Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Chanson démodée.

Publié le 9 Janvier 2017 par bernardleroux

Chanson démodée.Cette chanson est une expérience, à deux titres : musicalement, tous les sons sont des bruits enregistrés chez moi, et le texte est écrit à partir de mots et expressions des années 60.

Pour faire de la musique avec des bruits, j’ai utilisé un échantillonneur, c’est une machine qui peut renvoyer n’importe quel son enregistré vers un clavier, ce qui permet de jouer par exemple de la grille de frigo ou du bol à café. J’ai utilisé une boule d’escalier, un chaudron en cuivre, un bol, des verres, un frigo, une corbeille à papier métallique, des radiateurs, une ardoise d’écolier (la grosse caisse), et mon propre souffle…

Ca donne de la « musique moderne », comme on disait dans les années 60…

 

  "Chanson démodée", paroles et musique Bernard Leroux, janvier 2017.

1

Je me suis levé, et zou !

Après un passage aux waters,

J’ai été me débarbouiller

Puis j’ai mis mon maillot de corps,

Une chemisette, une culotte en Tergal

Un chandail et un veston.  

 

Je suis passé à la cuisine

Dans le buffet en formica,

Entre le litre de vin de table

Et la bière de ménage Valstar

Achetés aux comptoirs modernes

J’ai trouvé un pain de deux livres.

 

2

J’ai pris mon auto, une Dauphine,

C’est mieux que d’ prendre le trolley,

J’ai gratté un vélo qui lambinait

(En moins de deux, sapristi !)

Et comme c’était potron-minet,

Je me suis mis en code.

 

J’allai chez ma fiancée,

Avec qui je vais convoler,

On fera une surboum

Avec des quarante cinq tours

Mis sur le pick-up Teppaz,

Et un gueuleton épatant !

 

(Mais on fera pas trop d’potin).

 

3

Ma belle-mère me fiche la frousse :

 « Pas de flirt avant la nuit de noces ».

Mais je ne suis ni un inverti,

Ni un blouson-noir, ni une petite frappe,

Je ne cherche qu’une ménagère

Pour tenir mon intérieur.

 

Ce qui ne m’empêchera pas,

Histoire de feinter un peu,

De me jeter de temps en temps

Un glass dans le coco au café

Avec un poteau un peu zazou,

Histoire de faire la nouba.

 

(Eh, doucement les basses !)

 

4

Mais, c’est sûr, après la noce,

Je me rangerai des voitures.

Je mettrai mon complet en Tergal,

Et elle sa gaine, sa combinaison,

Son plus beau paletot,

Une mise en plis sur sa permanente,

 

On ira écouter sur du jase,

Ou alors de la grande musique

Et elle mettra son renard,

Et puis moi ma chevalière,

Ma gabardine ou mon pardessus,

On sera chic, on aura du chien.

 

(C’est une chic fille, elle est pas rosse).

 

5

Grâce à la méthode Ogino

On aura beaucoup d’ marmots,

Ca coûte, les barboteuses,

Les socquettes, les chemisettes,

Les sandalettes, les tricots de peau,

Les cache-col et les souliers,

 

Et, pour l’école les sarreaux,

Les plumes Sergent-major,

Les crayons de bois, les culottes courtes,

Les cahiers du jour et de brouillon

Surtout si on veut, ma chère,

D’ la qualité d’avant-guerre.

 

(Et puis ils passeront leur bachot.)

 

6

A la Noël, il faut faire des emplettes,

Des joujoux en matière-plastique,

Un nouveau transistor à piles,

Un pick-up, des microsillons

Un Kodak pour moi, un mixère

Ou pour madame, un Frigidaire

 

Une bécane à vitesses pour le grand

Avec un boyau de rechange,

Et pour la petite des scoubidous,

Un bébé en celluloïd,

Tout cela ne se trouve pas

Dans un baril de Bonux.

 

(C’est plus cher avec les nouveaux francs.)

 

7

On partira en congés payés,

Avec une motocyclette,

Puis une auto ou en chemin de fer,

Avec une loco à vapeur

Pour aller en villégiature

Ils en font la réclame dans le poste.

 

Mais il ne faut aller dans l’eau

Que deux heures après manger

Sous peine d’hydrocution,

Et se méfier de l’eau du robinet

C’est à cause de la polio :

On a vite fait d’attraper (t’as pigé ?) des microbes.

 

(Bon sang, c’est ça qui s’rait ballot.)

Publicité
Publicité
Commenter cet article
B
A rouby<br /> c'est qu'elle est plutôt bath, cette chanson-là, avec sa musique dézinguée. Mais elle est quand même un poil vachement déstructurée, j'suis comme une poule sans son oeuf, j'y retrouve pas mes poussins ! Pour dire, je serais bien incapable de dire dans quelle tonalité tu travailles, et dans quel rythme on s'trouve. Bon, je suppose que c'est pas grave. Mais j'suis un peu d'accord avec d'autres commentateurs qui dissent que le chant est peut-être parfois un peu en retrait, masqué par les... bruits ; ce qui me semble dommage, parce que ça rompt l'intensité dramatique (au profit toutefois de la cadence hypnotique) ; heu... ou l'inverse... Bises, continue les gros délires, ça déménage et fait rêver. Alain
Répondre
J
Où la batterie de cuisine prend tout son sens musical ... quand le passé nous semble étrange et lointain … ça me rappelle mon Solex et mes années bahut !<br /> Bravo, Bernard, pour cette exploration dans la musique et le temps !
Répondre
B
<br /> 1<br /> Rouby<br /> Il y a 2 heures   <br /> <br /> Salut mon Bernard, pas eu le temps d'écouter, mais les paroles sont sensass. Bises
Répondre
P
Elle est marrante, cette chanson ! Je l'ai écoutée sur mon pc et ta voix était plutôt en second plan, les différents bruits d'ustensiles étaient plus forts ; est-ce un choix de ta part ?<br /> Bises<br /> Patricia
Répondre
Publicité