« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent des monstres. »
Antonio Gramsci. On ne peut mieux décrire notre époque. Une réalité qu’il vaut mieux oublier de temps en temps en contemplant la mer, sous peine de devenir fou…
1
Quand de bas et lourds nuages
Oblitèrent l’horizon,
Chargés de très noirs présages
Prometteurs de trahisons,
Des hommes dépourvus de cœur
Se lèvent et parlent soudain
Pour se proclamer vainqueurs
Et diriger nos destins.
Viens, oublions les on-dits,
Éteignons la radio, les réseaux,
La mer ce soir resplendit
Et le fera tant qu’il y aura de l’eau.
2
Ils disent que les terroristes
Sont ceux qui parlent du temps,
Scientifiques pessimistes,
Agitateurs militants,
Et que les hommes richissimes
Qui veillent sur notre salut
Gouvernent mieux leurs usines
Que ne le font les élus.
Viens, oublions tout ce bruit
Oublions juste pour aujourd’hui,
Le ciel brille sur la mer
Et le fera tant qu’il y aura de l’air.