• Le temps qu'il fait, le temps qui va.Illustration : «Métropolis », Fritz Lang 1927.

     

    Je pense souvent au temps qui passe mais pas tout le temps. La plupart du temps je m’intéresse plutôt au temps qu’il fait. Et de temps en temps, je constate que le temps passe, passe…tant pis, tant qu’à faire, autant en faire une chanson sur le temps. Entendez-vous ces instruments ? :

    Piano, guitares électriques, basse, orgues Hammond, batterie et saxo ténor.

    Et des chœurs, de temps en temps.

     "Le temps qu'il fait, le temps qui passe", paroles et musique Bernard Leroux.

     

    1

    Regarder dans la glace

    Le temps qu’il fait, qui passe,

    C’est c’qu’on fait tout le temps,

    Temps qui passe, temps qu’il fait.

    Temps perdu, temps gagné,            

    Quelle est la différence

    Pour la nuit des temps ?

     

    Y'en a qui ont le temps

    Vivent en intermittents,

    Sont souvent militants,

    Velléitaires patents,

    Artistes impénitents.

    Il faut manger, pourtant.

    Bossent de temps en temps.

     

    Le temps qu’il fait, le temps qui va,

    N’est fait ni pour toi ni pour moi,

    Et les temps qui courent hélas, font

    De toi et moi de vieux barbons.

     

    2

    D’autres sont dans le vent,

    Ont des montres en diamants,

    Pas pour mesurer l’temps

    Mais pour êtres épatants,

    On les voit d’temps en temps

    Au Fouquet’s triomphant,

    Très ventripotents.

     

    D’autres passent leur temps

    A travailler tout l’temps,

    Ils n’ont jamais le temps,

    Et la plupart du temps

    Ils courent en haletant

    Comm' des flots de mutants

    C'est très inquiétant.

     

    Le temps qu’il fait, le temps qui court

    Se moque bien de nos amours,

    Et le temps qui passe en courant

    Fait de nous de vieux ignorants.

     

    3

    D'autres passent leur temps

    A vouloir, tout le temps

    Faire la pluie et l’beau temps,

    C’est bien dans l’air du temps,

    Ils se disent hors du temps

    Et qu’ils ont tout le temps,

    Et meurent pourtant.

     

    D’autres disent « de mon temps

    C’était mieux que maint'nant»,

    Ils râlent tout le temps.

    Ils ont juste le temps

    D’ach’ter un monument

    Et se glissent dedans

    Pour la fin des temps.

     

    Le temps qu’il fait, le temps qui va

    Nous mènent tous au même endroit

    Le temps nous pousse, le temps avance

    Et c’est la fin, quoi qu’on en pense.

     

    Instrumental

     

    Regarder dans la glace

    Temps qu’il fait, temps qui passe,

    C’est c’qu’on fait tout le temps,

    Temps qui passe, temps qu’il fait.

    Temps perdu, temps gagné,

    Quelle est la différence

    A la fin des temps ?

     

    Le temps qu’il fait, le temps qui va

    Nous mène tous au même endroit

    Le temps nous pousse, le temps avance

    Jusqu'à la fin, quoi qu’on en pense.


    2 commentaires
  • Extraterrestres.Qui ne s’est demandé, le nez en l’air, s’il y avait des gens, là haut ? Et s’il y en a, que savent-ils de nous ? Voient-ils la terre comme une belle planète bleue, ou comme une catastrophe humaine ?

    Et ne peut-on transposer cette interrogation aux migrants de la planète ?

    D’où un musique à tendance « world », avec : beaucoup de « siku » (flûte de pan des Andes), guitares espagnoles, pianos, orgue Hammond, basse,

    et pour les percussions : cajòn, hudu, claquement de mains, et quelques sons synthétiques.

     

     "Extraterrestres", paroles et musique: Bernard Leroux.

    1

    Quand nous regardons la nuit le ciel noir

    Nos yeux se perdent le soir,

    Y’a-t-il quelqu’un là bas qui peut nous voir

    Nous en avons tous l’espoir,

    Oh, vous là haut petits hommes verts

    Que voyez-vous de la terre ?

     

    2

    Voyez-vous sur notre planète bleue

    Des oiseaux et des baleines ?

    Voyez-vous des gens tranquilles et heureux

    Ou bien des peuples en peine ?

    Vous, habitants d’un autre monde,

    Qu’entendez-vous de nos ondes ?

     

    3

    Voyez-vous des enfants rire à l’école,

    Ou bien des puits de pétrole ?

    Des poissons bleus dans la mer des sargasses

    Ou du plastique dégueulasse ?

    Oh, vous les êtres extraterrestres

    Entendez notre détresse.

     

      4

    Avez-vous envie de venir ici

    Pour voir comment va la vie,

    Avez-vous peur qu’il vous soit demandé

    Vos papiers d’identité ?

    Oh, vous les étrangers du monde,

    Craignez-vous la bête immonde ?

     

    5

    Avez-vous peur qu’on vous pose la question :

    « Etes-vous croyants, oui ou non ?

    Et aussi quelle est votre confession

    Avez-vous une mission ? »

    Oh, vous nos très lointains voisins,

    Etes-vous Chiites ou chrétiens ?

     

    Instrumental

     

    6

    Tout compte fait, et tout bien réfléchi,

    ‘Vaut mieux pas venir ici

    Car les baleines et les poissons bleus

    N’existeront plus sous peu ;

    Il semble que l’humanité

    Ne soit pas prête à vous aimer.


    2 commentaires
  • Illustration : Picasso, « la femme qui pleure ».

     

    D’aucuns se retrouveront dans cette prière, d’autres pas. Car si, collectivement, les hommes ont à demander pardon aux femmes pour leur condition dans le passé, et un peu aussi aujourd’hui, chacun se dit qu’il n’est responsable que de ses propres agissements.

     

    C’est le thème de cette chanson que j’ai arrangée un peu comme un cantique, avec orgue, basse, batterie, chœurs et arpèges de piano et de cordes. Une sorte de prière des hommes, non à Dieu mais à « Déesse »…

    Bernard leroux: Pardonnez-nous.

    1

    Pour ce que nous avons commis, hier encore,

    Pour avoir été les prédateurs de vos corps,

    Pour vous avoir soumises à notre bon vouloir

    Pour faire de vous nos bonnes et nos reposoirs,

     

    Pour avoir fait une prison du mariage,

    Limitant votre vie au cercle du ménage,

    Pour vous avoir interdit l’entrée aux écoles

    Parce que nous vous voulions ignorantes et frivoles,

     

    Pardonnez-nous.

     

    2

    Pour vous avoir réduites à la maternité

    Comme si vous n’existiez que pour enfanter,

    Pour avoir dit longtemps que vous étiez trop bêtes

    Et qu’il eût mieux valu que vous fussiez muettes,

     

    Pour l’interdit de posséder quoi que ce fût,

    Le droit de voter, de dire non, droit de refus,

    Avoir été écartées de la vie publique,

    Tour à tour trop candides ou trop machiavéliques,

     

    Pardonnez nous.

     

    3

    Pour vous avoir nié le droit d’avoir un sexe,

    Pour vous avoir traitées comme poupées en latex,

    Pour vous avoir interdit d’avoir du plaisir

    Et surtout de choisir l’objet de vos désirs,

     

    Pour vous avoir imposé des maternités

    Pour être sûrs d’entraver votre liberté,

    Pour vous avoir interdit la contraception

    Pour faire plaisir aux prêtres, pour de fausses raisons,

     

    Pardonnez-nous,

     

    4

    Pour ceux qui vous affichent nues dans les journaux,

    Ceux qui vendent votre image, votre âme, votre peau,

    Et pour tous ceux qui vous font descendre au trottoir

    En prétendant que c’est par votre bon vouloir,

     

    Et pour ceux qui vous paient pour avoir leur plaisir,

    Qui vous considèrent comme des jouets, comme des loisirs,

    Qui vous matent, vous suivent, vous touchent dans la rue,

    Vous insultent et vous traitent de putes, de grues,

     

    Pardonnez nous.

     

    5

    Je suis arrivé dans ce monde tel qu’il était

    Et je n’avais rien fait pour qu’il fût imparfait,

    Alors, excusez-moi, mesdames, mes demoiselles,

    Mais je n’y suis pour rien si les hommes sont cruels,

     

    Le seul fait d’être homme ne me fait pas coupable,

    Le pénis que je porte n’est pas la queue du diable,

    Sachez me regarder autre que prédateur,

    Responsable de faits dont je ne suis pas l’auteur,

     

    Pardonnez-moi.

     

     


    2 commentaires
  • Y'aka, faut qu'on.Mon ami Jean Luc Taburet http://jeanluctaburet.eklablog.com/ m’a demandé d’arranger sa superbe dernière chanson, bientôt en phase avec l’actualité !

    Y’avait plus qu’à, avec plaisir, dans un style « country » avec guitares, banjo, harmonica, basse batterie et des voix…Beaucoup de voix !

     

     

     

    "Y'aka, faut qu'un, il suffit de", paroles et musique Jean Luc Taburet, arrangement, instruments: Bernard Leroux.

     

    Dans la période électorale

    Chacun nous vend son idéal

    Même le candidat normal

    Que l’on y croie un peu ou pas

    Il faut une profession de foi

    Qui commence par ces mots là

     

    Y’a qu’à, faut qu’on, il suffit de (3 fois)

    Il suffit de

     

    Plus encore que des convictions

    Faut du bagout de la passion

    Et créer la sensation

    Pourquoi pas en 2017

    Puiser dans les vieilles recettes

    Du catalogue à sornettes

     

    Refrain

     

    Pour la défense de la nation

    De l’emploi, de l’éducation

    Et limiter l’imposition

    Il y a ma voie, mon analyse

    Des solutions plein mes valises

    Qui n’ont jamais été comprises

     

    Refrain

     

    Le pays tournerait bien mieux

    Sans tout ce gras, sans tous ces vieux

    Qui se la coulent, c’est onéreux

    On supprimera des fonctionnaires

    On augmentera les salaires

    Rien n’est plus facile à faire

     

    Refrain

     

    Dans le contexte national

    De la période électorale

    On va nous remonter le moral

    Mais de ces temps de démago

    On connaît déjà tous les mots

    Des dialogues, du scénario


    1 commentaire
  • Les rosiers 2

    Cette nouvelle édition de « les rosiers », (première version écrite en 2006,) rappelle l’importance de petites choses du quotidien, et de leur ressemblance avec les grands sujets d’interrogation : la vie, l’amour, la mort…

    J’ai tout refait dans cette version avec mes moyens techniques actuels. Les guitares y tiennent la plus grande place : acoustique, électrique et basse. La batterie est plutôt « jazzy », avec des balais.

     

    "Les rosiers", paroles et musique B.Leroux

    1

    Chacun sa névrose,

    Moi, j’aime les roses,

    Chacun son destin,

    Moi j’aime bien,

    Les jours de relâche,

    Il n’y a qu’une tâche,

    Qui me convient : ta-

    Iller les rosiers.

     

    2

    Etre sur ses gardes

    Ou gare à l’écharde,

    Savoir où couper

    Ou c’est raté,

    Le bouton de rose si

    L’on veut qu’il éclose,

    Il faut savoir ta-

    Iller les rosiers.


    3

    Preuve d’amour tendre,

    Qui pourrait prétendre

    Mieux que ces fleurs-là

    Ressembler à

    La vie qui nous blesse

    Ou bien nous caresse

    A sa volonté,

    Comme les rosiers.

     

    4
    Car les roses où naissent

    Les filles les laissent

    A jamais marquées

    Par les rosiers,

    Si ta main s’égare,

    Mets tes gants, et gare !

    En bon jardinier

    Aime les rosiers.

     

    5

    Car l’amour annonce

    Un bouquet de ronces

    Ou de fleurs fanées

    A qui ne sait

    En faire des délices,

    Des feux d’artifice,

    Ou de grands bouquets

    Comme les rosiers.

     

    6

    La vie n’est pas tendre

    A qui ne sait la prendre

    Mais fleurit sans cesse

    Qui la caresse,

    Le temps nous ravage,

    Fait de nous des sages,

    Ou des vieux courbés

    Comme des ronciers,

     

    Et les fleurs qui poussent

    Sur les tombes rousses

    Sont souvent brisées,

    Comme les rosiers.


    2 commentaires
  • Il y a trois ans, la rentrée m'inspira cette chanson. La guitare d'accompagnement est d'Alain Rouby, le reste c'est moi...

    Rentrée, paroles Bernard Leroux, musique Alain Rouby et Bernard Leroux.

    1

    Quand finissait l'été,

    Le temps des grandes vacances, 

    Revenait la rentrée, 

    Eh oui, le temps avance.

     

    Marchant de porte en porte, 

    Pieds dans les feuilles mortes, 

    On allait à l'école 

    Avec ou sans cache col. 

     

    Encore tout éblouis 

    Du soleil du midi 

    Ou des côtes vendéennes, 

    C'était les premières laines. 

     

    2

    Des regrets: c'est la fin, 

    Mais le début aussi, 

    On refait les dessins, 

    On remet les habits.

     

    Nom, prénom, et votre age 

    Sur la première page, 

    L'odeur des cahiers neufs 

    Et la trousse "Titeuf".

     

    C'est la distribution, 

    Des notes et punitions, 

    Y'en a pour une année, 

    Faudra s'habituer.

     

    3 

    Mais il y a des copains 

    Qu'on retrouve, et c'est bien, 

    Les filles font un peu peur, 

    Un petit truc au coeur.

     

    Gwenaëlle a des nattes 

    Et elle est dans ma classe,

    J'ai retrouvé ma place,

    J'ai machin en sciences nat.

     

    Et la lumière est basse

    Vers les cinq heures du soir, 

    Bientôt il ferait noir 

    A la sortie des classes. 

     

    4

    Retour à la maison

    Dans la chaleur du soir,

    Car il fait encore bon 

    Mais restent les devoirs.

     

    La radio qui fredonne, 

    Le quatre heure et les pommes, 

    Cahier de texte, classeur, 

    Sur dix mois en couleurs. 

     

    Genre de vélocipède, 

    Les journées se succèdent, 

    Roulant comme des arpèges 

    Une sorte de manège. 

     

    Quand finissait l'été,

    Le temps des grandes vacances, 

    Revenait la rentrée, 

    Eh oui, le temps avance.


    1 commentaire
  • Complainte du musicien

    Illustration : « guitare »,

    Thomas Miller.

     

    Il ne suffit pas de le vouloir pour faire de la musique ! C’est aussi du travail…

    C’est ce constat qui me sert de base à ce « canon », c'est-à-dire une forme musicale où la même phrase est répétée avec des décalages permettant un contrepoint entre plusieurs voix, ici sept.

    Une musique répétitive s’impose avec cette forme. Je l’ai voulue au croisement de la musique médiévale par le style, et moderne dans son instrumentation : piano, piano électrique, cinq guitares saturées, trois basses, deux derboukas. J’ai composé la « batterie » avec des bruits pris chez moi (baguettes sur bol plein d’eau, sur les carreaux, sur les murs, sur une boule d’escalier, vieille machine à écrire) que j’ai organisés en boucle.

    C’est du boulot, mais…n’est-ce pas la complainte du musicien ?

     Complainte du musicien, paroles et musique Bernard Leroux.

    1

    Il ne suffit pas toujours de chanter dans les temps,

    Il faut chanter bien et chanter juste en même temps,

    Non, il ne suffit pas de respecter la cadence

    Car il faut aussi tenir compte des pas de danse.

     

    On a l’désir,

    C’est pas facile,

    De faire plaisir

    A sainte Cécile.

     

    2

    Il ne suffit pas d’accumuler des harmonies

    Pour que la musique ressemble à une symphonie,

    Il ne suffit pas d’ajouter violons et pianos

    Pour qu’elle ait l’air d’être sortie de la salle Gaveau.

     

    Oui, c’est pas triste,

    Le temps qu’il faut

    Pour faire l’artiste,

    C’est du boulot.

     

    3

    Et il ne suffit pas de pousser la chansonnette

    Pour prétendre rivaliser avec Caruso,

    Ni de faire partie d’une chorale ou d’un quartet,

    C’est vrai, les chœurs, à l’opéra, c’est pas du pipeau.

     

    Pour qu’ce soit beau

    Il faut y croire,

    C’est du boulot

    Toute une histoire.


    2 commentaires
  •  

    Les livres, portes de papier ouvertes sur l'infini, m’ont inspiré cette chanson, peut-être parce que l’été, les « grandes vacances », est par excellence le temps de la lecture…
    Parfois sobre et parfois foisonnante comme les romans, la musique est faite de guitare classique, guitare folk, guitare électrique avec pédale de volume, basse, piano, batterie, harmonica et synthé « cordes ».

     

    "Livres", paroles et musique: Bernard Leroux.

    1

    Vous avez été mes amis depuis l’enfance,

    D’aussi loin que ma mémoire puisse vous trouver,

    Que vous fussiez couverts d’images ou de romances,

    D’aussi loin que j’en pense, je vous ai admirés.

     

    J’ai aimé votre doux murmure de papier

    Quand vos histoires d’encre s’éveillaient un instant

    Au fond des chambres chaudes, durant les mois d’été,

    Avant de retourner dans votre sommeil lent.

     

    Vous contiez les histoires du siècle précédent

    Dans un Paris de fiacres et de crinolines

    Où Verlaine, Rimbaud, succédèrent à Lamartine,

    Victor Hugo, Zola, Balzac, et Maupassant.

     

    2

    Pendant que Neil Armstrong prenait pied sur la lune,

    Dans l’histoire et le téléviseur noir et blanc,

    Pendant que les extraterrestres faisaient la une

    J’y allais avec Jules Verne depuis longtemps.

     

    Et pendant qu’à Paris brûlaient les barricades,

    Que les français se découvraient contestataires,

    Et que les sorbonnards s’appelaient : «camarades »,

    Pour moi, Hugo chantait : « c’est la faute à Voltaire ».

     

    Puis vinrent John Steinbeck, Céline, Hervé Bazin,

    Et Boris Vian qui chante, Colette qui console,

    Kundera, Stephen King, un siècle d’écrivains,

    Et du fond de leur Provence, Giono et Pagnol.

     

    Instrumental.

     

    3

    Aucun ordinateur, tablette et autre objet

    Ne remplaceront jamais vos vieux parchemins

    Et votre monde infini d’encre et de papier,

    Le cuir fin des reliures, leur odeur et leur grain.

     

    Ô, livres, mes blancs oiseaux aux livides plumages,

    Hetzel rouges à dorures, humbles romans de gare,

    Jamais aucun discours, jamais aucun voyage

    Ne pourra égaler pour moi ces moments rares,

     

    Où, trouvant une porte ineffable et cachée

    Ouvrant un monde de consonnes et de voyelles,

    Influencé par le parfum du vieux papier

    J’entrais dans une histoire lointaine et irréelle.

     


    4 commentaires
  • Miracle.Je crois aux miracles, à la plante qui naît d’une graine, à l’enfant qui naît d’une rencontre, à la terre qui tourne et au soleil qui se lève.  Beaucoup moins à ceux des messies, prêtres et devins…

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Miracle, paroles et musique: Bernard Leroux.

    1

    De tous temps les devins, les prêtres

    Et les gourous

    Se sont sentis obligés d’ê-

    Tre prêts à tout,

     

    Marcher sur l’eau, multiplier

    Le pain, le vin,

    Car pour être un peu crédible il

    Le fallait bien.

     

    Mais tout ça ne paraît que farce

    De baladins

    Auprès de tout ce qui se passe

    Au quotidien.

     

    Je vous en prie, Monsieur le bon Dieu,

    Du calme, reposez vous un peu,

    Nous n’avons plus besoin de vous

    Depuis que nous savons tout.

     

    2

    Le mort crucifié qui remonte

    Trois jours après

    Rend un peu sceptique sur le mont

    Des oliveraies,

     

    Mais que ce qu’il a dit persiste

    Sur deux mille ans,

    Qu’on soit croyant ou agnostique,

    Ca, c’est troublant.

     

    Inutile de changer de vos mains

    De l’eau en vin,

    L’enfant qui naît de presque rien,

    Ca, c’est divin !

     

    Je vous en prie, Monsieur Jésus,

    Du calme, nous n’en pouvons plus,

    Cessez de guérir les infirmes,

    Nous avons la médecine.

     

    3

    Pas la peine de marcher sur l’eau,

    Même sans bouée,

    Que la mer nous mène en bateau,

    Ca, c’est le pied.

     

    Pour ses potes, changer l’eau en vin,

    C’est plutôt bien,

    Mais qu’ l’alcool sorte de l’alambic,

    Ca, c’est magique.

     

    Que Blandine survive aux lions,

    C’est merveilleux,

    Qu’un dompteur en fasse des moutons,

    Ca, c’est bien mieux !

     

    Je vous en prie, Messieurs les saints,

    Cessez de faire des miracles,

    Nous n’en avons plus besoin,

    Restez donc sur vos pinacles.

     

    4

    Que Marie parle à une bergère

    Dans une grotte,

    Ca semble évident aux bons pères

    Droit dans leurs bottes,

     

    Que la Jeanne qui garde ses biques

    Ait des hallus

    Lui fait gagner la politique,

    Et son salut.

     

    Mais une image itinérant

    Dans l’atmosphère

    Pour atterrir sur nos écrans,

    Ca, c’est super !

     

    Je vous en prie, mes demoiselles

    Taisez donc vos hallucinations,

    Nous n’avons plus besoin d’elles,

    Revenez à vos moutons.

     

     

     

     


    2 commentaires
  • Ecrite en 1997, cette chanson parle d'amour et de narcissisme. N'est-ce pas nous même que nous aimons dans le regard de l'autre?

    Poème qui doit beaucoup au piano de Christian Perrot, et à la flûte traversière de Annelyse Kervennal.


    Bernard Leroux, au piano Christian Perrot, à la flûte Annelyse Kervennal.

    1

    Voilà, j'ai cinquante ans,  

    A moitié impotent,

    Je suis bègue et idiot,

    Métèque, nègre, trop gros,

    J'écris mal le français

    Et je suis plutôt laid,

    Est ce que tu veux de moi?

     

    Voilà, je suis un con

    Stupide et plutôt moche,

    J'ai rien au fond des poches

    Au fond du pantalon,

    J'ai des idées de droite

    Et les mains plutôt moites,

    Est ce que tu veux de moi?

     

    Voilà, j'ai quatre enfants

    Dont un complètement barge,

    Une sur le trottoir

    Et les autres à ma charge,

    Je n'ai pas de parents

    Ni d'amis, ni d'histoire,

    Est ce que tu veux de moi?

     

    2

    Voilà, mon caractère

    Est plutôt difficile,

    je suis dur et sévère,

    Mon humeur est labile,

    J'ai tendance à boire trop

    Ma paye va au bistrot,

    Est ce que tu veux de moi?

     

    Voilà, la tolérance

    N'est pas ma qualité,

    Je tolère mal d'avance

    Ton milieu, tes idées,

    Et tes parents m'ennuient,

    Tes frères et soeurs aussi,

    Est ce que tu veux de moi?

     

    Voilà, je crois qu'il faut

    Que tu n'ignores pas

    Qu'au lit je ne suis pas

    C'qu'on appelle un cadeau,

    Je ne suis pas homo

    Mais pas plus hétéro,

    Est ce que tu veux de moi?

     

    3

    Voilà, je t'ai dit tout,

    Et même si c'est pas vrai,

    il faut que je t'avoue

    un tout dernier secret:

    Depuis que tu es là,

    Je me sens bien moins laid,

    Est ce que tu veux de moi?

     

    Et à voir ton sourire

    S'adresser rien qu'à moi,

    j'oublie en moi le pire

    Et j'accepte la joie

    D'être ce que je suis,

    Si c'est auprès de toi,

    Car moi je te veux, toi.


    2 commentaires