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Quand j'y pense.

Publié le 2 Août 2025 par bernardleroux

l y a du monde dans notre tête, toute sorte de gens qui commentent nos gestes et pensées : « et qu’aurait dit untel ? Et tel autre? » De tel ami au Général De Gaulle, de Napoléon à telle voisine, et jusqu’à Dieu en personne, nous portons en nous des discours qui nous ont construisent en tant qu’animaux parlants. De temps en temps, nous aimerions qu’ils nous laissent nous reposer… Arrangé avec de vrai instrument, sans le concours d’une I.A.

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1

Y’a pas mal de gens dans ma tête,

Certains futés et d’autres bêtes,

Certains que j’aime et d’autres non,

Est ce bien normal, oui ou non ?

 

Y’a une foule dans ma boîte crânienne,

Des tas de gens qui vont et viennent,

Depuis le jour où je naquis,

C’est toute une faune, un vrai maquis.

 

Tous ces gens là se bousculent,

Encombrants ou minuscules,

Pour m’aimer ou me haïr,

M’aider ou bien me trahir.

 

Anecdotiques, essentiels,

Profonds ou superficiels,

Iconiques ou simples images,

Permanents ou de passage.

 

2

Y’a toute une faune dans mes neurones,

Toute une foule de personnes

Qui vont et viennent jour après jour,

Porteuses de haine ou d’amour

 

Certaines ont une place centrale,

Comme des tribuns sur une estrade,

D’autres ne viennent pas souvent,

Pas plus d’une ou deux fois par ans,

 

Ils ont construit mon langage,

Ont apporté leur bagage,

Ont fait d’moi un animal

Qui, tout en chantant, vous parle,

 

Pertinents, indispensables,

Ou bien monstres redoutables,

Figurants ou premiers rôles,

Chansons, musique et paroles.

 

3

Il y a du monde sous ma tignasse,

Des gens vulgaires et d’autres classe,

Certains sont doctes et très sérieux,

D’autres bavards ou silencieux,

 

Y’en a qui sont peu fréquentables,

Hitler, Staline, le timonier Mao,

Et d’autres illustres, indispensables,

D’Émile Zola, au père Hugo.

 

Qu’ils soit humbles comme ma concierge

Ou sacrés comme la sainte vierge,

Leur présence m’ influence,

Obtusion ou clairvoyance,

 

Mais s’ils faisaient abstinence

De temps en temps, en silence,

Ça me ferait des vacances

De n’plus penser, quand j’y pense.

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J
Du beau travail travail, Bernard ! On songe à Brassens mais je pense surtout à votre style bien singulier que j'ai eu l'occasion d'écouter vie votre blog et You Tube .Jolie musique, voix affirmée et un texte bien construit et qui pose des questions en forme de réflexions intérieures pas piqués des hannetons.
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B
Merci!<br /> Etre un peu piqué, même pas par les hannetons, ça aide...
H
J'aime beaucoup, le texte bien balancé, et la musique qui chaloupe, comme l'oncle Georges nous a appris à le faire, un petit navire qui avance sur la mer incertaine, de son allure régulière, on regarde le paysage..<br /> Voyage intérieur -rieur- rencontre avec les différents nous en nous, on se penche sur le bord de nos constitutions : de quoi, et surtout de qui sommes-nous constitués ? Qui parle, qui pense ?<br /> Moi, ta chanson, à part de tirer un sourire complice à partir de tes clins d'oeils (des clins d'yeux ?) me fait penser (!) à ces gens que j'entends au café du commerce affirmer leurs « opinions », avec force conviction... <br /> Qui parle, qui pense ? Je ne vais plus au café du commerce, trop de bruit dans les oreilles, trop de répétitions dans ma tête qui se veulent être de déclarations d'existence. <br /> Et ailleurs, au contraire, c'est tellement génial d'entendre les gens nous parler qui ne sont plus là, mais qui s'adressaient à nous à travers leurs texte, ça, j'adore y penser (!).<br /> Merci Georges, merci Bernard
Répondre
B
Oui, c'est un titre très Brassens esque!<br /> Est ce que ce que nous pensons serait une synthèse de choses entendues? Un peu comme ce que fait l'I.A. ... (dont je ne me suis pas servi, je le répète, pour aucun des mes titres) ...
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