• La dette ostéo-tendineuse.J’ai mal au dos comme 90% de mes compatriotes.
    Autant dire que je suis comme tout le monde, et je le dis dans cette chanson prophylactique : jeunes gens, attention, le travail, c’est mauvais pour la santé ! Un jour, 90% d’entre vous paieront la note…

    Arrangement jazzy pour cette chanson avec basse, batterie, banjo, piano, guitares « manouches », flûte de pan, guitare jazz et ensemble de saxos.

     

     "la dette ostéo-tendineuse", paroles et musique B.Leroux,

    janvier 2019.

     

    1

    J’ai mal partout, d’la tête au pied

    J’ai mal partout j’ai mal comme un estropié,

    J’ai mal aux épaules et aux avant bras,

    J’ai mal à la colonne de haut en bas,

     

    J’ai mal à la tête, à la mâchoire, au cou,

    J’ai mal aux hanches et j’ai mal aux genoux,

    J’ai mal aux pieds, aux orteils ça m’rend fou,

    J’ai mal au dos, aux lombaires et partout,

     

    Alors j’ai été voir un spécialiste.

     

    ref :

    C’est la dette ostéo-tendineuse,

    Personne ne pourra y échapper,

    C’est la crise cartilagineuse,

    Un jour il faudra la payer.

     

    2

    Le docteur dit : « faut passer des radios »,

    le radiologue dit : « faut passer un scanner »,

    Le kiné dit : « faut travailler les abdos »,

    L’ostéopathe : « j’vais vous débloquer les nerfs »,

     

    L’acuponcteur dit : « le yin, le yang »,

    L’homéopathe : « prenez du perlimpinpin »,

    Le psy me dit un truc dans sa novlangue,

    Le naturopathe d’embrasser les sapins,

    Alors j’ai compris de quoi on causait :

     

    ref.

    C’est la dette ostéo-tendineuse,

    Personne ne pourra y échapper,

    C’est la crise cartilagineuse,

    Un jour faudra y passer.

     

    Instrumental

     

    Ref.

     

    3

    T’as mal partout parc’ que t’es vieux,

    T’as mal partout jusque dans le fond des yeux,

    T’as mal à cause des excès de travail,

    T’as mal pour mériter une médaille,

     

    Le travail c'est mauvais pour la santé,

    Quand t’étais jeune tu en as abusé,

    Alors n’oublie pas de dire aux gamins

    Que s’ils bossent trop ils le paieront demain.

     

    ref :

    C’est la dette ostéo-tendineuse,

    Certains pourraient y échapper,

    C’est la crise cartilagineuse,

     

    Ne te laisse pas rattraper.


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  • Illustration:

    Claude Monet

     

    « Quel monde nous avez-vous laissé ? » dit le fils.

    Le père répond…

     

    Style pop-folk pour cette chanson, avec de la guitare folk, basse, batterie, piano, synthé « strings » et violoncelle « au doigt » pour la basse.

     

     

     "Jardin de roses", paroles et musique B.Leroux, janvier 2019.

    1

    « Vous nous laissez en héritage

    Un monde ravagé, détruit,

    Autour de nous, que des naufrages,

    La peur du futur dans nos vies.

    Nous avons été à l’école,

    Qui nous a mené chômage

    Ou a des travaux sans parole

    Un monde sans sons, sans images.

     

    Le monde est fou, le monde explose,

    Pourquoi nous avoir laissé ça ?

    Nous voulions un jardin de roses

    Et nous ne sommes que des forçats. 

     

    2

    - Nous avons travaillé sans cesse

    Pour que vous puissiez advenir,

    Ca suffit pas, la gentillesse

    Pour qu’un enfant puisse grandir.

    Avant nous, il y avait la guerre

    Il a bien fallu reconstruire

    Soigner les blessures d’hier

    Les larmes sont longues à tarir.

     

    Vous vouliez un jardin de roses

    Nous n’vous avions pas promis ça,

    Il est devenu autre chose

    Chacun de nous fait ce qu’il doit.

     

    3

    -Nous vivons dans des banlieues tristes

    Dans des maisons laides à pleurer,

    Dans un univers égoïste,

    Il ne nous reste qu’à travailler

    Dans des bureaux ou des usines,

    Dans des univers étouffants,

    Des collégialités en ruine

    Pour pouvoir nourrir nos enfants.

     

    Le monde est fou, le monde explose,

    Pourquoi nous avoir laissé ça ?

    Nous voulions un jardin de roses

    Et nous ne sommes que des forçats.

     

    - Vous vouliez un jardin de roses

    Nous n’vous avons pas promis ça,

    Il est devenu autre chose

     Chacun de nous fait ce qu’il croit. »


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  •  

    Des goûts et des couleurs, on ne discute pas. J’ai donc préféré en faire une chanson dont l’acteur principal est un spécialiste : un peintre…
    L’orchestration est jazzy, avec les instruments qui vont avec : rythmique à la guitare jazz, piano électrique Rhodes, orgue Hammond, contrebasse, batterie au balais, et sax.

     

     Des goût et des couleurs, paroles et musiques B.Leroux.

    1

    Elle avait les yeux azur,

    Je voulais tenter ma chance,

    Mais je n’étais pas très sûr,

    J’en avais le teint garance,

    La timidité, c’est dur,

    Et à vrai dire j’étais vert

    De peur devant sa froidure,

    Grelottant comme en hiver.

     

    Pourtant, ses lèvres incarnat

    Dans un visage céruse

    Fascinait mon regard à

    Tel point que j’n’avais d’excuse

    A ne pas me déclarer

    Que son regard noir de jais

    Qui me faisait pâlir comme

    Si je tombais dans l’vert pomme.

     

    Bleu indigo et violet,

    Rouge, orange, vert Cæruleum.

     

    2

    Un jour, mon destin fournit,

    Jour à marquer d’une croix blanche,

    Un prétexte en or massif :

    Je suis peintre du dimanche,

    Et je cherchais un modèle,

    Elle se présenta chez moi

    Avec ses ch’veux mirabelle,

    A moins qu’ça ne soit chamois.

     

    Son académie d’albâtre

    Fit s’affoler mon pinceau,

    Des reflets, ombres bleuâtres

    Magnifiaient ce beau tableau,

    Pour mon projet d’huile et toile,

    Cyan, magenta, jaune et noir,

    Je craignais l’échec fatal

    Dans un magma caca d’oie.

     

    Rouge, jaune, blanc boréal,

    Violet, indigo, bleu roi.

     

    Instrumental

     

    Suburnst, hot rod, black gloss,

    Daphne blue, Olympic white.*

     * Couleurs des guitares Fender.

    3

    Cependant, ses beaux yeux pers

    D’une nuance céruléenne

    N’étaient pas des plus experts

    Car elle était daltonienne,

    Et pendant que mes pinceaux,

    En des arcs-en-ciel troublants,

    Eclataient sur le tableau,

    Elle pensait en noir et blanc.

     

    Et, espérant ses faveurs,

    Quand je lui montrai la chose

    Explosant de mille couleurs

    Elle resta de marbre rose,

    Son regard soudain très dur,

    Devenu bleu électrique,

    Elle dit : « j’aime pas la peinture

    Je préfère la musique. »

     

    Grège, taupe, et même noir pur,

    Gris souris et blanc arctique.

     

    Gris souris, blanc arctique,

    Grège, taupe et même noir pur.


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