Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Mon père.

Publié le 8 Avril 2019 par bernardleroux


Un fils répond à une lettre. On devinera la teneur de celle-ci à cette réponse.

 

En prise avec une actualité tragique, Cette chanson essaie de donner voix à ceux qui se sont tus pendant des générations et osent aujourd’hui parler.

Orchestration minimale au début : piano, basse et violoncelle. Les cordes, à la fin, sont des sons échantillonnés.

 

Ecouter « 11 MON PERE.mp3 »

 "Mon père", paroles et musique B.Leroux, avril 2019.

1

Père, je réponds à votre lettre

En souvenir des jours infâmes

Quand, lorsque vous étiez mon maître,

Vous vous occupiez de mon âme.

 

Vous me demandez mon pardon,

Ce que vous associez, sans rire,

A la notion de repentir,

Et au culte de Cupidon.


Coupable, je ne le suis pas,

Pourtant, je l’ai été, mon père,

Coupable de n’être qu’un paria

Au pays des enfants, mes pairs.

 

2

Coupable de ne rien comprendre,

Coupable de me sentir souillé,

De ne pas pouvoir en parler,

Un monde de douleur et de cendres.

 

Car vous m’avez sali, mon père,

Sali aux yeux des saints de plâtre,

Aux yeux des bigotes idolâtres

Et jusqu’aux yeux de Dieu le père.

 

Et c’est pourquoi l’absolution

Que maintenant vous quémandez

Devient une condamnation,

Je ne vous pardonnerai jamais.

 

3

Je ne vous pardonne pas, mon père,

Et votre dieu, votre compère

Qui est partout, mais n’a rien vu,

A cause de vous, je n’y crois plus.

 

J’espère que vous, vous y croyez

Et que vous croyez à l’enfer,

Et je vous souhaite d’y brûler

Puisque rien ne peut se défaire.

 

Je vous souhaite cette éternité,

A vous, et aussi à vos frères,

A tous ceux qui ont profité

De l’enfance et du laisser-faire.

 

4

Quand vous aurez enfin compris

Que la loi des prédicateurs

Ou bien celle du Saint-Esprit

N’est pas celle des procureurs,

 

Le châtiment sera léger

Près de ce que, moi, j’ai brûlé,

Et vous aurez quelques années

A l’abri d’un pénitencier

 

Pour prier Dieu défiguré

Qu’il vous pardonne, parce que moi,

Je vous dis juste adieu, curé.

Heureusement, vous n’êtes pas

 

mon père. 

Publicité
Publicité
Commenter cet article
A
Ignominie de celui qui se fait appeler "mon père", qui devrait d'autant plus mériter le respect du à l'innocence des enfants...<br /> Enfin condamnés, les pédophiles ils vont peut-être quitter les institutions qui jusque là fermaient les yeux sur leurs crimes...<br /> Un peu de propreté de fera pas de mal.<br />  <br />  
Répondre
J
Ces crimes, le silence et l'inertie des "autorités religieuses" sont une abomination ! 
Répondre
Publicité