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The final dance.

Publié le 10 Novembre 2016 par bernardleroux

Retour au jazz pour cette danse, avec pour instrument central le piano. En 1912, un pianiste, accompagné par une contrebasse, une batterie aux balais et une guitare jazz s’éprend d’une jolie danseuse. On me pardonnera l’intervention d’un orgue Hammond, inventé seulement dans les années 30…

 

"The final dance", paroles et musique Bernard Leroux.

 

 

1

Assis sur la banquette,

Par-dessus le piano,

Je la vois devant moi

Au bar du paquebot.

 

J’aligne les accords

Puisque c’est mon métier,

Je vois son joli corps

Gentiment onduler.

 

Je me demande comment

Faire pour lui parler :

Je dois, pour le moment

Jouer sans m’arrêter.

 

Le parquet bouge à peine

Comme s’il voulait danser,

Je sens un peu l’ébène

Et l’ivoire tanguer.

 

2

Les franges de sa robe,

Sa course autour du globe,

Tout cela me transpor-

Te loin de tous les ports

 

Où doucement elle danse

Avec un vieil amant,

Et mes deux mains balancent

Avec le bâtiment.

 

Si j’arrête les larmes

De mes touches nacrées,

Je briserai le charme

De cette fin de soirée,

 

Mais si je ne fais rien

Que jouer sans arrêter,

Elle s’en ira demain

Sans même me regarder.

 

3

Alors pour faire le beau,

Capter son attention,

J’accélère le tempo,

Je change de partition :

 

Le slow devient tango

Imperceptiblement

Et je vois aussitôt

S’épuiser son amant.

 

Découragé, il part

Boire un whisky au bar

Cependant qu’elle s’approche

De mes quadruples croches.

 

Je lui dis des « je t’aime »

Avec mes triolets

Attendant qu’elle m’entraîne

Dans son sillage ambré.

 

 Instrumental.

 

4

Ses longs cils cachent encore

Son regard flou qui erre

Sur mes mains qui explorent

Le clavier pour lui plaire.

 

Elle traverse la scène

Et, s’approchant à peine,

Elle chuchote à demi:

“Please play again For me”

 

Et enfin elle m’achève

D’un regard presque mauve

Qui me donne la fièvre

Et le clavier se sauve.

 

Et l’univers chavire,

Et notre histoire prend l’eau,

Pendant que le navire

Coule avec le piano.

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J
Le whisky du vieil amant a été servi avec un glaçon de taille conséquente … un tableau qui nous replonge dans le passé … où l’on voit un musicien submergé par le charme et la beauté … la danseuse s’est-elle avancée vers lui d’un pas chaloupé … ?<br /> Bravo Bernard !
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T
Quelle tendresse,    Ha le pouvoir des femmes et de leur charme !!!  Elles arrivent à vous faire chavirer Messieurs !!!<br /> Bravo pour cette joie réalisation<br /> A très vite<br />  
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