•  

    Bienvenue ! J'ai créé ce blog pour faire connaître mes chansons.

    Elles apparaissent de la plus récente à la plus ancienne.

    Quand je travaille en studio, Mon pari est de tout faire moi-même, des textes à l'arrangement, du jeu des instruments (surtout la guitare) au mixage.

     

    Vous y trouverez aussi des vidéos et photos de concerts, réalisés avec Jean Luc Taburet,  

    http://jeanluctaburet.eklablog.com/

    Christian Perrot au piano et Louise Taburet à la voix et percussions.

     

    N'hésitez pas à m'écrire des commentaires, ils me servent à progresser. Bonne écoute!

     


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  • Nous sommes souvent incapables de définir ce qui nous est le plus évident, le plus familier, comme le temps, l’espace ou la vie. C’est à partir de cette idée que j’ai écrit ce texte, que j’ai mis en musique sur une guitare-piano d’Alain Rouby.
    A laquelle j’ai ajouté un violoncelle (doigt et archet), une basse fretless et une guitare espagnole.

    « Ce qu’est », Musique Alain Rouby, paroles Bernard Leroux oct 2018.

    Musique, guitare rythmique, piano : Alain Rouby.
    Paroles, voix, violoncelle, basse, arrangement : Bernard Leroux.

    Je ne sais pas ce qu’est le temps, et pourtant je vis dedans. 

    Je ne sais pas ce qu’est l’espace, et pourtant je change de place.

    Je ne sais pas ce qu’est la vie, et pourtant je suis ici

    Je ne sais pas ce qu’est l’amour, et pourtant je tourne autour

    Je ne sais pas ce qu’est mourir, et pourtant je vais partir.


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  •  Formica et pile wonder.Certains d’entre nous ont la nostalgie de ce monde incarnée par un homme ou une femme dans une cuisine de campagne, sur fond de bruits de basse-cour, qui vous « payent » sans façon un café arrosé et parlent avec vous du quotidien.

    L’accordéon est évidemment la musique qui vient alors à l’esprit, une sorte de danse lente comme les jours qui passent, les saisons qui se suivent.

    C’était vraiment une année d’rin, et la terre est ben basse, comme on dit cheu nous.

     

     Dessin: B.Leroux.

    "Formica et pile Wonder",

    paroles et musique Bernard Leroux, octobre 2018.

    1

    Il me dit d’entrer et de m’asseoir,

    Formica, toile cirée bleue, et Tupperwares,

    Sans m’demander me verse un café

    Avec un coup d’calva, d’autorité.

     

    Seau à charbon et bouteille de gaz bleue,

    Cheminée peinte, un poêle à fuel au milieu,

    Les torchons blancs sèchent autour du tuyau,

    Pile Wonder, et moulin à café Peugeot.

     

    L’horloge triangulaire au mur fait tic tic,

    Le néon au plafond doucement grésille,

    On entend même le compteur électrique,

    La flamme du poêle doucement frétille.

     

    2

    Et puis il sort deux verres en pyrex,

    Verse du vin d’une bouteille en verre vert,

    M’appelle « mon gârs »avec accent circonflexe,

    Il y a du linoléum usé par terre.

     

    L’évier carré avec son petit rideau

    Luit doucement sous le mur à carreaux

    Entre l’interrupteur en porcelaine

    Et une patère avec un gilet en laine.

     

    Un insecte grésille sur le ruban tue-mouches,

    Il y a une gondole sur la télé,

    Dans du plastique les fauteuils sont emballés,

    Il y a des fleurs sur le rideau de douche.

     

    3

    Alors il me montre le jardin,

    Bottes en caoutchouc ou sabots,

    Devant les clapiers à lapins,

    Arrosoir en zinc, robinet vieux tuyau.

     

    Une vieille vigne court sur le poulailler,

    Sur la clôture, boîtes de conserves rouillées,

    Vieux rosier, vieux poirier, vieux prunier,

    Et un compost qu’il appelle : « le bourrier».

     

    La terre est peignée toute dans le même sens,

    Bien désherbée, bêchée, choux bien rangés,

    Tout au fond une guérite goudronnée

    Avec un cœur sur la porte découpé.

     

    4

    Pendant c’temps là du bourg elle est rentrée ,

    Panier en osier, galoches et blouse fleurie,

    Elle dit : « tu vas ben rester à souper »,

    Boîte d’allumettes, gazinière et frichti.

     

    Du buffet à vitres sablées elle sort

    Les assiettes du dimanche, à filets d’or,

    Des verres en Duralex en demi-tonneaux

    Pendant qu’un lapin mijote sur le fourneau.

     

    Casseroles en alu rangées sur le mur,

    Panier à salades, confitures de mûres,

    Deux ronds de serviettes en bois décoré,

    Odeur de soupe de poireaux et de fumée.

     

    « Tire-donc dans l’plat pendant qu’c’est chaud,

    Te crains pas, sers-toi z’en encore,

    Quand on travaille, y faut c’qu’y faut,

    De c’temps la faut êt’ ben du corps. »

     

     « Alors mon gârs qu’es’tu d’viens-t-y,

     

    « Tire-donc dans l’plat pendant qu’c’est chaud ! »

     

     « C’était vrai’ment une année d’rin. »

     

    «  ‘Commence à faire pas chaud déhors,

    Vas don’ pas attraper la mort ».

     


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  • J'ai eu l'honneur d'orchestrer ce titre de Jean Luc, que vous retrouverez sur son site:

    http://jeanluctaburet.eklablog.com/

     


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  • Illustration :  Maurizio Quarello.

    « Le Partisan », texte de Emmanuel D’Astier De La Vignerie, musique d’Anna Marly, écrite à Londres en 1943 et diffusée par la BBC, a été reprise en 1969 par Léonard Cohen, puis par nombre d’autres interprètes. 

    Je la repends à mon tour, à la mémoire de Pierre Leroux, résistant.

    En hommage aussi à ceux qui rencontrent actuellement des obstacles dans leur aide aux migrants réfugiés.

    Il s’agit bien d’une chanson écrite en français, traduite ensuite en Anglais (et non l’inverse). Mais j’avais envie, pour une fois, de la chanter en partie en anglais pour lui laisser la dimension internationale que lui a donné Léonard Cohen, accompagné d’une basse, de trois guitares, d’un accordéon et d’un harmonica.

    "Le Partisan", texte de Emmanuel D’Astier De La Vignerie, musique d’Anna Marly.

    Voix, tous instruments: B.Leroux, 30 septembre 2018.

    When they poured across the border

    I was cautioned to surrender,

    This I could not do,

    I took my gun and vanished.

     

    I have changed my name so often,

    I've lost my wife and children

    But I have many friends,

    And some of them are with me.

     

    An old woman gave us shelter,

    Kept us hidden in the garret,

    Then the soldiers came ;

    She died without a whisper.

     

    There were three of us this morning

    I'm the only one this evening

    But I must go on ;

    The frontiers are my prison.

     

    Oh, the wind, the wind is blowing,

    Through the graves the wind is blowing,

    Freedom soon will come ;

    Then we'll come from the shadows.

     

    Les allemands étaient chez moi,

    Ils m'ont dit : "résigne-toi",

    Mais je n'ai pas pu ;

    J'ai repris mon arme.

     

    J'ai changé cent fois de nom,

    J'ai perdu femme et enfants

    Mais j'ai tant d'amis ;

    J'ai la France entière.

     

    Un vieil homme dans un grenier

    Pour la nuit nous a caché,

    Les allemands l'ont pris ;

    Il est mort sans surprise.

     

    Oh, the wind, the wind is blowing,

    Through the graves the wind is blowing,

    Freedom soon will come ;

    Then we'll come from the shadows.

     

    Oh, le vent, le vent souffle,

    Entre les tombes le vent souffle,

    On nous oubliera,

    Nous rentrerons dans l’ombre.


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  • Astre et désastre.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    "Astre et désastre", paroles et musique Bernard Leroux, septembre 2018.

    1

    La Terre dans l’éther s’achemine,

    Interminable erre quaternaire,

    Orbite lévite qui délimite

    Un mythe multimillénaire.

     

    Mais qu’en a à faire l’enfer

    Du soleil, chaudron séculaire ?

    Chiure de moucheron sur calorifère,

    Terrible creuset tutélaire.

     

    Et à l’opposé une lune

    Lunatique, unicellulaire

    Cède, dans le ciel sans aucune

    Lacune ses dons de lumière.

     

    Tu es supernova, comme un astre,

    Un Casanova pulsionnel,

    Tu exploses et brille dans le ciel

    Puis tu expires, comme un désastre.

     

    2

    Et Mars la rouge bouge sur son aire

    Errant voyage, hors mésosphère

    Qui appelle, d’un signal stellaire

    Comme un fanal, un luminaire.

     

    Jupiter, astre sans terre erre,

    Géante, fessue, napolitaine

    Tempétueuse et solitaire

    Terrible déesse lointaine.

     

    Et, plus loin encore Saturne

    Reine crénelée d’anneaux d’argent

    Saturée de lumière nocturne

    Règne entre ses arceaux changeants.

     

    Tu es supernova, comme un astre,

    Un Jéhovah sempiternel,

    Tu exploses et brille dans le ciel

    Puis tu expires, comme un désastre.

     

    3

    Uranus, géante et glacée

    Sphère soûle, saphir bleuté

    Lente boule roule en orbite

    Bruine de diamants pailletés.

     

    Neptune, douanière méthanière

    Cobalt galbé de l’astrolabe,

    Termine le primordial mystère.

    Bal excentrique, externe balle.

     

    Maïa, Véga et Capella !

    Quasars, pulsars et nébuleuses,

    Milliards de parures de gala

    Tu brilleras telle Bételgueuse.

     

    Tu es supernova, comme un astre,

    Une diva immatérielle,

    Tu exploses et brille dans le ciel

    Puis tu expires, comme un désastre.


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  • Psychanabysses.La psychanalyse nous glisse dans les abysses où s’enlisent des vices qui ne s’assouvissent qu’en crise.

    Pour plonger en plein dans le sujet, voix échantillonnées font le chemin emprunté principalement par la guitare plus tard.

    Le texte est un peu abstrus, excusez l’usage d’expressions peu usités, mais ainsi font les mots pour parler des maux enfouis…

    "Psychanabysses",

                                             paroles et musique Bernard Leroux septembre 2018.

     

    1

    C’était une plongée plombée mais allongée

    Avec un capitaine de sous marin malin

    Dans les abysses bizarres et animées

    D’où émergeaient des jets opaques ou cristallins.

     

    C’était comme un grand garage à garer les barges,

    Une remise en prise avec où l’on se mire,

    C’était comme un autre âge garé dans des décharges,

    Une entreprise de croire des histoires incomprises.

     

    2

    Et l’exploration, explosions d’explications

    Fendait les eaux opaques vers les fonds insondables,

    Scaphandrier leste et lesté, sans direction,

    Fondé à défoncer des fonds insupportables,

     

    Où se montraient des monstres maraudant dans la mer

    Vaseuse et aux fonds vastes où vont de vilains vers

    Qui faisaient remonter des courants d’aire primaire

    Par où passait un passé pesant et amer.

     

    3

    J’allais, ou nous allions, alliés entre ces îles,

    Parfois ou pas parfumés de fumées d’encens,

    Et d’autres fois fourbus par des faits trop futiles

    Qui faisaient perdre pied à pied l’analysant.

     

    On s’enfonçait alors, fonçant dans les fossés

    D’eaux salées abyssales, ainsi celles de la mer,

    Où s’agitent un peu des pleureuses enfoncées

    Sirènes dans la vase, reines des flots amers.

     

    4

    Mais parfois l’effroi faisait place à la folie

    De vivre qui volait vers les vivants viviers,

    Surfant à la surface alors, un mot suffit

    A effectuer ce renflouage de noyés.

     

    Il y avait alors des étincelles de celles

    Qui, révélant l’élan ailé des goélands,

    S’envolaient vers le ciel telles des balancelles

    De ballons, ascensions d’aérostiers lents.

     

    5

    Ô vous les astrolabes, abordages d’étoiles,

    Largages de langages lourds de larges espaces,

    Voyageurs et volages volants, voiles sans toiles,

    Vaisseaux spéciaux précieux défiant les impasses,

     

    Vous les mots, héros, sel de la terre, étincelles,

    Vous les mots moteurs mus par des maux discordants,

    Envolez vous vers le ciel, tels des balancelles

    De ballons, ascensions d’aérostiers ardents !


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  • Vous croyez savoir planter un clou dans un mur. Mais quand vous aurez lu ce mode d’emploi traduit du japonais, du russe et de l’hébreu, vous comprendrez que vous ne saviez pas. Et que votre maison est à reconstruire…

    Sons échantillonnés, piano, basse, guitares et harmonicas martèlent this vérité, hammer cette truth.

     

    "Mode d'emploi", paroles et musique Bernard Leroux,

    aout 2018.

    1)

     

    Se munir d’un marteau et clou,

     

    Et probablement escabeau.

     

    Prendre par poignée le marteau,

     

    Se placer de façon que z’yeux

     

    Soit au niveau de tête du clou.

     

    Tenir le clou avec doigts deux,

     

    Pouce et auriculaire dessous,

     

    Et trois autres doigts ci- dessus,

     

    Pieds légèrement écartés sur

     

    De le sol ou l'escabeau.

     

    2)

    Pour amorcer, tiens le marteau

    A proximité de la cible

    Meilleure la précision possible.

    Frappez par insensiblement.

    Une fois que le clou tient fort

    Les mérites dans le support,

    Lâchez et reculez la main

    Sur le manche de la marteau

    Entre les bouts, à mi chemin

    Puis frappez bien plus fortement.

     

    3)

    Alors se munir d’Arnica,

    De compresse et de sparadrap

    Enduire la doigt d’arnica et

    Soigneusement envelopper.

    Et relever la escabeau,

    Pour niveau du trou ait des yeux.

     

    Si besoin, prendre du mortier,

     

    Une truelle et d’un peu d’eau.


    Rebouchez et laissez sécher

     

    Et recommence juste au milieu.

     

     

    4)

     

    Fournir à un peu de perceuse

     

    Percussion munie d’un foret.

     

    Ayez l'œil sur place pour forer.

     

    Amorcer trou par la tourneuse

     

    De l’extrémité du foret

     

    Appuyer en faisant tourner

     

    La perceuse rapide sur elle-même.

     

    Cesser dès que voyez fumée

     

    Sur le mur ou dans la perceuse.

     

    Soignez blessures éventuelles.

     

     

    5)

     

    Après les premiers soins et les

     

    Rendez-vous qui est médical,

     

    Rebouchez le trou comme normal.

     

    Louer de chantier burineuse

     

    Et une bétonnière de loyer.

     

    Mettre casque sécurité.

     

    Gardez téléphone allumé

     

    Dans une poche bien fermée.

     

    Tenez burineur mitrailleuse,

     

    Faites la prière et appuyez.

     

     

    6)

    Tentez sortir vous des décombres,

     

    Si pas possible un proche appelez

     

    Avec le cellulaire portable,

     

    Si vous vous supposez blessé,

     

    Appelez service médical

     

    Ou encore les brigades pompiers,

     

    Si vous succès de relever,

     

    Chargez bétonnière de mortier,

     

    Construire nouvellement maison.

     

    Par l’échafaudage commencez.


    Pour cela,

    se munir d’un marteau et clou…


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  • Pas le choix.Nos vies sont faites d’instants souvent remplis de pas grand-chose et parfois d'ennui, où, malgré notre gros cerveau, nous ne parvenons par toujours à trouver un sens, non pas le sens de ce qui nous échappe, mais le sens de nos choix. 

    Y compris quand nous choisissons de nous laisser bercer (endormir, hypnotiser, enivrer, abrutir...) par tout ce qui nous détourne de l'essentiel : quel sens je veux donner à ma vie.

    Nous sommes partis d’une composition à la guitare d’Alain Rouby, à laquelle j’ai ajouté une basse, de la derbouka, et à partir de l’instrumental du violoncelle, au doigt et à l’archet.

    "Pas le choix", musique Alain Rouby/Bernard Leroux, paroles Bernard Leroux, aout 2018.

    1

    Une rengaine stupide tourne dans ta tête,

    Une émission de jeu, les chiffres et les lettres,

    Le couloir d’une maison de retraite,

    Un repas de famille où on ne parle pas,

    Pourquoi c’est comme ça, tu ne le sais pas.

    Les jeux de cartes, une Opel Vectra,

    Pourquoi c’est comme ça, tu n’a pas le choix.

     

    2

    Une nuit d’insomnie de vide et d’ennui,

    Une rue de banlieue triste l’après midi,

    Le dimanche soir, un devoir à faire pour lundi,

    Un centre commercial fermé, froid et livide,

    Pourquoi c’est comme ça, tu ne le sais pas.

    Un autobus municipal presque vide,

    Pourquoi c’est comme ça, tu n’a pas le choix.

     

    3

    La pluie fine qui tombe depuis trois journées,

    Les programmes de la télé en été,

    Le manuel d’un mixeur, d’un fer à repasser,

    Une étude de faisabilité,

    Pourquoi c’est comme ça, tu ne le sais pas.

    Une publicité pour une machine à café,

    Pourquoi c’est comme ça, tu n’a pas le choix.

     

    4

    Une cité de HLM, barres brutales,

    Une salle d’attente de docteur ou d’hôpital,

    La voix qui cherche ton correspondant au téléphone,

    La voix qui cherche le sens de ta vie est aphone,

    Pourquoi c’est comme ça, tu n’a pas le choix.

    Tu as cent milliards de neurones dans l’esprit,

    Pourquoi tu fais ça, tu n’a pas le droit.

     

     Instrumental

     

    5

    Pourquoi c’est comme ça, tu ne le sais pas.

    Tu as cent milliards de neurones dans l’esprit,

    Pourquoi tu fais ça, tu n’a pas le droit.

    Tu n’as pas le choix, ou

    Tu ne le sais pas

    Tu n’as pas le choix, ou

    tu n’a pas le droit. (ad lib)


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  • Si t'es cité.Quant on a vécu longtemps dans une ville, chaque rue, chaque place est porteuse d’un ou plusieurs souvenirs, de sorte qu’une promenade devient un voyage dans le temps, y compris les temps des amours.
    Joie et nostalgie s’y mêlent, comme dans le jazz « manouche » que j’ai (essayé d’) utiliser ici, avec une rythmique de guitares très marquée, et en introduisant le sax et la clarinette.

    "Si t'es cité", paroles et musique Bernard Leroux juillet 2018.

    1

    Dans ce jardin

    Je passais le soir,

    En rentrant des classes,

    Du bahut.

    Sur cette place,

    J’ai connu la grâce,

    D’une rencontre inattendue.


    Dans cette ruelle,

    Où ça s’est passé,

    Elle était belle,

    Je l’ai enlacée,

    Je me suis perdu

    Au fond d’une impasse,

    Un amour qui passe

    Chagrin éperdu.

     

    2

    Dans cette rue

    J’ai connu l’angoisse,

    Temps qui passe

    Ne reviendra plus.

    Et je repasse

    Sur cette avenue,

    Sur la glace

    Des malentendus.

     

    Temps heureux,

    Ou temps révolus,

    Coléreux

    Ou bien détendus,

    Complicité

    Au fond d’un café,

    Solitude

    Sur fond d’habitudes.

     

    3

    Près de ce square

    Je l’ai retrouvée,

    Elle était très intimidée.

    Ses yeux étaient

    Comme deux perles rares,

    Et le soir

    Je l’ai embrassée.

     

    Les statues

    De l’avenue

    Chantaient en chœur

    Notre bonheur,

    L’éternité

    De la cité

    Nous dictait

    La félicité.

     

    4

    La vie est comme

    Une voie, un chemin,

    Que l’on soit un homme

    Un gamin,

    Une avenue

    Là où est venue

    La déesse tant attendue,

     

    Voie expresse

    Ou restée sur place.

    Temps urbains

    Et temps incertains,

    Route sage,

    Chemin de halage,

    Autoroute

    Rapide ou déroute,

     

    Temps heureux,

    Ou temps révolus,

    Coléreux

    Ou bien détendus,

    Eternité

    De la cité,

    La ville est

    Le décor d’aimer.


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