Voilà ce que ça m'inspire :<br />
La rime n'est pas morte qui mélange les assonances et les consonances, les signifiés insignifiants qui se traînent et s'étreignent pour dire, entre les lignes, le souffle de la vie qui passe de l'un à l'autre, l'air que nous respirons qui se métamorphose en cri, en chant, en conte ou en mensonge.<br />
Air qui passe de l'un à l'autre, que je respire après Adolphe, Donald, Vladimir, qui me donnent envie de vomir, mais aussi Martin, Marie, Simone, Émile, et tant d'autres qui lancent pour toujours leurs messages de paix et de respect. <br />
Respire, le pire est ailleurs, dans la barbarie qui semble ne jamais s'éteindre tant va l'homme dans sa jalousie, sa bêtise et sa vanité. <br />
Et le champ de la terre qui nous nourrit, et qui ne cherche rien d'autre que d'être terre et de nous accueillir quand nous devrons nous taire à jamais dans son sein. <br />
Le sein de la femme qui porte l'humanité. <br />
Elles, mères, proches du rivage, qui savent où se perdent les marins maris quand ils partent en mer et qui prient avec elles que le ventre noir ne les emportent et que le souffle du vent les ramènent au port. <br />
Les ramènent à a vie.