• J'ai suivi ma route.


    J'ai suivi ma route.

    Il n’y a pas de destination, il n’y a que la route.
    C’est ce que j’ai voulu dire à travers ces anecdotes autobiographiques, sur une musique « folk », avec steel guitar, guitare folk, Guitare électrique, harmonica, basses et batterie.

    Et j’ai suivi ma route.

     

     

     "Et j'ai suivi ma route", paroles et musique B.Leroux, septembre 2020.

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    1

    Un jour avec les copains on a décidé qu’on

    Traverserait l’Atlantique avec un avion,

    Il suffisait de le construire en Légos

    Et d’emm’ner une provision de berlingots,

    Quand j’ai commencé à construire l’empennage,

    J’ai compris que tout ça n’était plus d’mon âge.

     

    Et j’ai suivi ma route (X4)

     

    2

    Mai 68, j’ai douze ans et ma passion

    C’est la botanique, c’est plus les avions,

    Ma mère m’a promis de m’ach’ter un herbier,

    Mais c’est la grève, les boutiques fermées,

    Et voilà comment une réaction d’panique

    Gâcha ma rencontre avec la botanique.

     

    Et j’ai suivi ma route (X4)

     

    3

    En 74 j’me croyais guitariste,

    Je jouais dans les bals, c’était vraiment pas triste,

    Fallait faire péter les kilomètres

    Plus sûrement que les applaudimètres,

    On nous envoyait plus de mots obscènes

    Que de fleurs quand on était sur la scène.

     

    Et j’ai suivi ma route (X4)

     

    4

    Un peu plus tard je travaille pour un salaire

    Au tri, à la poste, c’est une autre galère,

    L’alcoolisme postal bat son plein,

    Les mecs sont bourrés du soir au matin,

    Je commence à devenir certain

    Que les hommes ne sont pas des saints.

     

    Et j’ai suivi ma route (X4)

     

    Instrumental

     

    5

    Tout ça pour dire que quel que soit son âge,

    On traverse des trucs et des paysages,

    Mais qu’on ait été content ou pas,

    Qu’on ait été un pauvre ou un roi,

    Qu’on ait eu l’choléra ou la peste,

    Final’ment, la seule chose qui reste

     

    C’est qu’on a suivi sa route (ad lib)

    « Passé, présent, futur.Hiver, été. »

  • Commentaires

    1
    Lundi 5 Octobre 2020 à 10:34

    Une chanson et la musique d'un film...

    2
    Lundi 5 Octobre 2020 à 10:36

    Si notre vie est un roman, on peut en tirer un film...Un "road movie", ou une chanson.

    3
    alain
    Jeudi 8 Octobre 2020 à 18:07

    Ha, le bottleneck, le slide, ça donne envie de prendre la route en effet.

    Bon, mais maintenant, qu'on l'a empruntée (pas "prise") la route, on voit ou ça nous a mené, où on est arrivé ; enfin, plus ou moins...

    Mais si on avait eu le choix, est-ce qu'on aurait voulu en prendre une autre ?

    Et aussi n'avons-nous pas choisi à chaque embranchement telle ou telle voie ?

    En faisant d'autres choix, nous aurions été différents (si on admet qu'on est constitué de ce qu'on vit, de ce qu'on éprouve, de ce qu'on décide, de ce qu'on réfléchit, etc...).

    Et alors, alors... qui sommes-nous vraiment ?

    Holala ! Bon, est-ce que j'ai "suivi ma route", ou bien est-ce que j'ai tracé mon chemin.

    Et là, tout de suite-maintenant, est-ce que je serais arrivé au  milieu de nulle part avec mon gros délire ?..

    Fichtre, me voilà bien en doute avec tout ça.

    Bon, j'ai plus qu'à revenir en arrière, ça doit pas être si compliqué...

    Ha mais, la route a disparu, je n'ai plus de choix, que se passe-t-il  ?

    Au secours !

    Laissez-moi sortir !

      • Vendredi 9 Octobre 2020 à 14:20

        Oh, mon idée, c’est que nous n’avons pas ou peu de choix, et que nous sommes la résultante de notre patrimoine génétique et de là et quand nous vivons. Alors pas la peine de se demander si on a fait les bons choix : « la vie c’est comme un flipper, on n’a que deux petits boutons, le reste ça roule tout seul » (B.Leroux, « qu’est-ce que le présent »).

        Par ailleurs, « si on admet qu'on est constitué de ce qu'on vit, de ce qu'on éprouve, de ce qu'on décide, de ce qu'on réfléchit, etc. », alors on ne peut savoir ce qu’on est qu’au moment de sa mort. Et encore ne saurons-nous jamais ce que nous serons en tant que mort ! (Gauguin ne saura jamais le prix actuel de ses tableaux…)

        Alors, bon, j’ai vécu ceci, j’ai vécu cela, et j’ai suivi ma route, voilà bien tout ce que nous savons (de Marseille) … 

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