Tout, même ce qui paraît éternel, les montagnes, océans, étoiles galaxies, tout est appelé à disparaître, selon une loi universelle qu’on appelle : l’entropie. Ça n’est qu’une question de temps.
Notre vie consiste essentiellement à remettre en ordre tout ce qui se désorganise, veut retourner au néant. Et chacun de nous sait qu’il y retournera : "Tu es poussière… "
C’est cette marche implacable que j’ai voulu décrire avec une musique rythmée et martiale : violons, violoncelle, percussions et guitare.
Synthétiseurs : percussions, cordes.
Ecouter « 6 ENTROPIE.mp3 » (clic droit puis "ouvrir le lien dans un nouvel onglet")
Tout s’écroule, se dissous, se disperse, se corrompt,
Rien ne reste pareil, tout change et évolue,
Tout revient à son état primaire, se fond,
Rien ne reste ce qu’il est, et tout se dilue.
Tout est une construction voulue ou non, fragile,
Rien ne reste immobile, intègre pour toujours,
Tout s’effondre, s’effrite, terres, continents et îles,
Rien de ce que nous sommes, nos pensées, nos amours.
Tout ce que nous faisons essaie d’y remédier,
Rien de ce que nous réalisons n’est pérenne,
Tout vise à sauver ce que nous avons créé
Rien n’y parvient vraiment, tout finit en géhenne.
Tout comme la mer qui mange la plage sans cesse,
Rien n’arrête le temps qui grignote nos vies,
Tout, espace, eau, air, et tempêtes vengeresses,
Rien n’est épargné, rien n’est jamais assouvi.
