• C'est mon lot.Peut être vous est-il arrivé, en voyant la pile de cartons lors d’un déménagement, de vous sentir encombré, étouffé par les objets que nous entassons autour de nous au cours d’une vie. C’est ce qui m’a inspiré cette chanson à tendance Jazz, avec batterie, basse, banjo, piano, piano Rhodes, orgue Hammond, guitares et chœurs…

     

     

     

     

     "C'est mon lot", paroles et musique Bernard Leroux, nov 2016.

    1

    Un matin je me suis levé,

    Avec la tête dans le vécu,

    Ma dernière nuit avait sonné,

    La vie était un malentendu,

     

    Une mule m’a échappé

    Mais la carpette a aspiré mon pied,

    Et bien sûr je me suis étalé

    En entraînant la lampe de chevet,

     

    J’en ai marre de tous ces objets

    Qui m’encombrent, qui me font marcher,

    Ils me font tourner en bourrique

    Avec leurs tendances hystériques.

     

    2

    L’ordinateur avec lequel j’écris

    Ne fait rien de ce que je lui dis,

    Il bloque les touches sur « majuscule »

    Pour me couvrir de ridicule,

     

    Quand je clique sur un dossier

    Il s’assoit dessus, tout simplement,

    C’est comme s’il rigolait

    De toutes ses touches méchamment,

     

    J’en ai marre de l’informatique

    Qui me fait tourner en bourrique,

    Qui bogue, qui plante et qui freeze,

    Et qui ne fait que des bêtises.

     

    3

    Sans parler des poignées de porte

    Qui m’agrippent les habits,

    Du frigo qui ronfle la nuit

    Et de la chasse d’eau qui clapote,

     

    Le crayon qui tombe, mine de rien,

    La gomme qui n’efface pas bien,

    Les valises qui se font la malle

    Et les prises femelles qui font mal,

     

    J’en ai marre de tous ces machins

    Qui encombrent mon quotidien,

    Jusqu’aux choses qui prennent la poussière

    Sournoisement, sur les étagères.

     

    4

    Le téléphone sonne toujours

    Exprès quand je suis occupé,

    Quand j’ai les mains sales ou mouillées,

    Quand je suis au jardin, dans la cour,

     

    La télé s’éteint inopinément

    Juste au moment où le méchant

    Va être appréhendé par l’inspecteur,

    J’peux plus encadrer l’téléviseur,

     

    J’en ai marre de tous ces objets,

    Un jour, je vais m’en débarrasser,

    Mais quand j’donne un carton à Emmaüs

    Il en pousse trois, c’est comme des virus !

     

    solo

     

    J’en ai marre de tous ces machins,

    De ces bidules, ces trucs ces engins,

    De ces gadgets, de ces bibelots,

    Mais faut bien vivre avec, c’est mon lot.


    3 commentaires
  • Retour au jazz pour cette danse, avec pour instrument central le piano. En 1912, un pianiste, accompagné par une contrebasse, une batterie aux balais et une guitare jazz s’éprend d’une jolie danseuse. On me pardonnera l’intervention d’un orgue Hammond, inventé seulement dans les années 30…

     

    "The final dance", paroles et musique Bernard Leroux.

     

     

    1

    Assis sur la banquette,

    Par-dessus le piano,

    Je la vois devant moi

    Au bar du paquebot.

     

    J’aligne les accords

    Puisque c’est mon métier,

    Je vois son joli corps

    Gentiment onduler.

     

    Je me demande comment

    Faire pour lui parler :

    Je dois, pour le moment

    Jouer sans m’arrêter.

     

    Le parquet bouge à peine

    Comme s’il voulait danser,

    Je sens un peu l’ébène

    Et l’ivoire tanguer.

     

    2

    Les franges de sa robe,

    Sa course autour du globe,

    Tout cela me transpor-

    Te loin de tous les ports

     

    Où doucement elle danse

    Avec un vieil amant,

    Et mes deux mains balancent

    Avec le bâtiment.

     

    Si j’arrête les larmes

    De mes touches nacrées,

    Je briserai le charme

    De cette fin de soirée,

     

    Mais si je ne fais rien

    Que jouer sans arrêter,

    Elle s’en ira demain

    Sans même me regarder.

     

    3

    Alors pour faire le beau,

    Capter son attention,

    J’accélère le tempo,

    Je change de partition :

     

    Le slow devient tango

    Imperceptiblement

    Et je vois aussitôt

    S’épuiser son amant.

     

    Découragé, il part

    Boire un whisky au bar

    Cependant qu’elle s’approche

    De mes quadruples croches.

     

    Je lui dis des « je t’aime »

    Avec mes triolets

    Attendant qu’elle m’entraîne

    Dans son sillage ambré.

     

     Instrumental.

     

    4

    Ses longs cils cachent encore

    Son regard flou qui erre

    Sur mes mains qui explorent

    Le clavier pour lui plaire.

     

    Elle traverse la scène

    Et, s’approchant à peine,

    Elle chuchote à demi:

    “Please play again For me”

     

    Et enfin elle m’achève

    D’un regard presque mauve

    Qui me donne la fièvre

    Et le clavier se sauve.

     

    Et l’univers chavire,

    Et notre histoire prend l’eau,

    Pendant que le navire

    Coule avec le piano.


    3 commentaires
  • La vie est comme une marche dont on ne connaît pas le but. C’est cette idée qui m’a inspiré cette musique rythmée avec un arrangement basse/batterie, des guitares folk, un orgue Hammond et divers soli de guitare, sèche et électrique. Et un peu d’harmonica.

     

     

     

    "Marche", paroles et musique: Bernard Leroux.

    1

    Marche depuis longtemps,

    Marche depuis toujours,

    Sans savoir pourquoi ni comment,

    Marche la nuit et le jour.

     

    Marche avec tout le monde,

    Marche avec les humains,

    Marche avec tes amis sans nombre,

    Marchez, main dans la main.

     

    Tes jambes sont si menues,

    Au début, t’as du mal,

    Mais tu grandis, tu t’habitues,

    Et ça devient normal.

     

    Marche vers l’horizon,

    Marche vers le lointain,

    Vers quoi, ça n’est pas la question,

    Marche c’est ton destin.

     

    Heureusement qu’il y’a un hiver,

    Sinon, y’aurait pas d’printemps,

    Le seul fait d’être sur la terre,

    Le seul fait d’être vivant,

    D’avoir un père, une mère,

    C’est déjà un évènement.

     

     Instrumental

     

    2

    Marche avec tout le monde,

    Va vers le bout du monde,

    Si eux s’en vont dans se sens là

    C’est qu’faut aller par là.

     

    Va comme si tu savais,

    Va comme si tu avais

    La réponse à la vieille question :

    C’est par là, oui ou non ?

     

    Maint’nant t’as l’habitude,

    Mais tu es fatigué,

    Maint’nant t’as une sorte d’hébétude

    Qui t’empêche d’avancer.

     

    Et alors que tu crois

    Arriver où tu vas,

    Tu vois de plus en plus de gens

    Qui tombent autour de toi.

     

    Heureus’ment qu’t’arrive au bout,

    Heureus’ment qu’il y a une fin,

    Le seul fait d’être sur la terre

    Et d’avoir été vivant,

    D’avoir eu une vie, grand père,

    C’était déjà un évènement.

    C'était déjà un bon moment.


    5 commentaires
  • Le temps qu'il fait, le temps qui va.Illustration : «Métropolis », Fritz Lang 1927.

     

    Je pense souvent au temps qui passe mais pas tout le temps. La plupart du temps je m’intéresse plutôt au temps qu’il fait. Et de temps en temps, je constate que le temps passe, passe…tant pis, tant qu’à faire, autant en faire une chanson sur le temps. Entendez-vous ces instruments ? :

    Piano, guitares électriques, basse, orgues Hammond, batterie et saxo ténor.

    Et des chœurs, de temps en temps.

     "Le temps qu'il fait, le temps qui passe", paroles et musique Bernard Leroux.

     

    1

    Regarder dans la glace

    Le temps qu’il fait, qui passe,

    C’est c’qu’on fait tout le temps,

    Temps qui passe, temps qu’il fait.

    Temps perdu, temps gagné,            

    Quelle est la différence

    Pour la nuit des temps ?

     

    Y'en a qui ont le temps

    Vivent en intermittents,

    Sont souvent militants,

    Velléitaires patents,

    Artistes impénitents.

    Il faut manger, pourtant.

    Bossent de temps en temps.

     

    Le temps qu’il fait, le temps qui va,

    N’est fait ni pour toi ni pour moi,

    Et les temps qui courent hélas, font

    De toi et moi de vieux barbons.

     

    2

    D’autres sont dans le vent,

    Ont des montres en diamants,

    Pas pour mesurer l’temps

    Mais pour êtres épatants,

    On les voit d’temps en temps

    Au Fouquet’s triomphant,

    Très ventripotents.

     

    D’autres passent leur temps

    A travailler tout l’temps,

    Ils n’ont jamais le temps,

    Et la plupart du temps

    Ils courent en haletant

    Comm' des flots de mutants

    C'est très inquiétant.

     

    Le temps qu’il fait, le temps qui court

    Se moque bien de nos amours,

    Et le temps qui passe en courant

    Fait de nous de vieux ignorants.

     

    3

    D'autres passent leur temps

    A vouloir, tout le temps

    Faire la pluie et l’beau temps,

    C’est bien dans l’air du temps,

    Ils se disent hors du temps

    Et qu’ils ont tout le temps,

    Et meurent pourtant.

     

    D’autres disent « de mon temps

    C’était mieux que maint'nant»,

    Ils râlent tout le temps.

    Ils ont juste le temps

    D’ach’ter un monument

    Et se glissent dedans

    Pour la fin des temps.

     

    Le temps qu’il fait, le temps qui va

    Nous mènent tous au même endroit

    Le temps nous pousse, le temps avance

    Et c’est la fin, quoi qu’on en pense.

     

    Instrumental

     

    Regarder dans la glace

    Temps qu’il fait, temps qui passe,

    C’est c’qu’on fait tout le temps,

    Temps qui passe, temps qu’il fait.

    Temps perdu, temps gagné,

    Quelle est la différence

    A la fin des temps ?

     

    Le temps qu’il fait, le temps qui va

    Nous mène tous au même endroit

    Le temps nous pousse, le temps avance

    Jusqu'à la fin, quoi qu’on en pense.


    2 commentaires
  • Extraterrestres.Qui ne s’est demandé, le nez en l’air, s’il y avait des gens, là haut ? Et s’il y en a, que savent-ils de nous ? Voient-ils la terre comme une belle planète bleue, ou comme une catastrophe humaine ?

    Et ne peut-on transposer cette interrogation aux migrants de la planète ?

    D’où un musique à tendance « world », avec : beaucoup de « siku » (flûte de pan des Andes), guitares espagnoles, pianos, orgue Hammond, basse,

    et pour les percussions : cajòn, hudu, claquement de mains, et quelques sons synthétiques.

     

     "Extraterrestres", paroles et musique: Bernard Leroux.

    1

    Quand nous regardons la nuit le ciel noir

    Nos yeux se perdent le soir,

    Y’a-t-il quelqu’un là bas qui peut nous voir

    Nous en avons tous l’espoir,

    Oh, vous là haut petits hommes verts

    Que voyez-vous de la terre ?

     

    2

    Voyez-vous sur notre planète bleue

    Des oiseaux et des baleines ?

    Voyez-vous des gens tranquilles et heureux

    Ou bien des peuples en peine ?

    Vous, habitants d’un autre monde,

    Qu’entendez-vous de nos ondes ?

     

    3

    Voyez-vous des enfants rire à l’école,

    Ou bien des puits de pétrole ?

    Des poissons bleus dans la mer des sargasses

    Ou du plastique dégueulasse ?

    Oh, vous les êtres extraterrestres

    Entendez notre détresse.

     

      4

    Avez-vous envie de venir ici

    Pour voir comment va la vie,

    Avez-vous peur qu’il vous soit demandé

    Vos papiers d’identité ?

    Oh, vous les étrangers du monde,

    Craignez-vous la bête immonde ?

     

    5

    Avez-vous peur qu’on vous pose la question :

    « Etes-vous croyants, oui ou non ?

    Et aussi quelle est votre confession

    Avez-vous une mission ? »

    Oh, vous nos très lointains voisins,

    Etes-vous Chiites ou chrétiens ?

     

    Instrumental

     

    6

    Tout compte fait, et tout bien réfléchi,

    ‘Vaut mieux pas venir ici

    Car les baleines et les poissons bleus

    N’existeront plus sous peu ;

    Il semble que l’humanité

    Ne soit pas prête à vous aimer.


    2 commentaires
  • Illustration : Picasso, « la femme qui pleure ».

     

    D’aucuns se retrouveront dans cette prière, d’autres pas. Car si, collectivement, les hommes ont à demander pardon aux femmes pour leur condition dans le passé, et un peu aussi aujourd’hui, chacun se dit qu’il n’est responsable que de ses propres agissements.

     

    C’est le thème de cette chanson que j’ai arrangée un peu comme un cantique, avec orgue, basse, batterie, chœurs et arpèges de piano et de cordes. Une sorte de prière des hommes, non à Dieu mais à « Déesse »…

    Bernard leroux: Pardonnez-nous.

    1

    Pour ce que nous avons commis, hier encore,

    Pour avoir été les prédateurs de vos corps,

    Pour vous avoir soumises à notre bon vouloir

    Pour faire de vous nos bonnes et nos reposoirs,

     

    Pour avoir fait une prison du mariage,

    Limitant votre vie au cercle du ménage,

    Pour vous avoir interdit l’entrée aux écoles

    Parce que nous vous voulions ignorantes et frivoles,

     

    Pardonnez-nous.

     

    2

    Pour vous avoir réduites à la maternité

    Comme si vous n’existiez que pour enfanter,

    Pour avoir dit longtemps que vous étiez trop bêtes

    Et qu’il eût mieux valu que vous fussiez muettes,

     

    Pour l’interdit de posséder quoi que ce fût,

    Le droit de voter, de dire non, droit de refus,

    Avoir été écartées de la vie publique,

    Tour à tour trop candides ou trop machiavéliques,

     

    Pardonnez nous.

     

    3

    Pour vous avoir nié le droit d’avoir un sexe,

    Pour vous avoir traitées comme poupées en latex,

    Pour vous avoir interdit d’avoir du plaisir

    Et surtout de choisir l’objet de vos désirs,

     

    Pour vous avoir imposé des maternités

    Pour être sûrs d’entraver votre liberté,

    Pour vous avoir interdit la contraception

    Pour faire plaisir aux prêtres, pour de fausses raisons,

     

    Pardonnez-nous,

     

    4

    Pour ceux qui vous affichent nues dans les journaux,

    Ceux qui vendent votre image, votre âme, votre peau,

    Et pour tous ceux qui vous font descendre au trottoir

    En prétendant que c’est par votre bon vouloir,

     

    Et pour ceux qui vous paient pour avoir leur plaisir,

    Qui vous considèrent comme des jouets, comme des loisirs,

    Qui vous matent, vous suivent, vous touchent dans la rue,

    Vous insultent et vous traitent de putes, de grues,

     

    Pardonnez nous.

     

    5

    Je suis arrivé dans ce monde tel qu’il était

    Et je n’avais rien fait pour qu’il fût imparfait,

    Alors, excusez-moi, mesdames, mes demoiselles,

    Mais je n’y suis pour rien si les hommes sont cruels,

     

    Le seul fait d’être homme ne me fait pas coupable,

    Le pénis que je porte n’est pas la queue du diable,

    Sachez me regarder autre que prédateur,

    Responsable de faits dont je ne suis pas l’auteur,

     

    Pardonnez-moi.

     

     


    2 commentaires
  • Y'aka, faut qu'on.Mon ami Jean Luc Taburet http://jeanluctaburet.eklablog.com/ m’a demandé d’arranger sa superbe dernière chanson, bientôt en phase avec l’actualité !

    Y’avait plus qu’à, avec plaisir, dans un style « country » avec guitares, banjo, harmonica, basse batterie et des voix…Beaucoup de voix !

     

     

     

    "Y'aka, faut qu'un, il suffit de", paroles et musique Jean Luc Taburet, arrangement, instruments: Bernard Leroux.

     

    Dans la période électorale

    Chacun nous vend son idéal

    Même le candidat normal

    Que l’on y croie un peu ou pas

    Il faut une profession de foi

    Qui commence par ces mots là

     

    Y’a qu’à, faut qu’on, il suffit de (3 fois)

    Il suffit de

     

    Plus encore que des convictions

    Faut du bagout de la passion

    Et créer la sensation

    Pourquoi pas en 2017

    Puiser dans les vieilles recettes

    Du catalogue à sornettes

     

    Refrain

     

    Pour la défense de la nation

    De l’emploi, de l’éducation

    Et limiter l’imposition

    Il y a ma voie, mon analyse

    Des solutions plein mes valises

    Qui n’ont jamais été comprises

     

    Refrain

     

    Le pays tournerait bien mieux

    Sans tout ce gras, sans tous ces vieux

    Qui se la coulent, c’est onéreux

    On supprimera des fonctionnaires

    On augmentera les salaires

    Rien n’est plus facile à faire

     

    Refrain

     

    Dans le contexte national

    De la période électorale

    On va nous remonter le moral

    Mais de ces temps de démago

    On connaît déjà tous les mots

    Des dialogues, du scénario


    1 commentaire
  • Les rosiers 2

    Cette nouvelle édition de « les rosiers », (première version écrite en 2006,) rappelle l’importance de petites choses du quotidien, et de leur ressemblance avec les grands sujets d’interrogation : la vie, l’amour, la mort…

    J’ai tout refait dans cette version avec mes moyens techniques actuels. Les guitares y tiennent la plus grande place : acoustique, électrique et basse. La batterie est plutôt « jazzy », avec des balais.

     

    "Les rosiers", paroles et musique B.Leroux

    1

    Chacun sa névrose,

    Moi, j’aime les roses,

    Chacun son destin,

    Moi j’aime bien,

    Les jours de relâche,

    Il n’y a qu’une tâche,

    Qui me convient : ta-

    Iller les rosiers.

     

    2

    Etre sur ses gardes

    Ou gare à l’écharde,

    Savoir où couper

    Ou c’est raté,

    Le bouton de rose si

    L’on veut qu’il éclose,

    Il faut savoir ta-

    Iller les rosiers.


    3

    Preuve d’amour tendre,

    Qui pourrait prétendre

    Mieux que ces fleurs-là

    Ressembler à

    La vie qui nous blesse

    Ou bien nous caresse

    A sa volonté,

    Comme les rosiers.

     

    4
    Car les roses où naissent

    Les filles les laissent

    A jamais marquées

    Par les rosiers,

    Si ta main s’égare,

    Mets tes gants, et gare !

    En bon jardinier

    Aime les rosiers.

     

    5

    Car l’amour annonce

    Un bouquet de ronces

    Ou de fleurs fanées

    A qui ne sait

    En faire des délices,

    Des feux d’artifice,

    Ou de grands bouquets

    Comme les rosiers.

     

    6

    La vie n’est pas tendre

    A qui ne sait la prendre

    Mais fleurit sans cesse

    Qui la caresse,

    Le temps nous ravage,

    Fait de nous des sages,

    Ou des vieux courbés

    Comme des ronciers,

     

    Et les fleurs qui poussent

    Sur les tombes rousses

    Sont souvent brisées,

    Comme les rosiers.


    2 commentaires
  • Il y a trois ans, la rentrée m'inspira cette chanson. La guitare d'accompagnement est d'Alain Rouby, le reste c'est moi...

    Rentrée, paroles Bernard Leroux, musique Alain Rouby et Bernard Leroux.

    1

    Quand finissait l'été,

    Le temps des grandes vacances, 

    Revenait la rentrée, 

    Eh oui, le temps avance.

     

    Marchant de porte en porte, 

    Pieds dans les feuilles mortes, 

    On allait à l'école 

    Avec ou sans cache col. 

     

    Encore tout éblouis 

    Du soleil du midi 

    Ou des côtes vendéennes, 

    C'était les premières laines. 

     

    2

    Des regrets: c'est la fin, 

    Mais le début aussi, 

    On refait les dessins, 

    On remet les habits.

     

    Nom, prénom, et votre age 

    Sur la première page, 

    L'odeur des cahiers neufs 

    Et la trousse "Titeuf".

     

    C'est la distribution, 

    Des notes et punitions, 

    Y'en a pour une année, 

    Faudra s'habituer.

     

    3 

    Mais il y a des copains 

    Qu'on retrouve, et c'est bien, 

    Les filles font un peu peur, 

    Un petit truc au coeur.

     

    Gwenaëlle a des nattes 

    Et elle est dans ma classe,

    J'ai retrouvé ma place,

    J'ai machin en sciences nat.

     

    Et la lumière est basse

    Vers les cinq heures du soir, 

    Bientôt il ferait noir 

    A la sortie des classes. 

     

    4

    Retour à la maison

    Dans la chaleur du soir,

    Car il fait encore bon 

    Mais restent les devoirs.

     

    La radio qui fredonne, 

    Le quatre heure et les pommes, 

    Cahier de texte, classeur, 

    Sur dix mois en couleurs. 

     

    Genre de vélocipède, 

    Les journées se succèdent, 

    Roulant comme des arpèges 

    Une sorte de manège. 

     

    Quand finissait l'été,

    Le temps des grandes vacances, 

    Revenait la rentrée, 

    Eh oui, le temps avance.


    1 commentaire
  • Complainte du musicien

    Illustration : « guitare »,

    Thomas Miller.

     

    Il ne suffit pas de le vouloir pour faire de la musique ! C’est aussi du travail…

    C’est ce constat qui me sert de base à ce « canon », c'est-à-dire une forme musicale où la même phrase est répétée avec des décalages permettant un contrepoint entre plusieurs voix, ici sept.

    Une musique répétitive s’impose avec cette forme. Je l’ai voulue au croisement de la musique médiévale par le style, et moderne dans son instrumentation : piano, piano électrique, cinq guitares saturées, trois basses, deux derboukas. J’ai composé la « batterie » avec des bruits pris chez moi (baguettes sur bol plein d’eau, sur les carreaux, sur les murs, sur une boule d’escalier, vieille machine à écrire) que j’ai organisés en boucle.

    C’est du boulot, mais…n’est-ce pas la complainte du musicien ?

     Complainte du musicien, paroles et musique Bernard Leroux.

    1

    Il ne suffit pas toujours de chanter dans les temps,

    Il faut chanter bien et chanter juste en même temps,

    Non, il ne suffit pas de respecter la cadence

    Car il faut aussi tenir compte des pas de danse.

     

    On a l’désir,

    C’est pas facile,

    De faire plaisir

    A sainte Cécile.

     

    2

    Il ne suffit pas d’accumuler des harmonies

    Pour que la musique ressemble à une symphonie,

    Il ne suffit pas d’ajouter violons et pianos

    Pour qu’elle ait l’air d’être sortie de la salle Gaveau.

     

    Oui, c’est pas triste,

    Le temps qu’il faut

    Pour faire l’artiste,

    C’est du boulot.

     

    3

    Et il ne suffit pas de pousser la chansonnette

    Pour prétendre rivaliser avec Caruso,

    Ni de faire partie d’une chorale ou d’un quartet,

    C’est vrai, les chœurs, à l’opéra, c’est pas du pipeau.

     

    Pour qu’ce soit beau

    Il faut y croire,

    C’est du boulot

    Toute une histoire.


    2 commentaires