    Sans compagnie, et sans amour,

    Quand tu ne pourras plus citer

    Les prénoms de ta parenté ».

     

     Instrumental

     

    5

    Mais le temps passe cependant

    Même dans ce vieil appartement,

    Elle sommeille, semble fatiguée,

    Et il est temps de m’éclipser,

     

    Elle dit : « vient me revoir souvent »,

    Je lui promets, et mentalement,

    Je dis au revoir au mouflet

    Qui est resté dans le cliché.

     

     

     


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  • Le musée.A quoi ressemblera un musée du XXIe siècle ?
    Prenez un ticket…

    Claviers divers, basse-batterie, fanfare de cuivres, puis un ensemble de mandolines, il n’en fallait pas moins pour un tel projet archéologique …

    Restez chez vous, lavez vous les mains et en avant la musique !

     

     "Le musée", paroles et musique B.Leroux, mars 2020.

     

    1

    A l’entrée

    Du musée,

    Il faut avoir le ticket,

    Dans le hall

    Il y a foule,

    La queue devant le tourniquet.

     

    Une époque

    Où les phoques

    Gambadaient sur les glaciers,

    Ca attire

    Ca inspire

    Les visiteurs du monde entier.

     

    Des voitures

    A toute allure

    Foncent sur le périphérique,

    La cité

    Est bornée

    Par un anneau de trafic,

     

    Puis on passe

    Sans angoisse

    Dans la salle des Franciliens,

    Des humains

    Y sont bien

    Dans le métro parisien.

     

    2

    Des messieurs

    Très sérieux

    Maintiennent l’ordre du monde,

    Cravatés,

    Bien rasés,

    Ils distribuent des bonbons,

     

    Ils prédisent,

    Friandises,

    Excellents joueur de fifre,

    Des promesses

    De richesses,

    De croissances z’ à deux chiffres.

     

    Salle suivante,

    Captivante,

    Celle des jeux vidéo,

    Pouponnière

    Singulière

    Des enfants et des ados,

     

    Dans des cirques

    Fantastiques

    Peuplés de dragons vilains,

    Les héros,

    Tous très beaux,

    Ne sont que des lycéens.

     

    3

    Dans la salle

    Des renouvelables,

    Des éoliennes accélèrent,

    Surplombant

    En tournant

    Des arbres en fer peints en vert.

     

    Des badauds

    A vélo

    Avec casque, évidemment,

    Sont joyeux

    Et toussent un peu,

    Dans les fumées d’échappement.

     

    Puis on passe,

    Quelle angoisse,

    Dans la galerie des armées,

    La colombe

    Sous les bombes

    Est complètement déplumée,

     

    Portes avions,

    Explosions,

    Et bombardements divers,

    Nous rappellent

    Sans appel

    Des souvenirs nucléaires.

     

    Instrumental.

     

    4

    A l’entrée

    Du musée,

    Il faut avoir le ticket,

    Dans le hall

    Il y a foule,

    La queue devant le tourniquet.

     

    Une époque

    Où les phoques

    Gambadaient sur les glaciers,

    Ca attire

    Ca inspire

    Les visiteurs du monde entier.

     

    Mais les phoques

    C’est une époque,

    Et les glaciers ont fondu,

    Les vélos,

    Les z’autos,

    Les métros il n’y en a plus,

     

    Les messieurs

    Très sérieux

    Sont des mannequins en cire,

    Et les guerres

    Nucléaires

     

    Ne se font qu’au lance- pierre.


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