1 Il était une fois
Un meunier qui a-
Vait trois frères.
Quand il a clamsé,
Il leur a légué
Ses affaires.
Au premier l’moulin,
Au second l’bourrin,
Au troisième
Un matou rusé,
Même pas d’quoi gagner
Sa misère.
2 Le matou conseille
Dans le creux d’ l’oreille
A son boss
De s’baquer à poil,
Là où passe le royal
Carrosse.
Y brame : « au secours !
L’marquis d’Caraba coule
Dans la flotte ! »
Il avait planqué
Les fringues de c’dernier
Dans ses bottes.
3 Le roi fait r’pêcher
L’faux marquis mouillé
Et l’habille
Comme un vrai p’tit prince,
Et sa fille en pince
Pour sa bille.
C’était une bombasse
De toute première classe
Pleine de maille,
Mais Sa Majesté
Avait un œil sur
La joncaille.
4 Puis, le chat menteur
Dit aux laboureurs
Qu’étaient là
De dire au daron
Qu’ les champs étaient à
Son patron.
Dans le château d’un
Ogre, un gros rupin
Ils déboulent,
Il était très con
Et s’changeait en lion
Ou en poule.
5 Juste pour la galerie
L’ogre se travestit
En souris,
Alors le chaton
Le croque pour de bon
Mais quel con !
Puis il fait entrer
L’roi et la mousmé
Au château,
Et fait un mytho
Qu’ c’est Caraba qu’est
L’proprio.
6 Alors son altesse
Marie la princesse
Au pseudo
Marquis d’Caraba,
Mon œil et c’est ça
Qu’est très beau.
L’matou est nommé
Lèche-bottes attitré
Du souverain
Et s’fait des souris
Comme font aujourd’hui
Les rupins.
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