Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Culcendron.

Publié le 8 Mars 2025 par bernardleroux

Publicité

Le saviez vous ? Dans le texte original de Charles Perrault (1697), Cendrillon s’appelle en réalité « Culcendron »…

Le reste de ma réécriture est d’une forme plus… populaire.

Mais la morale de Perrault à propos de ce qu’on appelle « le piston » reste très actuelle :

« C’est sans doute un grand avantage, D’avoir de l’esprit, du courage, De la naissance, du bon sens, Et d’autres semblables talents, Qu’on reçoit du Ciel en partage ; Mais vous aurez beau les avoir, Pour votre avancement ce seront choses vaines, Si vous n’avez, pour les faire valoir, Ou des parrains ou des marraines. » (C.Perrault, 1697).

1

Y’avait une fois une gonzesse,

Son dabe avait largué sa

Daronne pour s’faire sa maîtresse

Et s’coltiner ses deux filles,

Et parce qu’ elle kiffait ça,

S’asseoir dans les escarbilles,

Elles l’appelèrent Culcendron.

 

Comme sa belle doche pouvait pas

La blairer, elle l’obligea

A faire les corvées d’ cuisine,

Et même repasser les jeans

De ses deux quasi-frangines.

Et elle la f’sait roupiller

Sur une paillasse défoncée.

 

2

Un fils à papa local

Qui était plutôt pas mal

Organisa une fiesta

Pour se pécho une nana.

Les deux frangines excitées

Ne se sentent plus pisser,

Et commencent à se saper.

 

Culcendron, l’avait saumâtre

Des vacheries de sa marâtre.

Elle alla cafter à sa

Marraine qui changea ses hardes

En Chanel, et ses galoches

En pompes en verre, très moches

Pour qu’elle soit stylée bien hard.

 

3

Elle part, se sentant pas d’ joie,

Direct à la teuf princière.

Les deux teignes la calculent pas :

Elle a pas d’ cendre au derrière.

Elle pécho l’ fils à papa

Qui lui file des agrumes

Qui coûtaient une fortune.

 

A force de faire l’hystérique,

Elle en oublie l’carillon.

A minuit, elle panique

En paumant un bottillon.

Lui, le chope en s’demandant

Si cette meuf c’est une chinoise

Pour avoir les pieds si nazes.

 

4

Elle rentre en loucedé, en hardes

Et le cul dans sa citrouille,

Les deux sœurs rappliquent, bavardent

Que le beau prince a la trouille

De pas r’trouver la vicelarde

Qui l’a pris pour un crétin

En paumant un escarpin.

 

Y dit que si une gonzesse

Avait des minis z’arpions

Il en ferait sa princesse.

Quand c’est l’tour à Culcendron,

Çà passe crème, et c’est fastoche

Pisqu’ qu’elle a l’aut’ dans sa poche.

Les deux teignes, elles sont marron.

 

5

Du coup, le prince la marie

Sans lui demander son avis,

Comme ça s’fait plus aujourd’hui.

Pour se venger des pétasses,

Elle les marie à des crasses

De gentilshommes crétins

Cocufiés dès le lendemain.


Morale : vaut mieux des p’tites pinces

Quand on veut pécho un prince

Qu’être la fille d’une bombasse.

Publicité
Commenter cet article
C
Dans la haute aristocratie, la pompe occupe une place très importante...
Répondre
B
Oui, il vaut mieux y avoir des chausses sures.
Publicité